Première tournée nord-ontarienne pour l’organisme Vols d’espoir

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
L'organisme à but non lucratif fournit des vols gratuits aux moins nantis qui ont besoin de soins médicaux.

Neuf petits avions transportant onze pilotes et d’anciens patients médicaux vont survoler le Nord de l’Ontario et le Québec la semaine prochaine. Ils s’arrêteront à Sault-Ste-Marie, Timmins et Sudbury pour promouvoir Vols d’espoir, un organisme à but non lucratif qui donne accès gratuitement au transport aérien à ceux qui doivent parcourir de longues distances pour un rendez-vous médical.

L’expédition de Vols d’espoir est avant tout une campagne de prélèvement de fonds pour l’organisme. Il s’agit de la 3e édition de la tournée, mais la première dans le Nord de l’Ontario. Comme d’autres, les collectes de fonds de Vols d’espoir ont été affectées par la pandémie. Ce parcours est encore plus important cette année, souligne la vice-présidente du développement, Alanna Scott.

Vols d’espoir est un service pour les patients à faible revenu «qui ne pourraient pas nécessairement se permettre le prix d’un voyage qui serait beaucoup plus efficace pour obtenir des soins», dit Mme Scott. L’arrêt des services médicaux au début de la pandémie a ralenti les activités. Avec la reprise, le retard accumulé dans les soins et le fait que la situation financière de plusieurs familles se soit détériorée, Mme Scott croit que les services de Vols d’espoir seront très demandés au cours des prochains mois.

«Notre objectif est d’amasser 100 000 $, ce qui est suffisant pour fournir 400 vols pour des soins médicaux», précise Alanna Scott. Ce sera également l’occasion de faire connaitre leurs services et les histoires heureuses qui y sont rattachées.

Les vols sont offerts de trois principales façons, indique Mme Scott. En grande majorité, des places sur des vols commerciaux sont payées avec l’argent reçu par le biais des dons.

Environ 20 % des places sont offertes par les compagnies aériennes.

Finalement, «nous avons des pilotes bénévoles qui donnent leur talent et leur temps pour transporter des patients à partir de communautés où il n'y a pas d'accès à un transporteur commercial», explique Mme Scott. Plusieurs patients du Nord de l’Ontario en ont profité justement. Ce service a gagné en importance pendant la pandémie, rapporte la vice-présidente, puisque le nombre de vols commerciaux a diminué.

«Au cours des dix dernières années, nous avons vu une augmentation constante du nombre de patients qui entrent en contact avec nous», dit Mme Scott. Depuis l’an dernier d’ailleurs, ils ont ajouté le remboursement des frais d’hébergement pour quelques patients.

Historique

Vols d’espoir est née dans la tête de Jinnie Bradshaw et Joan Rogers il y a plus de 30 ans. Cette dernière était bénévole à l’hôpital Princess Margaret de Toronto et a constaté que les patients qui arrivaient des Maritimes après un trajet en autobus de 15 à 20 heures étaient épuisés. Son amie, Jinnie Bradshaw, travaillait chez Air Canada et a appris l’existence du Corporate Angel Network aux États-Unis. Ils fournissent des places sur des vols commerciaux pour des patients du cancer.

En 1986, Mission Air Transportation Network — qui deviendra plus tard Vols d’espoir — offre un premier vol à une fillette du Nouveau-Brunswick qui doit recevoir des traitements contre le cancer à Toronto. Depuis, 150 000 déplacements ont été fournis, plus de 10 000 l’année dernière seulement.

L’an prochain, pour la 4e édition de l’expédition, Vols d’espoir espère voir 50 avions participer à une tournée d’un mois faisant l’aller-retour entre Victoria en Colombie-Britannique et St. John’s à Terre-Neuve.

Au fil des ans, des compagnies aériennes et des bienfaiteurs, comme l’ancien astronaute Marc Garneau, se sont associés à la cause.

Arrêts médiatiques de Vols d’espoir

  • Sault-Ste-Marie le 1er octobre à 9 h
  • Timmins le 1er octobre à 13 h
  • Sudbury le 2 octobre à 9 h