Propagation du coronavirus plus lente dans le Nord

Pourquoi une moins grande partie de la population est infectée dans le Nord de l'Ontario?

La COVID-19 semble pour l’instant se répandre plus lentement dans le Nord de l’Ontario qu’ailleurs en province. Les plus récentes statistiques démontrent que le nombre de cas rapportés par les bureaux de santé de la région serait inférieur à ceux qui sont confirmés par les autorités dans les grandes villes du Sud.

Les médecins-hygiénistes veulent toutefois rappeler aux résidents qu’il faut suivre les conseils et les pratiques recommandées afin d’éviter une propagation plus généralisée de ce virus. Malgré sa faible densité de population, le Nord de l’Ontario est toujours susceptible à une hausse accélérée du nombre de ses cas.

Le Bureau de santé du Timiskaming et Santé publique Sudbury et districts avancent quelques hypothèses quant à la disparité des situations du Nord et du Sud de l’Ontario.

«Typiquement, les influx de virus arrivent dans le Nord de l’Ontario environ deux semaines après la vague [de cas] dans le Sud de la province ou même ailleurs dans le pays. De plus, la population est moins dense dans les régions plus au nord que dans le sud, ce qui peut aider à réduire la propagation», explique le médecin-hygiéniste par intérim Glenn Corneil et la gestionnaire des maladies infectieuses et infirmière en chef du Bureau de santé du Témiskaming, Angie Manners.

«Puisque nous savons que les virus arrivent [habituellement] dans nos régions plus tard que dans les régions plus au sud, nous avons tout de même adopté les mesures provinciales par rapport à la distanciation sociale et physique et la fermeture de services non essentiels. Celles-ci peuvent avoir eu un impact sur la propagation dans notre région», poursuivent-ils.

«Il est possible qu’il y ait un élément de sous-représentation, car les tests ont été limités», prévient le bureau des communications de Santé publique Sudbury. «Dans la mesure où cela est vrai (que l’écart est plus faible ici), nous avons commencé nos efforts à un stade plus précoce dans notre épidémie locale qu’ils ne pouvaient le faire dans le sud.»

«En même temps, à l’exception de notre premier cas de voyage national vers le congrès de l’Association des prospecteurs et entrepreneurs du Canada, tous les premiers cas sont parvenus de voyages internationaux ou avec de contacts étroits. Nous avons donc pu contenir efficacement l’épidémie. C’est impératif de continuer et de tenir fort».