La Maison McCulloch de Sudbury
La Maison McCulloch de Sudbury

Faire preuve de créativité pour combler les lacunes de financement en soins palliatifs

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Une augmentation du financement provincial ne ferait pas de tort selon Mathilde Bazinet.

Les maisons de soins palliatifs de la région font tout pour relever le défi d’offrir des soins de fin de vie malgré le faible financement accordé par le gouvernement provincial. La Maison Sérénité de North Bay et la Maison McCulloch de Sudbury doivent mener des collectes de fonds de façon régulière afin de recueillir l’argent dont elles ont besoin pour couvrir leurs dépenses.

Contrairement aux hôpitaux et à d’autres fournisseurs de services de santé, la province ne subventionne que 60 % des couts opérationnels des maisons de soins palliatifs. Les dirigeants passent donc beaucoup de leur temps à éviter les déficits budgétaires plutôt que de se concentrer à offrir les meilleurs soins possibles.

«Lorsque les maisons de soins palliatifs ont été mises sur pied, ç’a toujours été par des donateurs très généreux. Le financement des opérations a toujours été fait par des prélèvements de fonds», révèle la présidente sortante de la Maison Sérénité, Mathilde Gravelle-Bazinet.

«En 2005, c’était le ministre [George] Smitherman à ce moment-là qui a reconnu que ce n’était pas juste de ne pas financer les maisons de soins palliatifs, étant donné qu’elles peuvent procurer des soins très appropriés de fin de vie a à peu près un tiers du coup que ça coutait au gouvernement pour que les mourants soient soignés dans un hôpital de soins aigus», explique-t-elle

«Ç’a commencé avec 50 % des frais opérationnels qui étaient déboursés par le ministère de la Santé et, maintenant, ça a été augmenté à 60 %. On espère que le gouvernement actuel reconnait le grand service et l’économie de procurer ces services dans les maisons de soins palliatifs.»

La pandémie a aggravé la situation entourant le financement. Les maisons de soins palliatifs n’ont plus autant d’outils à leur disposition pour faire des collectes de fonds. Elles ne peuvent plus accueillir autant de visiteurs et doivent souvent employer des méthodes virtuelles pour la prestation de certains services.

Mathilde Bazinet

«Alors que la maison demeure toujours ouverte durant la pandémie, on a dû imposer plusieurs changements afin d’assurer la sécurité contre la propagation de la COVID-19 tout en adressant les besoins de ceux et celles que nous servons soit à la maison de soins palliatifs ou qui sont mourants à leur domicile», constate le gestionnaire des soins de soutien et de deuil de la Maison McCulloch, Normand Blanchard.

«Chaque année, la maison dépend de la générosité des membres de la collectivité afin de prélever plus d’un million de dollars pour voir aux couts opérationnels de la maison. Nos prélèvements de fonds les plus importants sont des rencontres en foule et on a dû penser à de nouvelles méthodes virtuelles de prélèvement de fonds», comme un Care-a-thon, un gala virtuel, une marche virtuelle et un tirage mensuel 50-50.

Ailleurs dans le Nord de l’Ontario, la maison Arch Hospice de Sault-Ste-Marie dessert les résidents du district d’Algoma.