La voiture à réaction Thrust SSC, détentrice du record de vitesse terrestre, est exposée au Transport Museum de Coventry, en Angleterre.
La voiture à réaction Thrust SSC, détentrice du record de vitesse terrestre, est exposée au Transport Museum de Coventry, en Angleterre.

L’histoire des records de vitesse sur terre

Sébastien Perreault | École élémentaire Ste-Marie
Sébastien Perreault | École élémentaire Ste-Marie
Tapage

Vers la fin du 19e siècle, il y avait une compétition pour inventer un «charriot sans cheval» : un véhicule petit, léger et qui n’a pas besoin de rails comme un train. On est au début du concept des automobiles. Le charbon est trop lourd comme carburant, alors on essaie d’autres choses, comme le gaz naturel, la poudre à canon et même des batteries électriques. Depuis, grâce à des pionniers de la vitesse, les autos roulent de plus en plus vite.

Un peu d’histoire au sujet de nos automobiles

Nikolaus Otto a inventé le premier bon véhicule. En fait, il a volé et embelli une idée d’un de ses adversaires, le Français Joseph Lenoir. À ce moment, Lenoir avait construit un «moteur à combustion interne» au gaz naturel qui brule son carburant à l’intérieur d’un moteur en métal au lieu de l’avoir sur un feu exposé. En 1876, Otto crée une version de ce moteur qui pouvait bruler de l’essence. Plus tard, Karl Benz utilise ce moteur pour construire la première automobile.

Les premiers records de vitesse

En 1899, Camille Jenatz, un Belge, est le premier à voyager au-delà de 96 km/h. Surnommé «The Red Devil» à cause de sa barbe rouge, il établit le record trois fois en 1899 en conduisant des voitures électriques. 

En 1904, le constructeur d’automobiles américain Henry Ford fait grimper le record à 146 km/h en conduisant sur l’eau gelée du lac St. Clair au Michigan. Ils sont deux dans le véhicule. Le copilote, Spider Huff, est écrasé sur le plancher de la voiture en tenant l’accélérateur pour que Ford concentre sur le volant. 

En 1924, le roi de la vitesse britannique, Sir Malcolm Campbell, atteint 235 km/h. Il battra son propre record huit autres fois dans une série de voitures nommées Blue Bird. En 1935, Campbell se rend jusqu’à 483 km/h. 

La limite des voitures conventionnelles

Après les records de Sir Malcom Campbell, les voitures conventionnelles étaient alors trop lentes pour atteindre de nouvelles vitesses. Quand John Cobb établit de nouveaux records en 1938 et 1939, il utilise deux moteurs d’avion suralimentés dans son Railton Mobil Special qui avait une forme de tortue. Il atteint 634 km/h. 

En 1963, Craig Breedlove et son Spirit of America à trois roues avec des moteurs d’avions à turboréacteurs atteint 657 km/h.  

En 1965, un agriculteur nommé Art Arfons établit un nouveau record trois fois avec des véhicules qu’il a construits avec des morceaux qu’il a trouvés dans un tas de ferraille. Il atteint la vitesse de 966 km/h.

La marque de 1000 km/h n’était plus loin. C’est en 1970, un an après que la puissance des fusées amène des humains sur la lune, que la voiture-fusée de l’américain Gary Gabelich atteint 1001 km/h. 

En 1983 le pilote anglais Richard Noble atteint 1019 km/h avec son Thrust 2. Le Thrust 2 est propulsé par un immense moteur à réaction Rolls Royce qui pèse 4 tonnes. En 1997, le Thrust SSC, qui est aussi bâti par Richard Noble, atteint 1233 km/h. 

Le Thrust SSC est la première voiture terrestre supersonique, c’est-à-dire à surpasser la vitesse du son. Le Thrust SSC tient encore le record de vitesse, mais l’avenir des grandes vitesses est une compétition qui intéresse beaucoup de gens!