Des bénévoles lors de l’évènement «Une canne ça dépanne» en octobre.
Des bénévoles lors de l’évènement «Une canne ça dépanne» en octobre.

La banque alimentaire de Nipissing Ouest :  toujours là pour la communauté

Mélodie Brais | École Ste-Marguerite-D’Youville
Mélodie Brais | École Ste-Marguerite-D’Youville
Tapage
Carol Renaud, présidente de la Banque alimentaire de Nipissing Ouest.

Dans les communautés, petite ou grande, il y a souvent une banque alimentaire. Il est possible de participer à cet organisme pour aider ceux et celles qui en ont besoin en faisant des dons ou en étant bénévoles. Parfois, dans la vie, nous devons compter sur la banque et en devenir un des bénéficiaires. 

La Banque alimentaire de Nipissing Ouest existe depuis environ 35 ou 40 ans. Présentement, elle dessert entre 80 et 140 foyers par mois. La présidente, Carole Renaud, et le vice-président, Don Clenndenning, s’occupent des bénévoles qui recueillent la nourriture périssable et non périssable, des produits hygiéniques et des produits pour bébé.

La Banque alimentaire est bien organisée. Chaque mercredi, ils font ce qu’ils appellent le secours alimentaire. Les bénévoles vont chercher des aliments dans les épiceries. Un mercredi par mois, la Banque alimentaire est ouverte à tous. 

Carole Renaud explique dans une vidéo qu’ils évitent à tout prix le gaspillage. Les légumes et les fruits qui sont abimés ou moins bons sont donnés aux fermiers pour leurs animaux. À quelques reprises durant l’année, les organisateurs préparent des cadeaux pour les adultes et les enfants, «pour remonter le moral des gens», indique Mme Renaud.

Les dons d’aliments viennent non seulement des gens, mais aussi de partenaires communautaires, tels que les écoles, les magasins et les entreprises de la région. 

Par exemple, chaque année, les élèves de l’École secondaire Franco-Cité organisent l’évènement «Une canne, ça dépanne» pour venir en aide aux familles. Même la COVID-19 ne les a pas empêchés de suivre leur tradition. En tout, ils ont amassé plus de 5000 kilogrammes de nourriture et 4 605 $ en dons monétaires. «Je vis dans une communauté bien généreuse», souligne Mme Renaud. 

Pour faire fonctionner la Banque alimentaire, il faut plusieurs bénévoles. En plus d’aller chercher les aliments et les items, les bénévoles doivent laver les produits, les classer selon certaines catégories et les placer sur les tables désignées pour les donner aux gens. 

Yvon Brais, ancien bénévole, travaillait dans la section des fruits. «J’ai adoré préparer la salle pour la journée au public», se rappelle-t-il. «Il n’y avait personne sauf nous, les volontaires. C’était le fun!» Encore aujourd’hui, il reste en contact avec les amis qu’il s’est fait en faisant du bénévolat.

M. Brais est également un ancien bénéficiaire. «J’ai eu un peu honte au début, mais je me suis habitué et j’étais plus confortable.» Il indique qu’il ne s’est pas senti jugé. Recevoir ces dons lui permettait de nourrir sa famille. Il a adoré son aventure comme bénévole et bénéficiaire. Il pense même joindre la banque alimentaire de sa nouvelle communauté. Selon lui, la banque alimentaire «est une place chaleureuse qui est prête à vous servir, sans jugement». Il ne faut pas avoir honte, ils ont toujours un sourire à offrir. 

La banque alimentaire d’une communauté est la responsabilité de tous. Il y a plusieurs façons d’y prêter mainforte, soit en donnant de son temps ou en offrant des dons. C’est à chacun de choisir comment s’impliquer puisque la banque alimentaire, c’est l’affaire de tout le monde.