Des employées lors de l’ouverture officielle du Centre de santé communautaire de Timmins en novembre.

Le Centre de santé communautaire de Timmins a pris son envol

En 2019, le Centre de santé communautaire de Timmins (CSCT) a connu une année épanouissante. La clinique des soins primaires du centre a commencé à desservir la clientèle le 4 novembre 2019, un an après son incorporation en novembre 2018.

En fonction depuis mai 2019, la directrice générale du CSCT, Julie Béchard, présente un bilan de l’année. «C’est à la fin janvier 2019 que le CSCT a reçu la confirmation officielle de son financement», indique Mme Béchard.

Un accueil à bras ouverts

«On peut voir un grand soulagement au niveau de la communauté francophone. Souvent, le message qu’on entend, c’est : “Ah, enfin j’ai accès à tous les services en français pour ma santé”. Il y a une cliente à un moment donné qui a dit : “Je pense que ça fait 14 ans que je n’ai pas vu mon médecin parce qu’il n’a pas la capacité de me parler en français et j’ai négligé d’aller le voir”. On peut vraiment ressentir que la communauté francophone est très heureuse d’accueillir ce nouveau service et très soulagée de pouvoir y avoir accès.»

Chaque semaine, de nouveaux clients s’inscrivent. «Nous sommes rendus à environ 150 clients, donc ça grandit. On peut voir que la demande de services est là et on reçoit plusieurs appels de gens qui s’informent.»

Financement

Le souhait de la directrice générale pour 2020 est de voir avancer le dossier du financement d’infrastructure, qui n’a pas encore été reçu. Le CSCT est toujours en attente de confirmations. Le besoin d’un bâtiment regroupant tous les programmes et services du CSCT se fait pressant.

«À cause que le CSCT n’a reçu aucun financement ou de confirmation à date par rapport à l’infrastructure, on ressent beaucoup l’urgence de se faire ressourcer et de développer l’infrastructure qui pourra nous accueillir et nous permettre de livrer nos services sous un même toit. On est en période d’attente au niveau du processus décisionnel administratif à l’interne du ministère. On a soumis tous les documents dont on nous a demandés.»

«Il y a tellement d’autres disciplines, tellement d’autres professionnels qui nous restent à embaucher, mais c’est difficile pour l’embauche de notre psychologue, notre physiothérapeute, notre éducatrice de la petite enfance, notre diététicienne. Comment veux-tu procéder à l’embauche de tout ce beau monde-là s’il n’y a pas de place où les héberger!»

À droite, la directrice du CSCT, Julie Béchard

Emplacements temporaires et partenariats

En attendant le financement d’infrastructure, le CSCT occupe des locaux du Timmins Square (ancienne clinique médicale du centre de santé communautaire Misiway), de l’ancienne école St-Charles et du Centre de counseling familial de Timmins en plus de tenir certaines rencontres et activités chez des partenaires communautaires.

«À ce moment-ci, au Timmins Square, la clinique primaire comprend trois salles d’examen et un bureau de travail que se partagent les membres de l’équipe. Il n’y a aucun lieu de consultation où une travailleuse sociale peut recevoir sa clientèle et effectuer ses interventions, donc on a établi un partenariat avec le Centre de counseling familial de Timmins. Ils nous prêtent un local jusqu’au mois de septembre, au besoin. Ce sont des types de partenariats qu’on valorise énormément. On peut voir l’engagement de notre communauté qui s’assure qu’on ait la capacité de rejoindre et de desservir notre clientèle.»

Mme Béchard explique qu’il y a, à Timmins, une pénurie en termes de bâtiments ayant la capacité de recevoir ou d’héberger des services médicaux. «On a été chanceux de trouver ces locaux au Timmins Square et de pouvoir commencer à développer et offrir des services de soins primaires assez rapidement. C’est vraiment pour nous une solution temporaire.»

L’équipe administrative et communautaire travaille à partir de l’ancienne École catholique St-Charles, propriété du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières. «On a trois salles de classe qui sont louées, un espace de travail partagé, un entrepôt d’équipement médical et une salle de rencontre.»

Sur le plan communautaire, le CSCT a commencé à offrir de la programmation en se servant de divers espaces au sein de la communauté, le Musée de Timmins étant un autre partenariat établi. «On fait plusieurs de nos activités là. Nos rencontres du conseil d’administration ont beaucoup lieu au Collège Boréal. Voilà un autre partenaire qui nous a beaucoup soutenus.»

La directrice affirme qu’un sentiment d’appartenance se fait déjà sentir, tant du côté du conseil d’administration que des employés et de la clientèle. «C’est un projet qui tient à cœur à tout le monde, dit-elle. L’équipe de travail est une équipe tellement motivée. Tout le monde se donne cœur et âme, tout le monde a personnellement accepté de répondre aux besoins de la clientèle. L’engagement de chaque personne est incontestable. On peut le voir et on peut le sentir. Ce n’est pas juste un emploi pour les personnes qui se sont engagées, c’est vraiment un projet et c’est un projet personnel et collectif.»

Embauche de l’équipe

Quelques semaines après l’embauche de la directrice, le conseil d’administration intérimaire octroyait un contrat d’embauche temporaire à un gestionnaire de démarrage, et ce, jusqu’à la fin de la période de transition suivant l’entrée en poste de la directrice générale. «Moi, j’ai commencé par effectuer l’embauche des gestionnaires pour prévoir la mise en place des employés.»

Au cours de l’été 2019, l’équipe de travail a commencé à prendre forme. Outre la direction générale, trois autres postes ont été pourvus, ce qui a permis de mettre en place l’équipe de gestion. «Au mois de juillet, c’était l’adjointe à la direction, Amanda Bélanger, et la coordonnatrice du développement communautaire, Lisa Prévost. Sylvie Gélinas, superviseure des soins primaires, s’est jointe à nous au mois d’aout.»

Au mois de septembre, les efforts ont été concentrés sur l’équipe de première ligne. «Notre infirmière praticienne, Dominique Mongeon, s’est jointe à nous au mois de septembre, notre secrétaire médicale aussi, Monique Vogl, notre intervenante en santé communautaire, Cindy Salonen, notre travailleuse sociale, Michelle Gélinas, et notre infirmière auxiliaire autorisée associée à l’École secondaire catholique Thériault (ESCT), Mélissa Saumur.»

En septembre, le CSCT et l’ESCT ont conclu une entente. «L’école nous a donné la responsabilité de l’offre des services infirmiers à l’ESCT, donc l’infirmière qui y travaille est employée du centre de santé. C’était notre premier partenariat officiel où il y a eu un échange de services. Notre deuxième, je dirais que c’était avec le Centre de counseling familial de Timmins, qui nous donne accès à un bureau d’intervention pour que la travailleuse sociale puisse desservir la clientèle.»

Parmi les autres membres qui se sont ajoutés à l’équipe, mentionnons entre autres l’arrivée de la Dre Christine Quirion et de la Dre Leslie Needham, embauchées à titre de médecins, Michel Gauthier à titre de pharmacien, Carly Koch à titre d’infirmière auxiliaire autorisée, Sarah Prud’homme à titre d’infirmière autorisée et, tout récemment, Ginette Tremblay-Blais à titre de secrétaire médicale.  

«Au niveau de la gouvernance, on est en train de se préparer à lancer un processus pour enregistrer les membres du CSCT pour ensuite pouvoir inviter les membres à cette assemblée qui devrait avoir lieu en avril 2020» , détaille Mme Béchard.

Faire rayonner les valeurs organisationnelles

Les valeurs organisationnelles ont été établies. Celles-ci incluent la bienveillance, la responsabilité, la participation et l’accueil.

«Chaque matin, les employés se rencontrent pendant 15 minutes. Chaque personne partage trois choses : Ce qu’elles ont dans leur assiette cette journée-là donc leurs projets prioritaires sur lesquels elles vont travailler, si on a besoin de les rejoindre, voici leur disponibilité, et soit une valeur qu’elles ont mise en application en lien avec les valeurs organisationnelles ou une valeur qu’elles ont vu leur collègue mettre en application, explique Mme Béchard. Cet esprit de consolidation d’équipe, c’est quelque chose qu’on apprécie beaucoup. Chaque matin, on parle de nos valeurs, on les vit, on les met en application, on se les reflète.»

Comité consultatif de la clientèle

Le CSCT recrute présentement des membres bénévoles pour former un comité consultatif de la clientèle, c’est-à-dire huit clients ou clientes représentatifs de la communauté francophone qui souhaitent aider à assurer la pertinence des services, conseiller, soumettre des recommandations afférentes au sondage de satisfaction de la clientèle et à la programmation, le tout dans le but de répondre aux besoins de la communauté.

«On a identifié la diversité qu’on cherche à combler. Ce serait bien d’avoir une personne immigrante d’expression française, un jeune adulte âgé entre 16 et 25 ans, une personne de plus de 60 ans, une personne qui fait l’utilisation de substances ou qui vit des problèmes de santé mentale, énumère-t-elle. On a aussi identifié la diversité au niveau de la communauté LGBTQ. On sait que des personnes transgenres, des personnes qui s’identifient à cette communauté, ont des besoins spécifiques. On serait très motivé aussi de recevoir une personne d’expression française, mais qui s’identifie à une Première Nation, peut-être à la communauté métisse.»

Quiconque démontre un intérêt à siéger à ce comité est invité à communiquer avec Mélissa Saumur à l’adresse melissa.saumur@csctimmins.ca ou en composant le 705 269-2728.

Les personnes intéressées à profiter des services du CSCT sont invitées à participer à une session d’orientation qui explique ce qu’est un centre de santé communautaire, qui est membre de l’équipe interdisciplinaire, à quoi s’attendre en termes de services et du fonctionnement. Ces ateliers sont offerts en groupe. Il est également possible d’obtenir ces informations par téléphone en composant le 705 269-CSCT.

Ontario

Projection de cas, projection économique

À la mise à jour matinale du 9 avril, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests est à 5759 (+483). Ce nombre inclut 2305 guérisons (+231) et 200 décès (+26). Le nombre de patients sous respirateur est de 214 personnes.

De nouveaux cas sont également apparus dans le Nord de l’Ontario, dont 2 dans le Grand Sudbury (28 cas au total), 3 à Timmins (34 cas au total) et un 10e cas dans Algoma.

Le Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound et les Services de santé du Timiskaming sont encore à 8 et 3 cas.

L’hôpital Horizon Santé Nord annonce avoir accueilli 5 nouveaux patients atteints de la maladie en plus d’héberger 21 patients en attente des résultats de leur test.

Ontario

Commerces fermés vendredi et dimanche

À la mise à jour matinale du 8 avril, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests a dépassé 5000 cas avec 5276 (+550). Ce nombre inclut 2074 guérisons (+272) et 174 décès (+21). Le nombre de patients sous respirateur a également fait un bond d’une trentaine de cas avec 195 personnes.

Canada

Portrait d’un phénomène en pleine expansion.

La crise de la COVID-19 a profondément chamboulé nos quotidiens. En réponse au stress engendré par cette situation exceptionnelle, voilà plusieurs semaines que des arcs-en-ciel apparaissent aux fenêtres des maisons à travers tout le Canada. Portrait d’un phénomène en pleine expansion.

Nord de l'Ontario

Intensification du combat à tous les niveaux.

À la mise à jour matinale du 7 avril, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests s’élevait à 4726 (+379). Ce nombre inclut 1802 guérisons et 153 décès (+13).

Les cas de transmission communautaire — quand on ne peut pas déterminer comment une personne a attrapé la maladie — ont maintenant rattrapé le nombre de personnes qui ont contracté la COVID-19 pendant un voyage à l’étranger. Il y a 905 expositions lors de voyages et 903 cas de transmission communautaire. Les plus importants foyers d’infection sont autour des grandes villes : Toronto, Ottawa et Windsor.

Aucun mouvement à Sudbury aujourd’hui; pas de nouveau cas et rien n’a changé à Horizon Santé Nord.

À Timmins, un 31e cas a été rapporté par le Bureau de santé publique Porcupine. Ce secteur en est à 2 décès et 8 guérisons.

Les autres services de santé du Nord n’ont pas déclaré de nouveaux cas aujourd’hui. Il y en a encore 7 dans le territoire du Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound, 3 dans celui des Services de santé du Timiskaming et 7 dans celui Santé publique Algoma.

Science

Faux

Le nouveau coronavirus aurait été créé en laboratoire par des chercheurs de l’Institut Pasteur et breveté en 2004. Non, il aurait plutôt été créé dans un laboratoire américain, comme en attestent des brevets déposés en 2003 et 2015. Que veulent dire ces documents?

Nord de l'Ontario

Argent pour les familles – Fini le théâtre.

À la mise à jour matinale du 5 avril, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests s’élevait à 4347 (+309). Ce nombre inclut 1624 guérisons et 132 décès (+13).

Santé publique Sudbury et districts n’a pas annoncé de nouveau cas au cours de la journée de lundi. Horizon Santé Nord a maintenant 4 patients atteints qui y sont hospitalisés. Dans son bulletin quotidien, l’hôpital rappelle que : «Dans le cadre des efforts déployés par HSN pour protéger le public, les patients, le personnel et les médecins contre la transmission possible du virus de la COVID-19, l’hôpital n’accepte pas de dons de nourriture, de fleurs ou de colis réconfort provenant des membres du public pendant cette pandémie.»

À Timmins, une septuagénaire a été admise à l’hôpital après avoir contracté le coronavirus par contact avec une personne infectée. Le Bureau de santé publique Porcupine est rendu à 30 cas, dont 2 décès.

Le Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound rapporte qu’un octogénaire de retour de voyage du Mexique est son 7e cas. Il est présentement hospitalisé. Aucun décès sur ce territoire.

Le Témiskaming ontarien et Algoma n’ont pas de nouveau cas aujourd’hui. Ils en comptent respectivement 3 et 7.

Nord de l'Ontario

Augmentation moins rapide dans le Nord.

À la mise à jour matinale du 5 avril, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests s’élevait à 4038 (+783 depuis vendredi). Ce nombre inclut 1449 guérisons et 119 décès (+52 depuis vendredi).

La rapidité à laquelle l’Ontario effectue ses tests s’est largement accélérée depuis le début de la crise. Alors que le nombre de résultats en attente dans les premiers jours dépassait largement les 5000, il est maintenant sous les 1000. Le nombre de patients qui ont présentement besoin d’un respirateur est de 154.

Santé publique Sudbury et districts n’a eu qu’un seul nouveau cas au cours de la fin de semaine, portant le total à 26.

Le Bureau de santé publique Porcupine est rendu à 29 cas.

North Bay et Témiskaming ontarien n’ont pas enregistré de nouveau cas au cours de la fin de semaine.

Les gouvernements canadien et ontarien insistent de plus en plus sur le besoin de respecter les consignes de confinement pour que la crise se termine le plus rapidement possible.

Nord-Est ontarien

4400 décès évités et plus d'entreprises devront fermer.

À la mise à jour matinale du 3 avril, l’Ontario comptait 3255 (+462) cas confirmés de la COVID-19, 1023 guérisons et 67 (+14) décès. L’Ontario a ajouté le décompte du nombre de patients qui ont présentement besoin d’un ventilateur pour faciliter leur respiration : 140.

Santé publique Sudbury et districts a rapporté 2 nouveaux cas jeudi soir (après notre mise à jour) et en a enregistré 7 nouveaux aujourd’hui, portant le total à 25. Malheureusement, le 18e cas est également le premier décès dû à la maladie à Sudbury. Il s’agissait d’un homme de plus de 70 ans.

Le Bureau de santé publique Porcupine a maintenant 28 cas, un bond de 5 par rapport à la veille. Quatre viennent de Timmins, l’autre est dans le secteur de Cochrane-Matheson-Iroquois Falls-Smooth Rock Falls.

North Bay et Témiskaming ontarien n’ont pas annoncé de nouveau cas aujourd’hui pour le moment.

Nord de l'Ontario

La contagion communautaire est maintenant une réalité à Sudbury

À la mise à jour matinale du 2 avril, l’Ontario comptait 2793 (+401) cas confirmés de la COVID-19, 831 guérisons et 53 (+16) décès.

Santé publique Sudbury et districts a enregistré trois nouveaux cas aujourd’hui, portant le total à 16 dans la région, dont un jeune de moins de 19 ans. De plus, les autorités n’arrivent pas à identifier la source de l’infection du 14e cas, un homme dans la cinquantaine, preuve que la contamination communautaire est présente dans la communauté. La prudence est donc de mise lorsque vous quittez votre résidence. Par contre, 5 personnes se seraient remises de la maladie.

L’hôpital Horizon Santé Nord a aussi un 2e cas d’hospitalisation. L’établissement prévoit aussi commencer à déplacer ses patients qui ont besoin d’un autre niveau de soins à l’hôtel Clarion, qui pourra en recevoir jusqu’à 95. Ceci permettra à l’hôpital d’accueillir plus de patients si nécessaire.

Le Bureau de santé publique Porcupine a annoncé ses 22e et 23e cas — un homme dans la soixantaine et un octogénaire, tous deux de Timmins. Cinq cas ont déjà été résolus dans la région.

Le Témiskaming ontarien compte maintenant un 3e cas, une femme dans la cinquantaine qui est à l’hôpital de Kirkland Lake. Elle aurait été contaminée lors d’un séjour avec une autre personne atteinte hors de la région.

North Bay n’a pas de nouveau cas aujourd’hui

2 avril, Journée de la sensibilisation à l'autisme.

Les mesures d’isolement de la COVID-19 sont un combat de plus dans la vie des parents d’enfants autistes. Même si le gouvernement ontarien a décidé de reculer sur le nouveau mode de financement des traitements annoncé en 2019, le nouveau plan n’est toujours pas en place et les familles attendent toujours. Heureusement, ils ont encore accès à certains services.

Science

De l'origine de la rumeur au verdict de sa véracité

Depuis la semaine dernière, plusieurs voient dans le fait de perdre son sens de l’odorat un signe avant-coureur du coronavirus. Le Détecteur de rumeurs départage le vrai du faux.

L’origine de la rumeur

Le vendredi 20 mars, les présidents de l’association britannique des otorhinolaryngologistes (spécialistes des oreilles, du nez et de la gorge) et de la Société britannique de rhinologie publiaient une lettre de sept paragraphes prévenant leurs membres que «la perte d’odorat» (ou anosmie) pourrait être «un marqueur de l’infection» au nouveau coronavirus. Deux jours plus tard, le New York Times donnait la parole aux signataires et y ajoutait une information supplémentaire : une étude menée en Corée du Sud, où une campagne massive de dépistage du coronavirus a eu lieu depuis deux mois, aurait conclu que, sur 2000 personnes testées positives (toutes souffrant de symptômes bénins), 30 % auraient observé une perte de leur odorat. Plusieurs médias ont repris cette information la semaine dernière, y ajoutant dans certains cas la perte du gout.

Nord de l'Ontario

Bond de 6 cas dans la région Timmins-Kapuskasing et obligation de s’identifier.

À la mise à jour de 10 h 30 le 1er avril, l’Ontario comptait 2392 (+426) cas confirmés de la COVID-19, 689 guérisons et 37 (+4) décès.

À Sudbury, le 13e cas est une femme dans la cinquantaine. Elle est également la première personne atteinte de la COVID-19 à être hospitalisée à Horizon Santé Nord. L’hôpital rapporte qu’elle est isolée et que son état est stable.

Au Bureau de santé publique de Porcupine, le nombre de cas a fait un bond mardi soir, avec 6 nouvelles personnes infectées. Deux sont des enfants de moins de 10 ans et une femme dans la trentaine dans la région de Cochrane-Matheson-Iroquois Falls-Smooth Rock Falls, un homme dans la quarantaine entre Kapuskasing et Fauquier-Strickland et deux sont des personnes plus âgées à Timmins.

Aucun nouveau cas à North Bay et dans le Timiskaming.

Moyen Nord

Plusieurs membres des clubs d'âge d'or n'ont pas d'adresse courriel.

La population plus à risque pendant le combat contre la propagation de la COVID-19 est aussi celle qui est plus difficile à contacter par les organismes prestataires de services. Une discussion en ligne entre des membres de la Fédération des ainés et retraités franco-ontariens (FARFO), région Moyen-Nord, le 26 mars a mis en lumière les difficultés de communication avec une partie des gens plus âgés.

Nord-Est ontarien

Pas de retour à l’école en avril, mais les devoirs reprennent.

À la mise à jour de 10 h 30 le 31 mars, l’Ontario comptait 1966 cas confirmés de la COVID-19, 534 guérisons et 33 décès.

Dans le Nord, le plus récent cas à Sudbury, le 12e, a été annoncé mardi à 17 h. Le Bureau de santé publique Porcupine rapportait deux nouveaux cas dans la région de Timmins lundi, portant le total à 12. Le Service de santé du Timiskaming a un deuxième cas depuis lundi tandis que celui de North Bay-Parry Sound n’en compte aucun nouveau.

COVID-19

L’état d’urgence sanitaire sera prolongé.

À la mise à jour de 10 h 30 le 30 mars, l’Ontario compte 1706 cas confirmés de la COVID-19 et 23 décès. La mise à jour la plus notable vient du nombre de cas résolus, qui est soudainement passé de 8 à 431.

Le gouvernement a également commencé à publier un sommaire épidémiologique. Celui-ci révèle qu’une plus grande partie des cas reliés aux voyages sont des résidents qui sont revenus des États-Unis; 134 sur 448.

Le site internet de l’Ontario est désormais mis à jour une seule fois par jour, à 10 h 30, avec les données du jour précédent à 16 h.

Santé

Ou «diète émotionnelle».

Geoffrey Gaye – Le Franco (Alberta)

La pandémie de coronavirus qui frappe le monde nous plonge dans un scénario de film de science-fiction. Confinement, effondrement de l’économie, omniprésence de discours politiques et de statistiques sur l’épidémie, tout cela provoque une anxiété difficile à gérer. Connie Leclair, psychologue à Calgary, donne ses conseils pour mieux vivre cette crise historique.

Nord de l'Ontario

Augmentation des restrictions de rassemblement.

À la mise à jour de 17 h 30 du 29 mars, l’Ontario compte 1324 cas confirmés de la COVID-19, 23 décès et 8 guérisons.

Jusqu’à présent, l’Ontario a mené 49 2186 analyses; 40 630 étaient négatives et on attend la réponse pour 7 203 autres.

Le Nord de l’Ontario compte maintenant 23 cas.

Santé publique Sudbury et districts a enregistré quatre nouveaux cas au cours de la fin de semaine : deux dans le Grand Sudbury et les deux premiers dans le district de Manitoulin, portant le total à neuf. Les quatre plus récents cas sont tous des gens qui ont voyagé à l’extérieur du Canada. L’un d’eux était sur le bateau de croisière Ruby Princess, qui a quitté Sydney, en Australie, le 8 mars.

Ontario

Appui fiscal et clinique à Nipissing Ouest

À la mise à jour de 17 h 30, l’Ontario indique maintenant compter 967 (835 la veille) cas confirmés de la COVID-19, 18 décès et 8 guérisons.

Jusqu'à présent, l’Ontario a mené 41 032 analyses; 29 967 étaient négatives et on attend la réponse pour 10 074 autres.

Société

Depuis quelques semaines, la planète a les yeux rivés sur l’évolution de la COVID-19. La maladie vient avec son lot d’expressions qui ne font habituellement pas partie de notre quotidien. Et si on s’y démêlait un peu?

Ontario

GBS et alcool pour emporter.

À la mise à jour de 17 h 30, l’Ontario indique maintenant compter 835 cas confirmés de la COVID-19, 15 décès et 8 guérisons. Il s’agit d’un bond important d’environ 170 cas en une journée.

Depuis mercredi, des premiers cas sont apparus dans les régions de North Bay et de Cochrane.

Sciences et santé

Louis Pasteur s’appuya sur ses découvertes.

Qui est Ignace Semmelweis? Dans un récent Doodle, Google célèbre cet obstétricien venu de Hongrie, décédé il y a plus de 150 ans. Qu’est-ce qui lui vaut tant d’attention? Et pourquoi devriez-vous l’écouter? Au doigt et à l’œil.

Il fut une époque où un médecin pouvait pratiquer une autopsie et un accouchement dans le même avant-midi. Juste avant le lunch. Au milieu du 19e siècle, la fièvre puerpérale fauchait bien des femmes qui accouchaient.

Ontario

10 milliards $ pour les particuliers et les entreprises et à octroyer 7 milliards $ en santé.

Dans son plan d’action contre la COVID-19, le gouvernement Ford s’engage à déployer jusqu’à 10 milliards $ pour les particuliers et les entreprises et à octroyer 7 milliards $ en santé et en soutien direct pour la population.

En concordance avec la première journée de fermeture des entreprises non essentielles en Ontario, le ministre des Finances Rod Phillips a dévoilé son énoncé économique, un plan prudent qui décrit comment la province se prépare à affronter la pandémie de la COVID-19.

Ontario

Mise à jour économique et santé mentale des jeunes.

À la mise à jour de 17 h 30, l’Ontario indique maintenant compter 667 cas confirmés de la COVID-19, 13 décès et 8 guérisons. Aucun nouveau cas annoncé, mais 4 des cas confirmés sont passés dans la liste des décès au cours de la journée.

Par contre, à 19 h 40, Santé publique Sudbury et district confirmait le 5e et 6e cas du nouveau coronavirus dans la région. Les deux nouveaux cas positifs sont respectivement dans la vingtaine et la trentaine. Ils l'auraient contracté ailleurs en Ontario et sont en isolation depuis le 21 mars.

Ontario

572 cas, économies sur l’électricité et JFO.

À la mise à jour de 17 h 30, l’Ontario indique maintenant compter 572 cas confirmés de la COVID-19, 8 décès et 8 cas de guérison.

Le Bureau de santé publique Porcupine a confirmé un quatrième cas dans la région de Timmins. La région du Témiskaming ontarien a également signalé la détection d’un premier cas dans la région en fin de journée, un homme dans la trentaine qui aurait été contaminée lors d’un séjour à l’extérieur du district.

Témiskaming

Le Centre de santé communautaire du Témiskaming (CSCT) en est aujourd’hui à 25 ans de service auprès des francophones du district. Ses cinq points de services comptent à une cinquantaine d’employés, plus de 5000 clients et une armée de bénévoles. L’an dernier, les visites pour des soins primaires ont dépassé les 32 000 et les activités communautaires ont rejoint plus de 2500 personnes. Le CSCT est un point d’ancrage pour la communauté du Témiskaming.  

Cette aventure a débuté en 1992, alors que l’Association canadienne-française de l’Ontario faisait état de sérieuses lacunes en soins de santé et encore plus dans les services en français.

Après trois ans d’efforts auprès d’instances gouvernementales, le comité d’implantation a enfin annoncé la création d’un centre de santé pour la région de Témiskaming. Budget initial : 500 000 $

Le Centre de santé ouvre d’abord un point de service à New Liskeard. L’année suivante, en 1996, un deuxième suit à Earlton. En 1998, c’est à Kirkland Lake et en 2004, à la suite d’une entente avec les municipalités, le CSCT s’installe à Larder Lake et Virginiatown. Enfin, en 2009, le CSCT aménage dans un édifice neuf à New Liskeard, bouclant la boucle.

Un travail de collaboration

Le CSCT fait la fierté des francophones de la région. En soins primaires, chaque point de service a une équipe interprofessionnelle complète. «Ce travail d’équipe, complété par le médecin, rend plus rapide l’accès à un rendez-vous. Le client peut être vu dans les 48 heures au plus tard», affirme la directrice générale du CSCT, Jocelyne Maxwell.

Le CSCT offre aussi un éventail impressionnant d’activités communautaires. Ce volet comprend une gamme d’activités physiques pour les gens plus âgés, comme la raquette ou la marche nordique, en vue de maintenir ou d’améliorer l’équilibre et la mobilité. D’autres activités plus sociales visent à briser l’isolement. Cela inclut l’artisanat, les groupes de discussion ou des sorties. Des diners sont aussi organisés dans plusieurs communautés, le dernier ayant regroupé 175 personnes à New Liskeard.

Le CSCT préconise une approche collaborative avec d’autres agences, comme Témiskaming Child Care et Keepers of the Circle pour les 0 à 6 ans. Pour les 9 à 12 ans, un programme sur l’alimentation se tient à l’école ou en partenariat avec la municipalité durant l’été. Par des partenariats comme ceux-là, le centre reconnait l’importance de collaborer avec le système de santé pour mieux desservir toute la population du Témiskaming.

Le CSCT du Témiskaming a maintenant un budget annuel de 5 millions $. Il est un employeur de choix pour les professionnels de santé en français. La moyenne d’années de service frôle les dix ans et le taux de satisfaction du personnel impressionne : 95 %. Celui de la clientèle est encore plus élevé à 97 %.

Ne rien tenir pour acquis

Jocelyne Maxwell entrevoit l’avenir avec enthousiasme : «Ce qui fait notre force, c’est l’approche pour, par et avec la communauté francophone».

Elle déplore qu’il soit toujours difficile de faire reconnaitre l’importance d’avoir des services de santé en français. «Il faut continuer à travailler pour garder les acquis. Il n’y a pas de garantie.»

Elle confirme qu’il est nécessaire de faire preuve de résilience, de ténacité et de faire valoir la pertinence d’investir dans la santé en français auprès des instances gouvernementales. Mme Maxwell ajoute : «On y arrive parce qu’on a investi beaucoup dans l’identification des besoins. Nos arguments sont solides et le sceau d’approbation qu’on a obtenu en 2014 du Centre canadien de l’Agrément en témoigne. Il a fallu être flexible, visionnaire et ne pas se limiter aux modèles traditionnels.»

Nord de l’Ontario

En plus des écoles, la plupart des activités publiques sont annulées.

Les citoyens de l’Ontario se sont mobilisés rapidement la semaine dernière dès les premiers signes de multiplication du nombre de cas de la COVID-19, ce qui a coïncidé aussi avec l’arrivée de la maladie dans le Nord de l’Ontario. La province et plusieurs institutions ont mis des mesures de l’avant pour freiner la propagation. Ainsi, plusieurs établissements seront fermés et presque tous les évènements publics sont annulés ou reportés.

Sudbury a eu la confirmation de son premier cas de la COVID-19 le mardi 10 mars en fin de soirée, mais l’homme s’était présenté à l’urgence d’Horizon Santé Nord le 7 mars. La personne atteinte avait visité la conférence minière PDAC 2020 à Toronto la semaine précédente. Une série de réponses pour contrer la propagation du virus a rapidement suivi et se poursuit.

Grand Sudbury

Plusieurs services fermés

La Ville du Grand Sudbury continue de mettre en place des mesures plus sévères pour réduire les changes de propagation de la COVID-19. Les autorités ont présenté une nouvelle séries de mesures en direct sur Facebook lundi après-midi. Les services municipaux suivants seront fermés au moins jusqu’au 5 avril :

  • Les bibliothèques municipales — l’accès en ligne aux livres continue
  • Les Centres de service aux citoyens, sauf le bureau principal au 2e étage de la place Tom Davies
  • Les camps de la semaine de relâche
  • Les musées
  • Les parcs
  • Les arénas — les évènements à l’aréna communautaire sont annulés
  • Les piscines
  • Les centres de ski
  • Les centres communautaires
  • Les centres d’entrainement
  • Les centres pour les jeunes
  • La Cour des infractions provinciales est suspendue
  • Le Manoir des pionniers est fermé aux visiteurs

Les cours et les locations de salle seront remboursés. Pour connaitre la procédure, il faut contacter la Ville au 311 ou 311@grandsudbury.ca.

Ce qui continue :

  • Le transport en commun GOVA roulera et des mesures de nettoyage supplémentaires ont été mises en place
  • La collecte des déchets et du recyclage se poursuit normalement
  • Les dépotoirs sont ouverts
  • Les centres d’urgence pour sans-abris
  • La plupart des services offerts à la place Tom Davies

Pour tous les détails (anglais seulement au moment de mettre en ligne) : https://www.greatersudbury.ca/city-hall/news-and-public-notices/2020/covid-19-update-from-the-city-of-greater-sudbury-monday-march-16-2020/

Grand Sudbury

Une bonne santé mentale fait partie d'une bonne intégration

Les immigrants, et surtout les réfugiés, arrivent dans leur nouveau pays avec un bagage psychologique parfois déjà très lourd. Les tâches administratives et le simple fait de tenter de s’intégrer à sa communauté d’accueil ne font qu’ajouter au fardeau mental. Pour ces raisons, la santé mentale doit de plus en plus être prise en considération dans l’accueil des nouveaux arrivants.

Ontario

Les grands moyens pour contrer le COVID-19.

Le gouvernement de l’Ontario vient tout juste de demander aux conseils scolaires de fermer toutes les écoles élémentaires et secondaires financées par le gouvernement de l’Ontario du 14 mars au 15 avril inclusivement dans l’objectif de réduire les risques de propagation de la COVID-19.