Astral Chain, un jeu qui se démarque pour son style

Astral Chain ressemble à plusieurs autres jeux de la maison de production Platinum Games. Toutefois, les détails et la personnalité du jeu sont uniques parmi cette collection. Le jeu est bien structuré autour du métier de policier, ce qui aide à capturer son identité malgré certaines missions mal conçues.

Les personnages principaux sont chargés de gérer un nouveau département afin d’aider avec une catastrophe qui se manifeste dans la ville de l’Ark, le nom de l’endroit où vit l’humanité. Cependant, l’ennemi est invisible et les habitants ont de la difficulté à surmonter ce défi. Soudainement, ils sont sauvés par leurs camarades et sont rapidement équipés avec un appareil conçu pour combattre les ennemis invisibles. 

Les missions construisent l’histoire du jeu avec des parties «détective» et des combats. La partie détective est charmante et inhabituelle pour les jeux modernes et sa mécanique ressemble à celle de jeux indépendants récents. On y fait une multitude d’activités qui ont plus au moins rapport aux enquêtes. Quelques-unes se répètent, mais les nouvelles activités sont distribuées également et, chaque fois qu’elles se répètent, elles changent d’une façon ou d’une autre. Dans d’autres cas, les missions augmentent en difficulté. Ce peut être de petites actions négligeables, qui encouragent à découvrir d’autres objectifs cachés. 

Les autres missions sont des sections de combats. Le combat est développé d’une façon différente des autres jeux de Platinum. La mécanique centrale du jeu est de contrôler des «légions», l’outil permettant de combattre les adversaires. Cette mécanique est bien développée et se distingue des autres jeux d’action. Le jeu inclut heureusement des attaques automatiques pour que le joueur puisse se concentrer sur ses propres attaques. La mécanique est bien bâtie et, étonnamment, n’est pas intrusive. Par contre, le jeu comporte des parties qui entrent en conflit avec le genre du jeu. Les missions furtives sont lentes et frustrantes, ce qui n’est pas si grave, car elles ne sont pas fréquentes.

Le jeu présente des petits défis qui donnent des récompenses autrement inutiles pour compléter le jeu. Plusieurs des récompenses ne donnent aucune motivation pour compléter le défi. Les défis n’ont rien d’inhabituel et certains peuvent être complétés sans effort.

Le jeu offre plusieurs façons de personnaliser le personnage et la légion. Les couleurs de l’uniforme et des légions peuvent être personnalisées. Le jeu montre ici aussi sa personnalité avec des cosmétiques ridicules et thématiques. Plusieurs options de styles sont des ajouts spectaculaires. 

L’élément qui se démarque le moins est l’histoire, qui n’a rien de spectaculaire. Certains personnages sont simples et n’ont pas beaucoup de personnalité. De tous les personnages, Akira Howard est le plus intéressant. Le jeu explore un problème qui sort de l’ordinaire pour un jeu d’action comme Astral Chain.  

L’art et le design des personnages sont mémorables. Similairement, les légions ont chacune une forme distincte et facile à reconnaitre. Chaque ennemi a une figure identifiable, ce qui aide à garder le combat rapide et à créer des stratégies avec efficacité.

Le jeu reconnait l’importance d’introduire de nouveaux ennemis, de nouvelles mécaniques et des évènements dans l’histoire de manière constante et non intrusive. Chaque nouvelle légion est donnée à un intervalle raisonnable et constant, ce qui garde le joueur motivé à continuer. 

Enfin, le jeu capte l’attention du joueur et se distingue des autres jeux d’action. Il mérite d’être joué pour ses mécaniques et son style plus que l’histoire.