Dan Gauthier lors de l’un de ses dons de plasma
Dan Gauthier lors de l’un de ses dons de plasma

«Il y a beaucoup de bonheur qui est donné lorsqu’on appuie cette cause» — Dan Gauthier

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
14 juin — Journée mondiale du donneur de sang

La Journée mondiale du donneur de sang a une signification différente dans le Grand Sudbury. Depuis la fin de 2020, la clinique de don de sang a été remplacée par la première clinique de don de plasma au Canada. Les deux fluides sont utilisés différemment par le système de santé, mais ils permettent tous deux de sauver des vies.

Dan Gauthier visite la clinique du 900, boulevard Lasalle environ toutes les deux semaines. Il avait donné du sang quelquefois dans sa vie, mais il est devenu un donneur régulier de plasma après l’ouverture de la clinique. Il a fait dix dons jusqu’à présent.

Sa première visite a été faite avec un groupe de collègues de travail. «Avec le COVID, ça fait une sortie et en même temps, ça aide à appuyer la communauté un peu plus.» 

Il a commencé à se renseigner sur l’utilité du plasma et il a l’impression d’apprendre quelque chose de nouveau chaque fois qu’il y va. «Je n’ai aucun doute que je vais continuer à en donner pour le reste de ma vie», affirme Dan Gauthier.

«C’est l’idée qu’on peut faire tellement de choses avec le plasma qui est l’avantage. C’est ça qui m’intéresse le plus; une contribution peut avoir toutes sortes d’applications pour aider les gens», dit-il.

Rappelons que le plasma peut servir à traiter les patients atteints du cancer, de déficiences immunitaires, de troubles sanguins, de maladies du rein ou du foie et bien plus. Les recherches ne font qu’ajouter des possibilités.

Grâce entre autres aux encouragements de M. Gauthier, le petit groupe de cinq ou six collègues qui étaient allés donner du plasma la première fois a grandi. Ils sont maintenant une quinzaine de personnes. Ces donneurs ont par la suite convaincu des membres de leurs familles.

Dan Gauthier est fier de son équipe de donneurs. Ils s’étaient donné l’objectif de faire 50 dons divisés entre eux au cours de l’année. L'objectif a été dépassé après seulement cinq mois. «Ça nous donne le temps de prendre des nouvelles les uns des autres quand on y va ensemble. J’aime donner aussi parfois seul. Ça me donne le temps de réfléchir. Je peux même prendre des rendez-vous [téléphoniques] avec mes clients pendant que je donne.»

Bien sûr, il ne faut pas avoir peur des aiguilles pour donner du plasma, mais Dan Gauthier est d’avis que la douleur «est une affaire de secondes» lors d’un don. En plus, la solution salée qui est renvoyée dans le corps à la fin du don est un peu froide, ce qui peut être un avantage pendant les journées chaudes de l’été.

Le centre de collecte de plasma du Grand Sudbury a besoin de plus de 300 donneurs chaque semaine pour remplir son carnet de rendez-vous et fournir le plasma nécessaire à la fabrication de médicaments essentiels pour des gens de la communauté et du reste du pays.