Le Sommet sur le climat

«Je veux qu’on me dise comment nous allons mettre fin à l’augmentation des émissions [de gaz à effet de serre] d’ici 2020, et réduire les émissions de façon drastique pour atteindre la valeur nette de zéro émission d’ici le milieu du siècle.»

Voilà donc les mots d’António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies. Les dirigeants du monde, particulièrement les chefs d’État en finance, en affaires et de la société civile, étaient invités à participer au Sommet sur le climat le 23 septembre 2019 à New York. Le Sommet avait pour but de trouver un plan d’action réaliste et concret pour réaliser l’objectif déterminé en 2015 à Paris d’empêcher la température globale de monter de 1,5oC de plus que celle d’avant la révolution industrielle. 

L’un des obstacles soulignés au cours du Sommet était : comment éviter la destruction de l’économie pendant la période de transition vers des sociétés vertes? Lors du Sommet, des questions ont été abordées, telles que : comment éviter le chômage en faisant passer les travailleurs des ressources non renouvelables à des postes dans les énergies renouvelables; comment assurer l’accessibilité des technologies vertes et durables aux populations les plus pauvres. 

Le gouvernement canadien ne pouvait pas représenter le pays le 23 septembre, en raison du processus électoral. Mais, 65 pays et l’Union européenne ont promis de mettre en action des plans pour réduire les émissions de gaz à zéro d’ici 2050. Campaign for Nature, un effort mondial pour protéger 30 % de la terre et des océans, a été initié. L’alliance Powering Past Coal, dont le Canada est membre, a pour but de faire la transition aux sources d’électricité d’origine renouvelable. Cette alliance a augmenté grandement. 

La jeunesse du monde est surtout prête à passer à l’action sur la question des changements climatiques. Son insatisfaction avec l’inaction des politiciens pourrait être représentée dans les mots de l’adolescente suédoise Greta Thunberg : 

«Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan. Comment osez-vous? Vous avez volé les rêves et mon enfance avec vos paroles creuses! Je fais pourtant partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent et des contes de fées de croissance économique éternelle? Comment osez-vous!» 

La jeunesse d’aujourd’hui ose espérer que les promesses faites au Sommet seront fructueuses. Mais, António Guterres craint que ce ne soit pas suffisant. Il appelle tous les citoyens de la Terre à se joindre aux efforts de sauver le monde : 

«Les jeunes, l’ONU et un nombre toujours plus grand de dirigeants d’entreprises, d’investisseurs, de chefs d’État et de personnalités de la société civile se mobilisent et agissent pour lutter contre le changement climatique, mais, pour réussir, il faut être bien plus nombreux encore.»