L’agriculture régénératrice

L’humanité n’utilise pas efficacement les ressources de la Terre, ce qui cause des souffrances à ses habitants, en particulier les plus vulnérables. Souvent, il semble que le pouvoir de changer le monde soit hors de portée des citoyens ordinaires, mais des solutions existent pour faire sa part.

Les militants pour l’agriculture régénératrice estiment qu’il y a beaucoup d’espoir avec cette pratique. La solution se trouve à la racine du problème : l’agriculture et la sylviculture (exploitation rationnelle des arbres forestiers) produisent autour de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 14 % pour l’industrie des transports. Les «régénérateurs» (adeptes de l’agriculture régénératrice) affirment donc que cette pratique est la clé pour réduire les dommages causés au climat.

L’organisme Regeneration International définit l’agriculture régénératrice comme «l’ensemble des méthodes d’agriculture et de paissance qui, entre autres bienfaits, aident à inverser les changements climatiques en reconstituant la matière organique et en restaurant la biodiversité d’un sol dégradé.»

Une seule cuillère à café de sol sain contient plus d’organismes vivants qu’il n’y a d’humains sur terre. Le monde qui se trouve sous nos pieds est essentiel à la survie de l’homme, car il assure la subsistance même de la vie.

Les régénérateurs tentent d’encourager l’écosystème existant, comme cette ferme de bleuets dans le nord de l’Ontario.

L’agriculture régénératrice commence par la photosynthèse. Les plantes recueillent le dioxyde de carbone de l’air et l’eau du sol. La lumière du soleil catalyse la réaction entre ces deux molécules, produisant de l’oxygène et des hydrates de carbone. Bien que la plupart de ces hydrates de carbone soient utilisés par la plante pour accomplir ses fonctions biologiques, environ 30 % sont diffusés dans le sol par les racines de la plante. Le carbone atmosphérique problématique est ainsi transformé en carbone du sol.

L’écosystème du sol a une symbiose bien établie. Les plantes partagent leurs hydrates de carbone avec les billions d’habitants microbiens du sol et, à leur tour, ces microbes fournissent aux plantes une protection, des nutriments et des minéraux en guérissant leurs racines. La matière organique, la fertilité, la texture et l’humidité du sol augmentent, permettant ainsi de faire pousser une plus grande quantité de nourriture de meilleure qualité. L’agriculture régénératrice est une solution non seulement à la crise du changement climatique, mais aussi à celle de la faim dans le monde.

Les animaux de pâturage augmentent la fertilité des terres.

Drawdown: The most comprehensive plan ever proposed to reverse global warming classe l’agriculture régénératrice au 11e rang des solutions les plus fructueuses pour lutter contre les changements climatiques. Pour 2050, les experts prévoient une réduction de 23,15 gigatonnes de la production de CO2, pour une économie nette de 1,93 milliard $. 

Ce qui distingue vraiment l’agriculture régénératrice, c’est qu’elle peut être mise en œuvre par tout le monde et non pas uniquement par les dirigeants politiques. À mesure que l’agriculture régénératrice gagnera en popularité, il deviendra évident que chacun peut effectivement faire la différence dans le monde — tout le monde peut être un régénérateur. 

Le pouvoir ne repose pas seulement entre les mains des gouvernements et des grandes entreprises. Les gens ordinaires deviennent des agents de changement à chaque bouchée qu’ils prennent. Chacun est doté de libre arbitre — le pouvoir de choisir quels producteurs alimentaires soutenir. Opterez-vous pour la commodité ou investirez-vous dans notre planète?

River Valley

Depuis des millénaires, nos ancêtres abattent des arbres pour la construction de résidences ainsi que pour du bois de chauffage, qui jadis était primordial pour la survie. Mais, au fil des ans, l’abattage des arbres et l’industrie forestière ont bien changé. 

Le métier de bucheron est né au début du 18e siècle. À l’époque, les bucherons abattaient les arbres avec des godendards, de grandes scies à main opérées par une personne à chaque bout. Pour transporter les billots, les bucherons utilisaient alors un gros traineau robuste tiré par des chevaux. L’abattage d’arbres se faisait durant l’hiver et, lorsque la neige fondait, les billots étaient dravés aux moulins à scie par les rivières et les cours d’eau. 

Verner

Tout comme votre empreinte digitale, votre empreinte écologique est très difficile à faire disparaitre complètement. Une seule bouteille de plastique peut mettre jusqu’à 450 ans pour se décomposer dans le sol. Au cours des 65 dernières années, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été créées. Une grande quantité de ce plastique existe encore aujourd’hui et s’accumule dans les dépotoirs. Pour inverser la tendance, seriez-vous prêts à diminuer, voire à éliminer, tous les articles de plastique à usage unique de votre vie quotidienne?

En juillet dernier, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait une grande annonce au Mont-Saint-Hilaire : il créera d’ici 2021 une loi sur le plastique à usage unique. Son plan est d’interdire les pailles en plastique, les assiettes et les couvercles en plastique et les récipients en polystyrène. 

Astorville

À une époque révolue, il n’y avait pas de gros centres d’achats, de plastique jetable ou d’emballages superflus. Les gens vivaient alors sans ces luxes. Aujourd’hui, notre société semble ne pas pouvoir s’en passer, ce qui cause des dommages considérables à l’environnement.

Sturgeon Falls

Adopter un animal de compagnie exige beaucoup de réflexion et de préparation. Saviez-vous que beaucoup d’animaux ont besoin de votre aide parce qu’ils sont sans foyer? 

D’après la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), les refuges animaliers ont accueilli plus de 81 000 chats et 30 000 chiens en 2018. Si vous désirez adopter un animal, ce serait une idée géniale de le faire dans un refuge de votre communauté ou des environs.

Ces animaux sont souvent placés dans un refuge, un endroit sécuritaire et temporaire, après avoir été maltraités ou abandonnés. Ils sont souvent stressés, mal nourris et leur système immunitaire est affaibli. L’équipe du refuge travaille fort pour leur redonner la santé afin qu’ils puissent être adoptés. Ces animaux ont donc besoin de l’amour d’une famille chaleureuse pour en prendre soin.

Céline Séguin-Shank, une jeune femme ayant adopté deux chiens de refuge, explique les raisons qui l’ont poussée à faire ce choix : d’abord, elle trouve que c’est moins dispendieux. Aussi, les chiens sont souvent déjà opérés et vaccinés. Lorsqu’on adopte un animal chez un éleveur, ce n’est pas toujours le cas. 

De plus, selon Mme Séguin-Shank, il est important de penser aux besoins des animaux qui n’ont pas de foyer. D’autant plus qu’un chien peut devenir notre meilleur ami. Les chiens peuvent ressentir nos sentiments et peuvent même nous consoler. Mme Séguin-Shank affirme : «Mes chiens, ce sont mes enfants. Je n’ai pas d’enfant, donc je prends soin de mes chiens. Je les adore!»

Si vous êtes prêts à offrir un foyer accueillant à un animal, pensez à jeter un coup d’œil aux refuges locaux. Vous pourriez visiter les animaux des organismes locaux, comme Pets Need Love 2 de Verner, la SPCA de North Bay ou celle de Sudbury. Adoptez un animal dès aujourd’hui : ça pourrait vous faire du bien et vous pourriez sauver une vie!

Blind River

Les vaches Highland ont un héritage fascinant. Leurs caractéristiques et leur mode de vie expliquent leur présence marquée dans les fermes du Nord de l’Ontario. Voici les avantages et les inconvénients de cette race de bétail ainsi qu’un survol de ses comportements et habitudes. 

Au premier regard, les highlands peuvent sembler menaçantes avec leurs grosses cornes, mais, traitées de façon adéquate, elles sont très douces. Leurs poils longs rappellent ceux des animaux en peluche. Elles sont reconnues pour leur bonne nature — une race bovine sociale qui respecte sa place et se bat rarement. Cela les rend très populaires auprès des petites fermes du Nord de l’Ontario. 

Les highlands portent un manteau naturel chaud et laineux qui les protège des vents froids de l’hiver. Cette caractéristique en fait une race de choix pour les agriculteurs canadiens. Bien que, pour la plupart, les highlands soient complaisantes et faciles à vivre, elles sont étonnamment agiles et peuvent facilement sauter les clôtures si elles le désirent.

Sturgeon Falls

Nous entendons parler de plusieurs études et prédictions au sujet du réchauffement climatique, mais que faire pour s’impliquer? C’est une question que plusieurs gens se posent : comment contribuer au ralentissement des changements climatiques?

Tout d’abord, sachez que changer des habitudes ou des routines peut être difficile dans plusieurs cas, mais, en faisant des changements graduels, on peut aboutir à de grands résultats sur une longue période de temps.

Sturgeon Falls

Le nombre de vignettes distribuées pour chasser l’orignal dans le district 41 du Nipissing Ouest a diminué de façon drastique au cours des dernières années. Cette pratique a été remplacée par une distribution au hasard. Plusieurs groupes de chasseurs ont tout simplement arrêté de pratiquer ce sport dispendieux, car ils ont très peu de chance d’avoir une vignette d’orignal. 

Elliot Lake

Depuis quelques années, ma famille et moi avons un petit poulailler composé de six poules et un coq. Tous les jours, nous leur apportons nos restes de table. Ils mangent les restes de pain, de pâtes alimentaires, de fruits et de légumes périmés, tout y passe et, le lendemain, il ne reste plus rien! Elles contribuent à diminuer la quantité de déchets produits par notre famille et, en retour, nous avons de bons œufs frais!

Blind River

Je vous présente la tortue de Blanding, Emydoideia Blandingii. Remarquez bien sa carapace ronde et son col jaune clair. Cette tortue est l’une des seules espèces qui ne semblent pas vieillir. Bien sûr qu’elle croît, mais elle est plus habile à trouver des lieux de nidification à 70 ans qu’à 20 ans.

Timmins

La migration des papillons monarques est un évènement naturel fascinant. Ces petits insectes orange et noir peuvent migrer sur une distance allant jusqu’à
4800 km par année. Les papillons quittent le Canada à l’automne pour se rendre dans les forêts des montagnes mexicaines. Quand l’hiver se termine, ils reprennent la route vers le nord. 

La migration prend beaucoup de temps et de générations; les papillons prennent normalement 3 ou 4 générations pour compléter le voyage vers le nord, alors qu’une seule génération complète le voyage vers le sud. Cette génération est différente des autres, car les papillons peuvent vivre jusqu’à 8 fois plus longtemps. Les papillons des 3 ou 4 générations peuvent vivre de 1 à 6 semaines, alors que les papillons de la génération de fin d’été peuvent vivre de 6 à 9 mois. Les papillons se reposent à l’hiver, après leur long voyage. Quand ils se réveillent au printemps, ils pondent leurs œufs et meurent éventuellement. Les scientifiques croient que ce phénomène de migration se produit depuis des milliers d’années.

Plusieurs personnes se rassemblent aux parcs nationaux et aux forêts du Mexique pour admirer les milliers de papillons dans le ciel. Ces papillons sont tellement intelligents : même avec un cerveau plus petit qu’une graine, ils ont deux horloges internes et un sens de navigation exceptionnel. 

La migration annuelle des papillons monarques continue à démontrer qu’ils sont des insectes fascinants et mystérieux.

River Valley

Au cours des 10 dernières années, le nombre de trappeurs dans le monde a vraiment chuté. La trappe est pratiquée depuis environ 400 ans. Les autochtones et les Métis trappaient des animaux pour faire vivre leur famille. Ils gardaient les fourrures pour en faire des vêtements, la viande pour se nourrir et ils apportaient le reste de leurs fourrures aux postes de traite pour les vendre. 

Blind River

«Je veux qu’on me dise comment nous allons mettre fin à l’augmentation des émissions [de gaz à effet de serre] d’ici 2020, et réduire les émissions de façon drastique pour atteindre la valeur nette de zéro émission d’ici le milieu du siècle.»

Timmins

Les feux de forêt en Amazonie ne sont pas des blagues, car il s’agit de la plus grande forêt du monde. Elle est presque quatre fois plus grande que l’Alaska. Quand on parle du plan pour ralentir les changements climatiques, ces feux en Amazonie ne figuraient pas au programme. 

Elliot Lake

Les ours polaires de l’Arctique vivent présentement une période très difficile. Les études démontrent que la pollution affecte leur environnement. Mais il y a de plus en plus de preuves qui démontrent que les polluants affectent non seulement la chaine alimentaire de l’Arctique, mais aussi le cerveau des ours polaires.