On demande une juste part pour la Santé mentale des jeunes

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur

Le Consortium des organismes responsables du soutien en santé mentale des enfants et des jeunes demande davantage d’investissements dans ces services pour les enfants et leur famille. «C’est juste pour faire certain que les enfants et les jeunes aussi ont leur juste part», dit la coprésidente du consortium, Linda Dugas. 

«On cherche le bienêtre de tous, notamment de nos enfants et de nos jeunes. Pour nous, cette demande-ci d’investir des fonds dans les services de santé mentale des enfants et des jeunes est de s’assurer que tout le monde obtient l’aide dont il a besoin.» 

La demande s’inspire de l’annonce récente du gouvernement de l’Ontario qui a dit vouloir investir 3,8 milliards $ en dix ans pour des services d’intervention pour la santé mentale. 

«Le financement est pour les guider à travers leur vie, dit Mme Dugas. Mais, on ne peut pas oublier d’investir dans les enfants et les jeunes d’aujourd’hui. On essaie de dire que ce n’est pas juste les adultes qui ont des problèmes de santé mentale. On voit de plus en plus de conséquences chez notre jeunesse.» 

Le Consortium veut aussi souligner qu’il est plus important que jamais d’investir pour la santé mentale des 18 ans et moins. «On remarque que c’est souvent dans l’adolescence qu’ils développent ces signes de santé mentale là. Les effets de la pandémie ont empiré la situation», insiste la coprésidente. 

En ce moment, l’organisme responsable de la livraison de ces services à Sudbury, Boussole, travaille à équilibrer l’offre et la demande des services pour appuyer la santé mentale des jeunes et enfants. «Il y a environ un enfant sur cinq ou jeune qui éprouve des difficultés de santé mentale. Pour nous, dans le district de Sudbury/Manitoulin, ça veut dire environ 8000 d’entre eux qui ont besoin d’aide. En ce moment, on peut seulement offrir des services à environ 2000 d’entre eux», explique Linda Dugas, qui est également la directrice générale de Boussole. 

Boussole compte entre autres encourager plus de financement pour les programmes d’intervention pour les jeunes dans les écoles. «Les écoles sont là, non seulement pour les appuyer au niveau académique et social, mais aussi assurer un certain bienêtre psychologique et émotif. Ils sont très importants pour nos jeunes et enfants», explique Mme Dugas

«Cette génération éprouve de grands défis de santé mentale. On demande au gouvernement de s’il vous plait s’occuper des jeunes. [Leur] investissement est très important. Autrement, on va voir une population adulte qui va être très, très affectée.»