Au YMCA, votre pièce du casse-tête compte.
Au YMCA, votre pièce du casse-tête compte.

Au YMCA, votre pièce du casse-tête compte

Lauren Coffin | École secondaire catholique l’Horizon
Lauren Coffin | École secondaire catholique l’Horizon
Tapage

Même si leurs rencontres devaient se faire en mode virtuel, un groupe de jeunes agents du changement a réussi à créer une murale dans l’édifice du YMCA de Sudbury au cours du mois de mars. Ce projet a été réalisé par le programme Réseau d’Actions Communautaires YMCA (YCAN) et ne représente qu’un des quatre projets de service communautaire abordés par le groupe. 

«On s’est dit : “oh, faisons une murale!” Ensuite, c’est devenu  : “oh, faisons une murale en casse-tête! Oh, ajoutons tous ces groupes qui devraient être reconnus dans le YMCA ou qui subissent de l’oppression dans leur quotidien”», se rappelle l’étudiante en travail social spécialisée au programme d’études autochtones au collège Cambrian, Autumn Lewis.

Une contribution généreuse de Chase the Ace Wikwemikong a permis de faire l’achat du matériel artistique. Les peintures fournies ont non seulement été utiles lors de la production du projet, mais les jeunes ont pu garder le matériel afin d’exercer leurs talents artistiques ailleurs. 

Avec neuf morceaux qui s’unissent pour former un casse-tête, le groupe cherchait à promouvoir l’inclusivité et un sens de communauté.

Le YMCA offre plusieurs services en français et une place pour les francophones.

«Je veux qu’ils pensent au titre de notre projet, que “Votre morceau du casse-tête compte”. Même à un niveau personnel, je veux que les gens qui entrent dans le YMCA voient cette pièce et pensent : “Je compte ici, moi comme personne, j’ai de la valeur, je suis importante, j’ai une place ici”», dit l’étudiante en travail social à l’Université Laurentienne, Brooklyne Hein.

«C’est vraiment pour reconnaitre que peu importe la situation, il y a un espace sûr pour [les gens qui passent par le YMCA], pour qu’ils puissent se sentir à l’aise, inclus et aimés», explique la coordonnatrice du programme YCAN pour le Nord-Est de l’Ontario, Chancy Trottier. 

«Ça c’est pourquoi c’était l’idée d’avoir un casse-tête, pour savoir que tu complètes le casse-tête avec tes différences, puis tu fais une communauté très riche», ajoute l’élève à l’École Secondaire Catholique l’Horizon, Josée McDavid. 

Ainsi, le groupe a fait appel à plusieurs valeurs du YMCA et à celles qu’ils ont établies en interagissant avec les autres membres de leur cohorte, notamment l’humilité, l’ouverture d’esprit et la transparence.

«C’est une place où les gens peuvent vivre leurs vies confortablement de la façon qu’ils veulent, sans peur d’être intimidés ou opprimés, ni moqués et simplement être eux-mêmes. Parce que c’est comme ma grand-mère a toujours dit : Ça prend toute sorte de monde pour faire un monde, puis s’il y avait seulement une sorte de monde, ça serait vraiment plate», note Brooklyne Hein.  

En surplus de la murale, le groupe YCAN du Nord-Est de l’Ontario a réussi à développer une annonce publicitaire pour sensibiliser les gens à la stigmatisation de la crise des opioïdes, a enveloppé et livré des cadeaux de Noël pour des enfants et a fait des cadeaux pour les gens qui fréquentent le centre de réchauffement de nuit du YMCA.

«YCAN m’a montré plusieurs façons que nous pouvons aider à faire de notre communauté un endroit plus ouvert pour tous», exprime l’élève à l’École secondaire catholique Sacré-Cœur, Michelle Crispin. 

«C’est le sens que durant une pandémie, on est tous venus ensemble pour quelque chose dont on est très fiers et qu’on voulait accomplir, dit Josée McDavid. Et le fait que j’étais capable d’aider ma communauté puis trouver des groupes de population que je voulais aider et avoir un groupe avec moi qui m’aidait à accomplir ces tâches ici.»