Bouteille après bouteille…

Tout comme votre empreinte digitale, votre empreinte écologique est très difficile à faire disparaitre complètement. Une seule bouteille de plastique peut mettre jusqu’à 450 ans pour se décomposer dans le sol. Au cours des 65 dernières années, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été créées. Une grande quantité de ce plastique existe encore aujourd’hui et s’accumule dans les dépotoirs. Pour inverser la tendance, seriez-vous prêts à diminuer, voire à éliminer, tous les articles de plastique à usage unique de votre vie quotidienne?

En juillet dernier, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait une grande annonce au Mont-Saint-Hilaire : il créera d’ici 2021 une loi sur le plastique à usage unique. Son plan est d’interdire les pailles en plastique, les assiettes et les couvercles en plastique et les récipients en polystyrène. 

Ce n’est pas qu’une bouteille… c’est notre avenir!

Justin Trudeau affirme qu’il doit y avoir des changements si nous voulons améliorer notre environnement et l’état de notre planète. Le Groupe des sept (G7), mis sur pied en 1975 et constitué des sept pays ayant les économies les plus avancées du monde — l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni — ainsi que de l’Union européenne, est aussi d’accord pour réduire le plastique. Le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie visent à recycler et à réutiliser au moins 55 % des emballages de plastique d’ici 2030.

Jusqu’à tout récemment, la société ne comprenait pas tout à fait les effets néfastes du plastique sur notre planète. Les scientifiques estiment que d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Plusieurs créatures aquatiques développent des maladies ou meurent à cause de tout le plastique qui les entoure.

Par contre, il est possible de faire une différence. Il y a plusieurs façons de recycler le plastique. Tout d’abord il y a la fameuse «boite bleue». Cette boite bleue, ou boite de recyclage, est utilisée à travers tout le pays. Elle aide à recycler plus de 9 % du plastique, mais cela n’est pas suffisant. Il faudrait recycler davantage ou même en réduire notre consommation de beaucoup en se servant de produits alternatifs. 

Par exemple, au lieu d’utiliser les sacs de plastique chez les commerçants, qui ont un grand impact sur la pollution du monde entier, nous pourrions toujours utiliser des sacs de tissus réutilisables pour nos emplettes. Ainsi, nous n’aurons plus à acheter des sacs chaque fois que nous allons faire l’épicerie. 

Nous pouvons même nous procurer une bouteille d’eau réutilisable ou encore demander qu’on remplisse notre tasse de café réutilisable plutôt que de nous donner une tasse jetable. Les sacs en papier, les pailles en carton et les ustensiles en bois se décomposent plus facilement dans la nature. 

Non seulement le plastique pollue le sol et la mer, mais sa fabrication consiste à incinérer du naphta. Le naphta est l’élément principal du plastique, essentiel à sa création. L’incinération de ce liquide incolore nuit tellement à l’environnement qu’il équivaut à la quantité de pollution créée par le charbon ou le pétrole. Le plastique pollue encore plus que nous le réalisons.

Bref, certains disent : «ce n’est pas grave, ce n’est qu’une bouteille». Mais si 1 million de personnes disent la même chose, notre avenir en souffrira beaucoup. Nous devons nous battre pour notre environnement bouteille après bouteille. Impliquons-nous tous dès maintenant. La planète a besoin de nous!