Laitues et kale dans la serre de M. Vaillancourt
 Laitues et kale dans la serre de M. Vaillancourt

Consommer les légumes de chez nous

Mélodie Brais | École Ste-Marguerite-D’Youville
Mélodie Brais | École Ste-Marguerite-D’Youville
Tapage
Laitues rouges dans la serre

Planter, arroser, désherber et cultiver. Tels sont les termes utilisés lorsqu’on jardine. Selon Statistique Canada, 57 % des ménages canadiens jardinent à la maison chaque année. Dans la région de Nipissing Ouest, il existe de nombreuses fermes alimentaires qui servent la communauté. Curieux de les connaitre ou d’en apprendre davantage sur le processus du jardinage? Poursuivez la lecture!

Avec l’arrivée du beau temps, les petites entreprises locales se préparent à ouvrir leurs portes. On compte un minimum de trois fermes dans la région de Nipissing Ouest, chacune d’elles ayant comme but de fournir des aliments frais et locaux aux consommateurs. 

À Cache Bay, deux fermes, soient J’me champs bien et la Ferme familiale FG, offrent une gamme de produits. Le concept : offrir un panier de légumes que l’on obtient chaque semaine pendant une période déterminée. Une surprise attend le client à l’arrivée du panier; les légumes reçus sont choisis selon la saison. Il y a donc un lien qui se forme entre l’agriculteur et le consommateur, lien que l’on n’a pas nécessairement dans les épiceries. 

Si les gens préfèrent faire l’achat de fruits et de légumes, ils peuvent visiter la ferme Leisure Farms, qui se spécialise non seulement dans la culture maraichère, mais dans les pâtisseries aussi. En encourageant ces petites entreprises, nous sommes assurés d’avoir des produits frais, bons pour la santé et locaux. Mais que faire si l’on veut cultiver soi-même ses légumes? 

Jardiner chez soi n’est pas si compliqué qu’on le pense. Patrick Vaillancourt, jardinier à son temps, est originaire de Cache Bay. Il s’amuse depuis maintenant 15 ans à jardiner chez lui. «J’ai commencé à jardiner lorsque j’avais 12 ou 13 ans. Mon premier jardin était de 10 pieds sur 10 pieds puis, tous les ans j’agrandissais d’environ 2 pieds. Aujourd’hui, j’en suis à 25 pieds sur 25 pieds. C’est un passetemps que j’adore!» 

Faire un jardin lui permet d’avoir de la nourriture fraiche qu’il peut consommer immédiatement ou en faire des conserves. 

Pour commencer ses semences, M. Vaillancourt fait ses semis vers la mi-mars. «J’aime commencer mes piments et mes tomates à l’avance, ce qui me permet de devancer la température.» M. Vaillancourt précise que jardiner chez soi ne devrait pas couter cher ni causer de stress. «Je dirais aux gens de commencer petits, on n’a pas besoin d’un énorme terrain pour semer des légumes. Il est aussi plus facile de cultiver de la salade, des radis et des choux. Ce sont des légumes tolérants au froid, ce qui est parfait pour notre petit coin de pays.» 

Il affirme aussi qu’il ne faut pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses et de faire des erreurs. «En 15 ans de jardinage, j’ai connu des pertes de plants, des maladies fongiques et des bestioles ravageuses de plants. Même si c’est frustrant, j’ai appris de mes erreurs et j’ai su m’adapter.» 

Bref, le jardinage peut être bien utile pour relaxer à l’extérieur ou essayer différentes recettes saines avec de bons produits frais. Pour de plus amples renseignements sur les fermes familiales, visitez leur page Facebook respective.

Plants intérieurs sous la lumière fluorescente