Impacts COVID-19 : Résumé du 2 juin

Quelques retours vers la normale à Sudbury

À la mise à jour matinale du 2 juin, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 28 709 (+446). Le total incluait 22 484 guérisons (+331) et 2293 décès (+17). Il y aurait 125 personnes dans les unités de soins intensifs.

Plusieurs régions du Nord de l’Ontario n’ont pas de nouveau cas depuis près ou plus d’une semaine.

Santé publique Sudbury et districts : 64 cas (64 résolus, 2 décès). Aucun nouveau cas depuis le 17 mai.

Bureau de santé Porcupine : 65 cas (57 résolus, 7 décès). Aucun nouveau cas depuis le 10 mai.

Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 27 cas (26 résolus, 1 décès).

Service de santé du Timiskaming : 18 cas (18 résolus, 0 décès). Aucun nouveau cas depuis le 13 mai.

Santé publique Algoma : 21 (21 résolus, 0 décès).

Quelques retours à la normale à Sudbury

Pendant la pandémie, la Ville du Grand Sudbury avait augmenté la limite de sacs à ordure par foyer à quatre. Puisque les dépotoirs sont rouverts depuis le 15 mai, elle retournera graduellement vers la limite d’un sac par foyer. À partir du 8 juin, la limite baissera à deux sacs. Aucune date n’a été fixée pour le retour à la limite d’un sac.

Pour le transport public GOVA, les horaires spéciaux établis en avril restent en place, mais on recommencera l’embarquement par la porte avant et la perception des tarifs à partir du 15 juin.

Transmission du virus : une question de probabilités

Beaucoup d’Américains ont été soulagés ce mois-ci par les lignes directrices de leur Centre de contrôle des maladies (CDC) : le coronavirus ne se transmet pas beaucoup par les surfaces des objets. Mais en réalité, il y avait longtemps que le CDC avait dit ça et il n’y a pas réellement eu de changements dans ses lignes directrices.

Depuis février, l’abondance de nouvelles sur le nombre d’heures pendant lesquelles le virus peut «survivre» sur une table, une poignée de porte ou une boite de céréales a suscité beaucoup de spéculations et d’appréhensions. Mais, en réalité, la position des organismes de santé publique a toujours été la même : c’est d’abord et avant tout par les gouttelettes projetées par un individu que le virus a le plus de chances de se transmettre, et de préférence un individu à proximité de nous, et peut-être même un individu à proximité de nous dans un espace fermé.

«Le virus se répand surtout de personne à personne, plutôt que par des surfaces contaminées», rappelle ainsi le CDC sur son site.

Le New York Times faisait remarquer la semaine dernière que le plus gros changement sur le site du CDC au cours du mois de mai avait simplement été l’ajout d’un intertitre : «le virus ne se répand pas facilement par d’autres façons». Mais cela a suffi, semble-t-il, pour pousser plusieurs commentateurs à conclure que le CDC avait changé son fusil d’épaule, même si le gros du reste de la page n’avait pas changé. L’organisme américain a senti le besoin de publier un communiqué le 22 mai admettant que «ces changements ont semé la confusion» (these edits were confusing).

Il est certain qu’aucune étude scientifique ne permet d’affirmer que le risque est de zéro si le virus peut survivre tant d’heures sur une surface donnée, mais l’épidémiologie est une science des probabilités : c’est la densité des gouttelettes contenant le coronavirus qui est importante, davantage que le fait que le virus puisse «survivre» tel nombre d’heures. Au final, une personne qui travaille sur le même étage qu’une personne contagieuse a donc considérablement plus de chances «d’attraper» le virus par les gouttelettes de cette personne que si elle saisit une boite de céréales touchée par une personne contagieuse quelques heures plus tôt. Qui plus est, dans ce dernier cas, le fait de se laver les mains le plus souvent possible réduit encore les probabilités.

Agence Science-Presse (www.sciencepresse.qc.ca)