La chasse : le MRN change les règles du jeu

Le nombre de vignettes distribuées pour chasser l’orignal dans le district 41 du Nipissing Ouest a diminué de façon drastique au cours des dernières années. Cette pratique a été remplacée par une distribution au hasard. Plusieurs groupes de chasseurs ont tout simplement arrêté de pratiquer ce sport dispendieux, car ils ont très peu de chance d’avoir une vignette d’orignal. 

Jacob et son grand-père, Gary Burton, avec l’orignal qu’ils ont chassé 
il y a quelques années dans le Nipissing Ouest.

En 2018, le ministère des Ressources naturelles (MRN) a accordé deux vignettes pour orignaux mâles et une vignette pour une femelle. Lorsque l’on compare le rapport d’animaux dans les bois au nombre de vignettes distribuées, il est évident que les gens qui prennent ces décisions ne sont pas des chasseurs d’expérience qui chassent dans notre région.

Le MRN décide du nombre de vignettes en envoyant une équipe examiner les bois par avion. Cette méthode donne un chiffre très vague du nombre réel d’orignaux, puisqu’il est impossible de voir toute la population dans le bois dense. Puisque le ministère n’a pas vu beaucoup d’orignaux, il a diminué le nombre de vignettes afin de mieux en contrôler la population. 

En plus de la faible distribution de vignettes d’orignaux dans le district 41, la limite de coyotes et de loups n’est pas très élevée; les chasseurs ont droit à deux par personne, alors qu’il y a une abondance de loups et de coyotes dans notre district. Ceci crée un problème, car si l’on ne peut pas contrôler la population de loups, il devient difficile de soutenir la population de chevreuils, de lièvres, de perdrix et d’autres petits gibiers.

Pour ce qui est des limites accordées pour le petit gibier, le MRN permet la prise de cinq perdrix par personne et de la même quantité pour le canard et l’outarde. Ce nombre est raisonnable si l’on tient compte du nombre de petits animaux dans les forêts de notre région.

Mon père, Sandy Cull, chasse depuis l’âge de 17 ans. C’est son père Gary qui lui a transmis la tradition. Aujourd’hui, à l’âge de 45 ans, il peut pratiquer ce sport avec son propre fils. 

Sandy trouve important que les chasseurs suivent les règles du MRN, mais il n’est pas d’accord avec les nouvelles restrictions. «Les nouveaux règlements de la chasse n’aident pas toujours à contrôler la population de la faune, comme l’avait prévu le MRN», dit-il. 

D’après Sandy ainsi que d’autres chasseurs de la région, la population d’orignaux est encore très élevée et le MRN pourrait se permettre de distribuer quelques douzaines de vignettes de plus par année.

En ce moment, bon nombre de chasseurs croient qu’obtenir une vignette dans la région du Nipissing est aussi certain que de gagner le gros lot à la 6/49.

Sturgeon Falls

Nous entendons parler de plusieurs études et prédictions au sujet du réchauffement climatique, mais que faire pour s’impliquer? C’est une question que plusieurs gens se posent : comment contribuer au ralentissement des changements climatiques?

Tout d’abord, sachez que changer des habitudes ou des routines peut être difficile dans plusieurs cas, mais, en faisant des changements graduels, on peut aboutir à de grands résultats sur une longue période de temps.

Elliot Lake

Depuis quelques années, ma famille et moi avons un petit poulailler composé de six poules et un coq. Tous les jours, nous leur apportons nos restes de table. Ils mangent les restes de pain, de pâtes alimentaires, de fruits et de légumes périmés, tout y passe et, le lendemain, il ne reste plus rien! Elles contribuent à diminuer la quantité de déchets produits par notre famille et, en retour, nous avons de bons œufs frais!

Blind River

Je vous présente la tortue de Blanding, Emydoideia Blandingii. Remarquez bien sa carapace ronde et son col jaune clair. Cette tortue est l’une des seules espèces qui ne semblent pas vieillir. Bien sûr qu’elle croît, mais elle est plus habile à trouver des lieux de nidification à 70 ans qu’à 20 ans.

Timmins

La migration des papillons monarques est un évènement naturel fascinant. Ces petits insectes orange et noir peuvent migrer sur une distance allant jusqu’à
4800 km par année. Les papillons quittent le Canada à l’automne pour se rendre dans les forêts des montagnes mexicaines. Quand l’hiver se termine, ils reprennent la route vers le nord. 

La migration prend beaucoup de temps et de générations; les papillons prennent normalement 3 ou 4 générations pour compléter le voyage vers le nord, alors qu’une seule génération complète le voyage vers le sud. Cette génération est différente des autres, car les papillons peuvent vivre jusqu’à 8 fois plus longtemps. Les papillons des 3 ou 4 générations peuvent vivre de 1 à 6 semaines, alors que les papillons de la génération de fin d’été peuvent vivre de 6 à 9 mois. Les papillons se reposent à l’hiver, après leur long voyage. Quand ils se réveillent au printemps, ils pondent leurs œufs et meurent éventuellement. Les scientifiques croient que ce phénomène de migration se produit depuis des milliers d’années.

Plusieurs personnes se rassemblent aux parcs nationaux et aux forêts du Mexique pour admirer les milliers de papillons dans le ciel. Ces papillons sont tellement intelligents : même avec un cerveau plus petit qu’une graine, ils ont deux horloges internes et un sens de navigation exceptionnel. 

La migration annuelle des papillons monarques continue à démontrer qu’ils sont des insectes fascinants et mystérieux.

River Valley

Au cours des 10 dernières années, le nombre de trappeurs dans le monde a vraiment chuté. La trappe est pratiquée depuis environ 400 ans. Les autochtones et les Métis trappaient des animaux pour faire vivre leur famille. Ils gardaient les fourrures pour en faire des vêtements, la viande pour se nourrir et ils apportaient le reste de leurs fourrures aux postes de traite pour les vendre. 

Blind River

«Je veux qu’on me dise comment nous allons mettre fin à l’augmentation des émissions [de gaz à effet de serre] d’ici 2020, et réduire les émissions de façon drastique pour atteindre la valeur nette de zéro émission d’ici le milieu du siècle.»

Timmins

Les feux de forêt en Amazonie ne sont pas des blagues, car il s’agit de la plus grande forêt du monde. Elle est presque quatre fois plus grande que l’Alaska. Quand on parle du plan pour ralentir les changements climatiques, ces feux en Amazonie ne figuraient pas au programme. 

Elliot Lake

Les ours polaires de l’Arctique vivent présentement une période très difficile. Les études démontrent que la pollution affecte leur environnement. Mais il y a de plus en plus de preuves qui démontrent que les polluants affectent non seulement la chaine alimentaire de l’Arctique, mais aussi le cerveau des ours polaires.