Des employées lors de l’ouverture officielle du Centre de santé communautaire de Timmins en novembre.

Le Centre de santé communautaire de Timmins a pris son envol

En 2019, le Centre de santé communautaire de Timmins (CSCT) a connu une année épanouissante. La clinique des soins primaires du centre a commencé à desservir la clientèle le 4 novembre 2019, un an après son incorporation en novembre 2018.

En fonction depuis mai 2019, la directrice générale du CSCT, Julie Béchard, présente un bilan de l’année. «C’est à la fin janvier 2019 que le CSCT a reçu la confirmation officielle de son financement», indique Mme Béchard.

Un accueil à bras ouverts

«On peut voir un grand soulagement au niveau de la communauté francophone. Souvent, le message qu’on entend, c’est : “Ah, enfin j’ai accès à tous les services en français pour ma santé”. Il y a une cliente à un moment donné qui a dit : “Je pense que ça fait 14 ans que je n’ai pas vu mon médecin parce qu’il n’a pas la capacité de me parler en français et j’ai négligé d’aller le voir”. On peut vraiment ressentir que la communauté francophone est très heureuse d’accueillir ce nouveau service et très soulagée de pouvoir y avoir accès.»

Chaque semaine, de nouveaux clients s’inscrivent. «Nous sommes rendus à environ 150 clients, donc ça grandit. On peut voir que la demande de services est là et on reçoit plusieurs appels de gens qui s’informent.»

Financement

Le souhait de la directrice générale pour 2020 est de voir avancer le dossier du financement d’infrastructure, qui n’a pas encore été reçu. Le CSCT est toujours en attente de confirmations. Le besoin d’un bâtiment regroupant tous les programmes et services du CSCT se fait pressant.

«À cause que le CSCT n’a reçu aucun financement ou de confirmation à date par rapport à l’infrastructure, on ressent beaucoup l’urgence de se faire ressourcer et de développer l’infrastructure qui pourra nous accueillir et nous permettre de livrer nos services sous un même toit. On est en période d’attente au niveau du processus décisionnel administratif à l’interne du ministère. On a soumis tous les documents dont on nous a demandés.»

«Il y a tellement d’autres disciplines, tellement d’autres professionnels qui nous restent à embaucher, mais c’est difficile pour l’embauche de notre psychologue, notre physiothérapeute, notre éducatrice de la petite enfance, notre diététicienne. Comment veux-tu procéder à l’embauche de tout ce beau monde-là s’il n’y a pas de place où les héberger!»

À droite, la directrice du CSCT, Julie Béchard

Emplacements temporaires et partenariats

En attendant le financement d’infrastructure, le CSCT occupe des locaux du Timmins Square (ancienne clinique médicale du centre de santé communautaire Misiway), de l’ancienne école St-Charles et du Centre de counseling familial de Timmins en plus de tenir certaines rencontres et activités chez des partenaires communautaires.

«À ce moment-ci, au Timmins Square, la clinique primaire comprend trois salles d’examen et un bureau de travail que se partagent les membres de l’équipe. Il n’y a aucun lieu de consultation où une travailleuse sociale peut recevoir sa clientèle et effectuer ses interventions, donc on a établi un partenariat avec le Centre de counseling familial de Timmins. Ils nous prêtent un local jusqu’au mois de septembre, au besoin. Ce sont des types de partenariats qu’on valorise énormément. On peut voir l’engagement de notre communauté qui s’assure qu’on ait la capacité de rejoindre et de desservir notre clientèle.»

Mme Béchard explique qu’il y a, à Timmins, une pénurie en termes de bâtiments ayant la capacité de recevoir ou d’héberger des services médicaux. «On a été chanceux de trouver ces locaux au Timmins Square et de pouvoir commencer à développer et offrir des services de soins primaires assez rapidement. C’est vraiment pour nous une solution temporaire.»

L’équipe administrative et communautaire travaille à partir de l’ancienne École catholique St-Charles, propriété du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières. «On a trois salles de classe qui sont louées, un espace de travail partagé, un entrepôt d’équipement médical et une salle de rencontre.»

Sur le plan communautaire, le CSCT a commencé à offrir de la programmation en se servant de divers espaces au sein de la communauté, le Musée de Timmins étant un autre partenariat établi. «On fait plusieurs de nos activités là. Nos rencontres du conseil d’administration ont beaucoup lieu au Collège Boréal. Voilà un autre partenaire qui nous a beaucoup soutenus.»

La directrice affirme qu’un sentiment d’appartenance se fait déjà sentir, tant du côté du conseil d’administration que des employés et de la clientèle. «C’est un projet qui tient à cœur à tout le monde, dit-elle. L’équipe de travail est une équipe tellement motivée. Tout le monde se donne cœur et âme, tout le monde a personnellement accepté de répondre aux besoins de la clientèle. L’engagement de chaque personne est incontestable. On peut le voir et on peut le sentir. Ce n’est pas juste un emploi pour les personnes qui se sont engagées, c’est vraiment un projet et c’est un projet personnel et collectif.»

Embauche de l’équipe

Quelques semaines après l’embauche de la directrice, le conseil d’administration intérimaire octroyait un contrat d’embauche temporaire à un gestionnaire de démarrage, et ce, jusqu’à la fin de la période de transition suivant l’entrée en poste de la directrice générale. «Moi, j’ai commencé par effectuer l’embauche des gestionnaires pour prévoir la mise en place des employés.»

Au cours de l’été 2019, l’équipe de travail a commencé à prendre forme. Outre la direction générale, trois autres postes ont été pourvus, ce qui a permis de mettre en place l’équipe de gestion. «Au mois de juillet, c’était l’adjointe à la direction, Amanda Bélanger, et la coordonnatrice du développement communautaire, Lisa Prévost. Sylvie Gélinas, superviseure des soins primaires, s’est jointe à nous au mois d’aout.»

Au mois de septembre, les efforts ont été concentrés sur l’équipe de première ligne. «Notre infirmière praticienne, Dominique Mongeon, s’est jointe à nous au mois de septembre, notre secrétaire médicale aussi, Monique Vogl, notre intervenante en santé communautaire, Cindy Salonen, notre travailleuse sociale, Michelle Gélinas, et notre infirmière auxiliaire autorisée associée à l’École secondaire catholique Thériault (ESCT), Mélissa Saumur.»

En septembre, le CSCT et l’ESCT ont conclu une entente. «L’école nous a donné la responsabilité de l’offre des services infirmiers à l’ESCT, donc l’infirmière qui y travaille est employée du centre de santé. C’était notre premier partenariat officiel où il y a eu un échange de services. Notre deuxième, je dirais que c’était avec le Centre de counseling familial de Timmins, qui nous donne accès à un bureau d’intervention pour que la travailleuse sociale puisse desservir la clientèle.»

Parmi les autres membres qui se sont ajoutés à l’équipe, mentionnons entre autres l’arrivée de la Dre Christine Quirion et de la Dre Leslie Needham, embauchées à titre de médecins, Michel Gauthier à titre de pharmacien, Carly Koch à titre d’infirmière auxiliaire autorisée, Sarah Prud’homme à titre d’infirmière autorisée et, tout récemment, Ginette Tremblay-Blais à titre de secrétaire médicale.  

«Au niveau de la gouvernance, on est en train de se préparer à lancer un processus pour enregistrer les membres du CSCT pour ensuite pouvoir inviter les membres à cette assemblée qui devrait avoir lieu en avril 2020» , détaille Mme Béchard.

Faire rayonner les valeurs organisationnelles

Les valeurs organisationnelles ont été établies. Celles-ci incluent la bienveillance, la responsabilité, la participation et l’accueil.

«Chaque matin, les employés se rencontrent pendant 15 minutes. Chaque personne partage trois choses : Ce qu’elles ont dans leur assiette cette journée-là donc leurs projets prioritaires sur lesquels elles vont travailler, si on a besoin de les rejoindre, voici leur disponibilité, et soit une valeur qu’elles ont mise en application en lien avec les valeurs organisationnelles ou une valeur qu’elles ont vu leur collègue mettre en application, explique Mme Béchard. Cet esprit de consolidation d’équipe, c’est quelque chose qu’on apprécie beaucoup. Chaque matin, on parle de nos valeurs, on les vit, on les met en application, on se les reflète.»

Comité consultatif de la clientèle

Le CSCT recrute présentement des membres bénévoles pour former un comité consultatif de la clientèle, c’est-à-dire huit clients ou clientes représentatifs de la communauté francophone qui souhaitent aider à assurer la pertinence des services, conseiller, soumettre des recommandations afférentes au sondage de satisfaction de la clientèle et à la programmation, le tout dans le but de répondre aux besoins de la communauté.

«On a identifié la diversité qu’on cherche à combler. Ce serait bien d’avoir une personne immigrante d’expression française, un jeune adulte âgé entre 16 et 25 ans, une personne de plus de 60 ans, une personne qui fait l’utilisation de substances ou qui vit des problèmes de santé mentale, énumère-t-elle. On a aussi identifié la diversité au niveau de la communauté LGBTQ. On sait que des personnes transgenres, des personnes qui s’identifient à cette communauté, ont des besoins spécifiques. On serait très motivé aussi de recevoir une personne d’expression française, mais qui s’identifie à une Première Nation, peut-être à la communauté métisse.»

Quiconque démontre un intérêt à siéger à ce comité est invité à communiquer avec Mélissa Saumur à l’adresse melissa.saumur@csctimmins.ca ou en composant le 705 269-2728.

Les personnes intéressées à profiter des services du CSCT sont invitées à participer à une session d’orientation qui explique ce qu’est un centre de santé communautaire, qui est membre de l’équipe interdisciplinaire, à quoi s’attendre en termes de services et du fonctionnement. Ces ateliers sont offerts en groupe. Il est également possible d’obtenir ces informations par téléphone en composant le 705 269-CSCT.

Science

Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. «Les 5 étapes du deuil» sont à ce point entrées dans la culture populaire qu’on a oublié qu’à l’origine, elles ne voulaient pas dire ce qu’on leur fait dire aujourd’hui, expliquent le Détecteur de rumeurs et l’Organisation pour la science et la société.

Kapuskasing

Plus d’une centaine de personnes étaient réunies dans l’entrée principale de l’Hôpital Sensenbrenner le 12 décembre afin de célébrer la mise en fonction du nouveau tomodensitomètre.

Cette grande fête communautaire mettait fin à plus de 10 mois de travail dans le but d’acquérir un outil essentiel pour les services de santé locaux. Après avoir recueilli 2,2 millions $ en dons, Kapuskasing peut enfin respirer.

Blind River

Deux jeunes de Blind River sont monté sur scène pour partager une initiative de l’école pour la santé mentale.

Benjamin Dennie et Ariana Iturregui de l’École catholique Jeunesse-Nord étaient parmi les milliers de jeunes de partout au Canada qui ont participé au grand rassemblement de la Journée UNIS à Ottawa le 10 décembre. Ils ont par contre eu une expérience bien différente : ils sont montés sur scène afin de parler d’une salle spéciale qui a été créée à l’école.

North Bay

Un studio d’entrainement de la région du Nipissing espère aider un athlète à réaliser son rêve de participer aux prochains Jeux paralympiques de Tokyo.

L’entraineuse de Zumba de North Bay Roxanne Gauthier tentera de recueillir plus de 1 000 $ avec un séance bénéfice de Zumba afin d’appuyer Dave Innes dans sa quête pour devenir membre de l’équipe canadienne d’aviron.

Sudbury-Moncton

Les livres pour enfant qui parlent des émotions abondent, mais il leur manque souvent une composante pour aider l’enfant à transposer cet apprentissage à la vie quotidienne.

Une équipe de chercheuses et chercheur, dont Mélanie Perron de l’Université Laurentienne, a lancé un livre basé sur la recherche scientifique dans le domaine le 18 octobre à Sudbury.

Moyen-Nord

Le plus récent livre blanc de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) recommande principalement une augmentation de la recherche sur les ainés francophones de l’Ontario et plus de services spécifiquement pour eux.

Ce document préparé avec l’aide de la Fédération des ainés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a été publié il y a deux semaines. 

Le document dresse un portrait relativement sombre de la situation des ainés francophones. Une série de chiffres démontrent la situation défavorable des francophones par rapport aux anglophones du Canada : augmentation plus importante du nombre de personnes âgées et population totale aussi plus âgée en moyenne, ils ont plus de chance de vivre seuls, ont un moins haut niveau d’éducation, sont en moins bonne santé, ont un revenu plus bas et ont plus de chance d’être pauvre.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Timmins

Le Centre de santé communautaire de Timmins a officiellement présenté son logo le 24 septembre. L’artiste lauréate du concours de logo a également été dévoilée.

«On avait demandé aux gens de la communauté, des artistes, des graphistes, toute personne qui voulait soumettre un croquis qui représente le bienêtre et la santé des membres de notre communauté ainsi que la francophonie. On avait donné environ trois semaines pour les soumissions», explique la coordinatrice du développement communautaire du Centre de santé communautaire de Timmins, Lisa Prévost. «Que ce soit un dessin fait à la main, fait à l’ordinateur ou peint, on a reçu plusieurs différentes sortes de croquis. C’est superbe de voir tout le talent qu’il y a à Timmins.»

C’est l’équipe de gestion qui a sélectionné le logo gagnant en se basant sur des critères préétablis. Selon Mme Prévost, une dizaine d’artistes d’âges variés, de l’école élémentaire à la retraite, ont participé au concours qui avait été lancé en aout.

Lors du dévoilement du logo, dans les locaux du Centre de santé au centre commercial Timmins Square, la grande gagnante, Chantal Rheault, graphiste de formation, a reçu un petit arbre orné de 300 $ en chèques-cadeaux échangeables chez des entreprises locales.

«Félicitations! Ton travail a été exceptionnel. On a tellement apprécié tout ce que tu as fait pour nous et travailler en collaboration avec toi», a déclaré Lisa Prévost en remettant le prix à la gagnante.

«Ça a été l’fun de travailler avec vous, répond la graphiste. Tu commences à le créer et quand tout le monde dit “Oh, wow, j’aime ça”, mon travail est fait. C’est ce que j’aime faire et c’est ce que j’aime entendre.»

Passionnée par le graphisme depuis l’âge de 8 ans, Mme Rheault, propriétaire de Rheault Printing Service et de Rheault Design, affirme avoir «sauté sur l’occasion tout de suite» lorsqu’elle a su que le concours avait été lancé.