Légendes, boue et escargots de mer : un peu de tout à la baie de Fundy

Pouvez-vous vous imaginer marcher sur le fond d’un océan? Au parc provincial des Rochers Hopewell, c’est possible! Ce lieu se situe dans la réserve de biosphère de la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick. Il s’agit en fait de l’endroit où il y a la plus haute marée au monde.

Les Rochers Hopewell dans la baie de Fundy

Les Rochers de Hopewell sont extraordinaires pendant la marée basse et la marée haute. Quand la marée est plutôt basse, on peut marcher sur le fond de l’océan et explorer les rochers, les algues et les milliers d’escargots de mer. Pendant que la marée est haute, on peut aller pour une tournée guidée en kayak autour de la baie.

Le droit d’entrée au parc provincial est de 10 $ pour les adultes, 7,25 $ pour les enfants âgés de 5 à 18 ans ou 25,50 $ par famille. Ces billets sont valides pour deux jours consécutifs. Lors de la visite, vous pouvez voir la marée haute et la marée basse.

Le centre d’interprétation est l’endroit à visiter pour obtenir des renseignements au sujet des rochers, tels que les temps de marées. Il y a aussi un petit restaurant où vous pouvez prendre un petit gouté et une petite boutique de souvenirs pour y faire des achats.

Lors de la marée basse, on peut marcher sur le fond de l’océan. Portez de vieux souliers! Il y a des algues et de la boue à l’infini. Une marche d’à peu près 15 minutes dans un sentier vous mène à un escalier de 101 marches. Pour ceux qui ne peuvent pas marcher, il y a un tram au cout de 2 $. Une fois arrivé au bas des marches, vous pouvez explorer le long de l’eau et admirer la vue magnifique. On peut voir la végétation sur le haut des rochers et la boue qui couvre le sol. Certains rochers ont l’apparence de figures — par exemple : un extraterrestre, un dinosaure, etc. — Vous pouvez rester pour voir la marée monter ou revenir le jour d’après pour voir la marée haute.

Les rochers en pots de fleurs de Hopewell sont constitués de plusieurs roches déformées. On les nomme les «pots de fleurs de Hopewell» à cause de leur apparence. Les arbres qui grandissent à leur sommet donnent l’impression de fleurs qui poussent dans des pots de glaise que sont les roches brunes. Les roches sont formées de sable, de boue et aussi de roches érodées par la pluie, la marée et les glaciers. Pendant des millions d’années, les éléments se sont fait compresser pour former deux sortes de roches solides. Le type le plus solide d’entre les deux est formé de pierres et de galets cimentés en place par du limon durci. L’autre roche est plus molle et elle est constituée de plusieurs couches de sable compressées. Des fissures sont apparues et laissent l’eau et la glace entrer.

Milo, Noa, Christine et Zoe sous un rocher Hopewell.

Il était une fois...

Il existe plusieurs légendes qui racontent la création des Rochers Hopewell. Deux proviennent du peuple Mi’kmaq. La première légende raconte qu’il y a des millions d’années, une grosse bête asservit les peuples Mi’kmaq. Un jour, la bête aurait commandé à ses esclaves d’aller pêcher pour elle. Une fois en route, les esclaves se seraient échappés au lieu d’aller à la pêche. La bête se serait mise en colère et aurait décidé de détruire le rocher à proximité. La deuxième légende avance que, il y a longtemps, il y avait de grosses baleines qui auraient assujetti le peuple Mi’kmaq. Encore une fois, les esclaves se seraient échappés. Les baleines étaient tellement furieuses qu’elles les auraient cherchés et, une fois retrouvées, elles les auraient transformés en roches.

Que les légendes soient vraies ou non, les rochers Hopewell sont quand même un endroit que les gens aiment bien visiter. Ils en valent la peine!

Milo marche dans les algues.