Vaccin : priorité aux ainés en résidences et à ceux qui en prennent soin

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Droit
COVID-19 : Mise à jour du 7 décembre

À la mise à jour matinale du 7 décembre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 129 234 (+1925, nouveau record). Le total incluait  109 402 (+1412) guérisons et 3798 décès (+26). Il y a 725 (+24) personnes hospitalisées, dont 213 aux soins intensifs.

Il s’agit du troisième record de suite. Les cas sont surtout dans les régions de Toronto et d’Ottawa, mais le Nord ne connait pas de repos non plus. North Bay enregistre des cas presque chaque jour depuis la semaine dernière et Sudbury aussi depuis novembre. Le Timiskaming, qui n’avait pas eu de cas de résidents depuis l’été, vient d’en enregistrer quatre.

  • Santé publique Sudbury et districts : +4, 238 cas (230 résolus, incluant 2 décès).
  • Bureau de santé Porcupine : 116 cas (108 guérisons, 9 décès).
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : +3, 90 cas (78 guérisons, 1 décès). Un seul cas actif est hospitalisé. Tous les nouveaux cas ont été en contact avec un cas connu.
  • Service de santé du Timiskaming : +1, 22 cas (19 résolus, 0 décès).
  • Santé publique Algoma : 61 (60 résolus, 0 décès). Dernier cas : 2 décembre.

Vaccin : priorité aux ainés en résidences et à ceux qui en prennent soin

En Ontario, les ainés qui résident dans les foyers de soins de longue durée et ceux qui prennent soin d’eux devraient être les premiers à recevoir le vaccin contre la COVID-19. Mais l’opération pourrait s’avérer plus compliquée que prévu.

Le gouvernement Ford a dévoilé lundi les groupes de population qui devraient recevoir de façon prioritaire les vaccins contre le coronavirus.

Durant la première phase de la distribution, qui pourrait durer jusqu’au mois d’avril, les ainés en résidences et les travailleurs de la santé qui prennent soin d’eux seront ceux qui pourront recevoir le vaccin.

Le personnel de la santé, notamment ceux qui travaillent dans un hôpital, les membres adultes des communautés autochtones et les adultes qui reçoivent des soins de santé à domicile pour des problèmes chroniques, seront eux aussi parmi les groupes de population prioritaires au cours des premiers mois de vaccination.

L’Ontario ciblera particulièrement les zones rouges et celles en confinement pour commencer.

De possibles dangers lors des livraisons

Toutefois, il pourrait être plus compliqué de vacciner les résidents de foyers de soins de longue durée, puisque les doses de Pfizer nécessitent une réfrigération intense et qu’il sera peut-être difficile de les déplacer dans ces établissements.

Si le vaccin ne peut être déplacé directement dans les foyers, les résidents pourraient ne pas être les premiers à le recevoir.

Le personnel de ces foyers et les visiteurs essentiels devront probablement se déplacer vers les lieux d’entreposage, a noté l’ancien général militaire Rick Hillier.

Celui qui est chargé du Groupe d’étude sur la distribution des vaccins contre la COVID-19 a néanmoins assuré que la province sera prête à distribuer les vaccins «dès qu’elle les recevra».

Cela pourrait survenir dès la semaine prochaine, a souligné le premier ministre ontarien Doug Ford.

M Hillier estime que la première ronde de vaccins pourrait permettre l’immunisation de 40 000 à 80 000 Ontariens.

Par ailleurs, la ministre de la Santé, Christine Elliott, a fait savoir que plus de 120 hôpitaux de la province ont été identifiés comme étant en mesure de réfrigérer les doses de Pfizer.

Une fois la première phase terminée et les premières doses du vaccin administrées, la prochaine étape qui sera engagée devrait durer entre six et neuf mois.

Durant cette phase, d’autres communautés plus vulnérables de la province pourront recevoir le vaccin.

Finalement, la dernière ronde du plan visera à établir des endroits spécifiques, comme les pharmacies, où il sera possible pour le reste de la population de recevoir les doses requises pour l’immunisation.

Rappelons que le vaccin contre la COVID-19 n’est pour l’instant disponible que pour les adultes de 18 ans et plus. Il n’est pas accessible pour les personnes enceintes. Les enfants pourraient eux aussi recevoir le vaccin éventuellement, puisque les essais cliniques se poursuivent.