Est-ce que la trappe a encore sa place dans le monde moderne?

Au cours des 10 dernières années, le nombre de trappeurs dans le monde a vraiment chuté. La trappe est pratiquée depuis environ 400 ans. Les autochtones et les Métis trappaient des animaux pour faire vivre leur famille. Ils gardaient les fourrures pour en faire des vêtements, la viande pour se nourrir et ils apportaient le reste de leurs fourrures aux postes de traite pour les vendre. 

Un étang rempli de castors sur la propriété du grand-père de Jacob

La trappe apporte une somme d’argent au trappeur à la fin de la saison pour toutes les fourrures qu’il a attrapées. Au 19e siècle, les fourrures rapportaient un bon prix au trappeur, car, dans ce temps, les vêtements de poils étaient très populaires pour se garder au chaud durant les longs hivers du Canada. Aujourd’hui, une belle fourrure de castor rapporte de 25 à 30 $. Dans les années 1980, une belle fourrure de castor donnait de 50 à 80 $ — qui serait approximativement de 100 à 120 $ de nos jours. 

Mais même si la trappe n’est plus vraiment populaire, il faut des trappeurs parce qu’ils contrôlent la population de castors et d’animaux à poil long. Ceci dit, un étang qui n’est pas piégé pourrait devenir surpeuplé. Les castors sont donc portés à utiliser tous les arbres qui sont à proximité de l’étang. Si l’étang devient trop surpeuplé de castors, ils pourraient se manger entre eux, car il n’y aurait plus d’arbres autour de l’étang, donc plus de nourriture. Aussi, une surpopulation de castor entraine des dommages aux chemins et aux propriétés. 

Malgré le nombre de trappeurs qui diminue significativement chaque année, nous allons toujours avoir besoin de trappeurs dans notre monde.