La semaine de relâche remise au mois d’avril en Ontario

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur
COVID-19 : Mise à jour du 11 février

À la mise à jour matinale du 11 février, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 282 511 (+945). Le total incluait 263 044 (+1344) guérisons et 6614 décès (+18). Il y a 883 (-65) personnes hospitalisées, dont 299 aux soins intensifs.

  • Santé publique Sudbury et districts : +10, 556 cas (521 résolus, incluant 10 décès).
  • Bureau de santé Porcupine : +2, 301 cas (246 guérisons, 23 décès).
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : +2, 221 cas (197 guérisons, 1 décès).
  • Service de santé du Timiskaming : 92 cas (90 résolus, 1 décès).
  • Santé publique Algoma : 187 cas (166 résolus, 2 décès).


La semaine de relâche remise au mois d’avril en Ontario

Émilie Pelletier - Initiative de journalisme local — Le Droit

Les Ontariens n'auront pas de March Break cette année. Le gouvernement Ford a plutôt décidé de reporter la semaine de relâche au 12 avril.  Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a annoncé, jeudi après-midi, que la province repousse la semaine de relâche, prévue du 15 au 19 mars, à la semaine du 12 avril.

Stephen Lecce affirme que la décision a été prise afin de réduire les déplacements, alors que les préoccupations face aux variantes de la COVID-19 s’accumulent. La décision a été prise en consultation avec les agents de santé publique, a-t-il précisé en conférence de presse. 

« Il est de la plus haute importance que nous ne voyagions pas en ce moment. » — Stephen Lecce, ministre de l’Éducation

Le ministre de l’Éducation demande par ailleurs la coopération des écoles privées pour qu’elles imitent le gouvernement en déplaçant la semaine de relâche à la même date. Il a souligné que reporter plutôt que d’annuler la semaine de repos est une façon importante de contribuer à limiter la transmission communautaire du coronavirus et de ses variantes.

Épuisement 

Pourtant, le NPD a urgé le gouvernement, plus tôt cette semaine, de ne pas annuler ou reporter la semaine de relâche du mois de mars, soulignant que les élèves et les enseignants sont épuisés et anxieux en raison de l’apprentissage en ligne et des mesures sanitaires.

«Il est de la plus haute importance que nous ne voyagions pas en ce moment», a toutefois prévenu le ministre, inquiet que la province atteigne à nouveau le sommet des cas de COVID-19 du temps des fêtes.

Depuis le début de l’année 2021, les élèves effectuent un retour graduel à l’école. Les élèves du nord de l’Ontario y sont depuis la mi-janvier, ceux d’Ottawa et de l’Est ontarien depuis le 1er février, et les élèves des régions plus durement touchées par la transmission du virus, soit Toronto, Peel et York, devraient retourner en classes dès le 16 février.

Les syndicats s'opposent la décision de pousser la semaine de relâche

L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignants et des enseignants de l'élmentaire de l'Ontario (FEEO), l'Ontario English Catholic Teacher's Association (OECTA) et la Fédération des enseignates/enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (OSSTF/FEESO) s'opposent à la décision du gouvernent de reporter le congé de mars. 

« La décision de reporter le congé de mars en dépit de l’opposition unanime des syndicats représentant les travailleuses et travailleurs de l’éducation et d’autres intervenants du secteur, y compris toutes les associations de conseils scolaires et l’Ontario Principals’ Council, illustre encore une fois le fait que le gouvernement ne se soucie pas de l'opinion des experts et qu'il prend des décisions irresponsables et sans fondement. 

« La tendance à prendre des décisions sans consulter les experts et les travailleuses et travailleurs de première ligne les plus touchés, maintes fois démontrée par le gouvernement, ne fait qu’aggraver les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés. 

« Les enseignantes et enseignants et les travailleuses et travailleurs de l’éducation ont fourni des efforts extraordinaires pour enseigner aux élèves et les appuyer chaque jour depuis le début de l’année scolaire, que ce soit en présentiel ou en ligne. Leurs efforts devraient être applaudis et non rabaissés. », disent-ils dans un communiqué de presse.