Explorer l’espace, Mars et au-delà!

Meghan Raddon | École Saint-Joseph
Meghan Raddon | École Saint-Joseph
Tapage

L’humanité est une espèce qui s’efforce de constamment conquérir de nouveaux défis, d’agrandir ses connaissances, son territoire et sa notoriété. Depuis des années, nous essayons de regarder au-delà de la terre et atteindre jusqu’à l’étendue des cieux, la planète Mars étant la première cible. Elon Musk, le directeur général de SpaceX, a de gros plans pour Mars, en commençant par être capable de réutiliser les fusées, de les lancer et d’atterrir sans dommage.

La Falcon 9 est la fusée utilisée par SpaceX pour les essais de départ et d’atterrissage. Jusqu’à présent, il y a eu 125 décollages, 85 atterrissages et 67 fusées relancées. Le Starship est également capable d’atterrir après avoir été lancé, mais il a été conçu pour être le véhicule de transport de l’équipage et du fret (d’une capacité de 100 tonnes métriques) vers l’orbite de la Terre, la Lune, Mars et au-delà. Ces fusées permettent également de découvrir de nouveaux moyens de propulsion pour ces missions.

Starship utilise méthane (CH4) et l’oxygène (O2) liquides. Lorsque le Falcon 9 utilise une version du kérosène qui est plus raffiné, en retirant la plupart du soufre, le RP-1 (Rocket Propellant 1 ou Refined Petrolium 1). Ce propulseur de Falcon 9 a moins de toxicités d’hydrazine (N2H4) qui a été utilisée lors des vols précédents, notamment celui du Mars Rover Persévérance. 

Elon Musk ne perd certainement pas de temps avec ses ambitions. D’ici 2022, il espère lancer une mission vers mars sans équipage, suivi par une mission avec du personnel en 2024. 

Le Starship décolle de la terre à l’aide d’un booster, qui retombe ensuite et atterrit lorsque le vaisseau se met en orbite autour de la terre. Un autre vaisseau est envoyé et ravitaille le Starship pour qu’il puisse faire tout le voyage vers Mars. Le voyage prendra entre 8 et 9 mois. Une fois arrivé, il atterrit sur Mars en utilisant la manœuvre pratiquée et se ravitaille en utilisant le liquide CH4 et l’O2 que Mars a en abondance. Il peut ensuite décoller sans l’aide d’un booster, car l’attraction gravitationnelle de Mars est moins forte que celle de la Terre. Cette mission non habitée devrait avoir lieu dans 6 mois. 

Une fois qu’on a prouvé qu’on peut se rendre sur Mars, la prochaine étape serait de bâtir un système pour que Mars soit habitable pour les humains. L’atmosphère de mars est considérablement plus faible que celle de la Terre. Elle contient 95 % de dioxyde de carbone et moins que 1 % d’oxygène; on ne serait pas capable de respirer. 

Mars n’a pratiquement pas de pression atmosphérique, la température est radicalement différente (environ -140oC à +70oC) et les humains seraient soumis aux radiations solaires et cosmiques, car il n’y a pas d’ozone. Les humains devraient vivre dans des dômes avec une atmosphère artificielle; un système de survie interne complet, avec de l’oxygène, une pression régulée et une température contrôlée. 

Finalement, la question que nous devrions nous poser n’est pas : «Sommes-nous prêts pour Mars?», mais : «Est-ce que Mars est prête pour nous?»