Les 5 étapes du deuil, un modèle valide? Faux.

Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. «Les 5 étapes du deuil» sont à ce point entrées dans la culture populaire qu’on a oublié qu’à l’origine, elles ne voulaient pas dire ce qu’on leur fait dire aujourd’hui, expliquent le Détecteur de rumeurs et l’Organisation pour la science et la société.

L’origine

L’auteure de ce modèle est la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross. Dans son livre On Death and Dying (traduit sous le titre Les derniers instants de la vie) publié en 1969, elle résume le processus qu’on a fini par appeler «les cinq étapes du deuil». On en parle aussi comme du modèle Kübler-Ross, ou DABDA (du nom anglais des cinq phases).

Aujourd’hui, une recherche «5 phases du deuil» sur Internet fait avant tout ressortir des références aux étapes que traverserait soi-disant une personne après le décès d’un proche. Or, ce n’était pas l’objet de la recherche menée par Kübler-Ross. La psychiatre étudiait plutôt les étapes que doit traverser une personne qui vient d’apprendre qu’elle souffre d’une maladie incurable.

La recherche initiale

La Dre Kübler-Ross a développé son modèle après avoir interviewé plusieurs individus atteints d’une maladie qu’ils savaient être fatale et ce, après qu’elle ait observé, pendant sa résidence en psychiatrie, que le personnel hospitalier accordait peu d’attention aux patients en phase terminale. À l’époque, il y avait peu de connaissances médicales sur la psychologie de ces patients. Kübler-Ross a donc décidé de travailler avec ces derniers et d'enseigner sur ce sujet mal connu.

Son désormais célèbre livre est le fruit de ses années de contacts avec plus de 200 patients. Pour ce qui est des proches endeuillés, elle écrit dans Les derniers instants de la vie que «les membres de la famille sont soumis à des stades d'ajustements différents, mais similaires à ceux décrits pour nos patients». Mais les cinq phases du deuil ne sont jamais mentionnées pour la famille du défunt.

Une série d’anecdotes

Il faut souligner que le livre n’avait pas non plus la prétention de fournir une «preuve» que le modèle de la Dre Kübler-Ross expliquait les comportements d'une personne au seuil de sa mort. Il s'agissait simplement d’une suite d'études de cas prenant la forme de conversations avec ces patients.

Depuis la publication du livre, quelques études ont tenté de valider le modèle : la majorité des résultats indiquent qu’il souffre de graves lacunes. Une étude publiée en 1981 s'est attardée, pour des périodes de temps variables, à 193 individus devenus veufs. La conclusion : «le stress du veuvage persiste plusieurs années après la mort du conjoint; ces résultats ne confirment pas l'existence de phases d'adaptation distinctes». Une recherche du psychologue américain George Bonnano publiée en 2002 s’est concentrée sur 205 individus avant et après la mort de leur époux. Leurs résultats ont démontré que seulement 11 % ont suivi une trajectoire de deuil présumée «normale».

Les études qui semblent soutenir l'existence d'un tel modèle de phases du deuil souffrent souvent de problèmes de méthodologie. Par exemple, cette étude de 2007 portant sur 233 individus en deuil : après sa publication, plusieurs lettres à la rédaction ont critiqué sa méthode et ses résultats. Les auteurs eux-mêmes ont par la suite quelque peu discrédité leurs conclusions en suggérant de renommer et de reconceptualiser les phases du deuil.

L’impact

À ce jour, le livre Les derniers instants de la vie est mentionné plus de 15 000 fois sur Google Scholar. Il est cité à toutes les sauces, depuis le processus d’acceptation chez les personnes atteintes du sida ou de la maladie pulmonaire obstructive chronique, jusqu’à la douleur vécue par les aidants naturels des ainés souffrant de démence, en passant par les amputés, les médecins qui ont été mal évalués par leurs patients… ou les consommateurs déçus par leur iPhone 5.

Trois chercheurs ont prévenu les professionnels de la santé en 2017 : le modèle en cinq phases qui se voulait purement descriptif est devenu, à tort, «prescriptif», c’est-à-dire qu’on y réfère trop souvent comme étant la norme dans le processus de deuil ou d’acceptation de la maladie. Un choix qui, écrivent-ils, peut faire du tort à certaines personnes.

Un an après sa mort survenue en 2004, Elizabeth Kübler-Ross et son co-auteur David Kessler, reconnaissaient dans le livre On Grief and Grieving (Sur le chagrin et sur le deuil) que les cinq phases ne sont pas nécessairement des arrêts linéaires sur une ligne du temps. Elles ne seront pas vécues par tous, et leur ordre peut changer.

Ce texte est une adaptation du billet rédigé en anglais par Ada McVean, publié sur le site de l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill.

Timmins

En 2019, le Centre de santé communautaire de Timmins (CSCT) a connu une année épanouissante. La clinique des soins primaires du centre a commencé à desservir la clientèle le 4 novembre 2019, un an après son incorporation en novembre 2018.

En fonction depuis mai 2019, la directrice générale du CSCT, Julie Béchard, présente un bilan de l’année. «C’est à la fin janvier 2019 que le CSCT a reçu la confirmation officielle de son financement», indique Mme Béchard.

Kapuskasing

Plus d’une centaine de personnes étaient réunies dans l’entrée principale de l’Hôpital Sensenbrenner le 12 décembre afin de célébrer la mise en fonction du nouveau tomodensitomètre.

Cette grande fête communautaire mettait fin à plus de 10 mois de travail dans le but d’acquérir un outil essentiel pour les services de santé locaux. Après avoir recueilli 2,2 millions $ en dons, Kapuskasing peut enfin respirer.

Blind River

Deux jeunes de Blind River sont monté sur scène pour partager une initiative de l’école pour la santé mentale.

Benjamin Dennie et Ariana Iturregui de l’École catholique Jeunesse-Nord étaient parmi les milliers de jeunes de partout au Canada qui ont participé au grand rassemblement de la Journée UNIS à Ottawa le 10 décembre. Ils ont par contre eu une expérience bien différente : ils sont montés sur scène afin de parler d’une salle spéciale qui a été créée à l’école.

North Bay

Un studio d’entrainement de la région du Nipissing espère aider un athlète à réaliser son rêve de participer aux prochains Jeux paralympiques de Tokyo.

L’entraineuse de Zumba de North Bay Roxanne Gauthier tentera de recueillir plus de 1 000 $ avec un séance bénéfice de Zumba afin d’appuyer Dave Innes dans sa quête pour devenir membre de l’équipe canadienne d’aviron.

Sudbury-Moncton

Les livres pour enfant qui parlent des émotions abondent, mais il leur manque souvent une composante pour aider l’enfant à transposer cet apprentissage à la vie quotidienne.

Une équipe de chercheuses et chercheur, dont Mélanie Perron de l’Université Laurentienne, a lancé un livre basé sur la recherche scientifique dans le domaine le 18 octobre à Sudbury.

Moyen-Nord

Le plus récent livre blanc de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) recommande principalement une augmentation de la recherche sur les ainés francophones de l’Ontario et plus de services spécifiquement pour eux.

Ce document préparé avec l’aide de la Fédération des ainés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a été publié il y a deux semaines. 

Le document dresse un portrait relativement sombre de la situation des ainés francophones. Une série de chiffres démontrent la situation défavorable des francophones par rapport aux anglophones du Canada : augmentation plus importante du nombre de personnes âgées et population totale aussi plus âgée en moyenne, ils ont plus de chance de vivre seuls, ont un moins haut niveau d’éducation, sont en moins bonne santé, ont un revenu plus bas et ont plus de chance d’être pauvre.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Timmins

Le Centre de santé communautaire de Timmins a officiellement présenté son logo le 24 septembre. L’artiste lauréate du concours de logo a également été dévoilée.

«On avait demandé aux gens de la communauté, des artistes, des graphistes, toute personne qui voulait soumettre un croquis qui représente le bienêtre et la santé des membres de notre communauté ainsi que la francophonie. On avait donné environ trois semaines pour les soumissions», explique la coordinatrice du développement communautaire du Centre de santé communautaire de Timmins, Lisa Prévost. «Que ce soit un dessin fait à la main, fait à l’ordinateur ou peint, on a reçu plusieurs différentes sortes de croquis. C’est superbe de voir tout le talent qu’il y a à Timmins.»

C’est l’équipe de gestion qui a sélectionné le logo gagnant en se basant sur des critères préétablis. Selon Mme Prévost, une dizaine d’artistes d’âges variés, de l’école élémentaire à la retraite, ont participé au concours qui avait été lancé en aout.

Lors du dévoilement du logo, dans les locaux du Centre de santé au centre commercial Timmins Square, la grande gagnante, Chantal Rheault, graphiste de formation, a reçu un petit arbre orné de 300 $ en chèques-cadeaux échangeables chez des entreprises locales.

«Félicitations! Ton travail a été exceptionnel. On a tellement apprécié tout ce que tu as fait pour nous et travailler en collaboration avec toi», a déclaré Lisa Prévost en remettant le prix à la gagnante.

«Ça a été l’fun de travailler avec vous, répond la graphiste. Tu commences à le créer et quand tout le monde dit “Oh, wow, j’aime ça”, mon travail est fait. C’est ce que j’aime faire et c’est ce que j’aime entendre.»

Passionnée par le graphisme depuis l’âge de 8 ans, Mme Rheault, propriétaire de Rheault Printing Service et de Rheault Design, affirme avoir «sauté sur l’occasion tout de suite» lorsqu’elle a su que le concours avait été lancé.