COVID-19 : Résumé du 23 avril

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
État d’urgence prolongé + «Annonce trompeuse du gouvernement»

À la mise à jour matinale du 23 avril, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 12 879 (+634). Il s’agit d’une remonté importante comparativement aux 510 nouveaux cas de la veille.

Le total incluait 6680 guérisons (+459) et 713 décès (+54). Le nombre de patients sous respirateur est de 185194. Le nombre de guérisons a vu une bonne augmentation encore aujourd’hui, mais le nombre de décès aussi.

Deux nouveaux cas sur le territoire de Santé publique Sudbury et districts ont été annoncé à l’heure du souper. Le total de cas confirmés est encore de 49 cas, avec une guérison de plus (38 guérisons, 1 décès). Les deux femmes ont plus de 20 ans et 50 ans, donc elles ne seraient pas en lien avec l’éclosion à la Villa St-Joseph.

Le Bureau de santé Porcupine a annoncé un nouveau cas pour un total de 55 cas (34 guérisons, 3 décès). Pas de nouveau décès non plus, mais 4 guérisons.

Le Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound compte encore 16 cas (13 guérisons, 0 décès).

Il y a encore 12 cas dans chacun des territoires des Services de santé du Timiskaming (10 guérisons, 0 décès) et de Santé publique Algoma (9 guérisons, 0 décès).

État d’urgence prolongé

Le gouvernement de l’Ontario a prolongé aujourd’hui l’état d’urgence de deux autres semaines, donc jusqu’au 6 mai. À ce moment, s’il désire le prolonger de nouveau, il devra retourner en Chambre pour obtenir un vote d’appui. La prolongation de l’état d’urgence entraine la prolongation de toutes les mesures de la Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence, qui inclut la fermeture des commerces non essentiels, des lieux publics, des écoles, etc.

«Annonce trompeuse du gouvernement»

Nous rapportions il y a quelques jours que le gouvernement provincial avait annoncé que plus de 20 000 iPad avec connexion cellulaire seraient distribués par les conseils scolaires pour les enfants qui n’ont pas accès au matériel nécessaire pour apprendre à la maison.

Le Nouveau parti démocratique a révélé aujourd’hui que les tablettes mentionnées étaient des appareils déjà en circulation et que les conseils scolaires n’ont reçu aucune nouvelle d’un arrivage de tablettes.

«Nous avons entendu les conseils scolaires de partout à travers la province : ils sont submergés d’appels de parents cherchant l’iPad qu’ils pensent que le gouvernement a envoyé à leur enfant», dit la porte-parole néodémocrate en matière d’Éducation, Marit Stiles. «Mais la triste vérité, c’est que MM. Ford et Lecce ne faisaient que s’attribuer le mérite pour des tablettes ayant déjà été distribuées, voire étant déjà entrées en possession des conseils scolaires.»

Selon une communication d’un conseil à ses conseillers et conseillères scolaires, il ne s’agissait que d’une annonce faisant état de mesures qui existaient déjà. Le NPD accuse par contre le gouvernement d’avoir écrit un communiqué trompeur.

Recherche médicale

Le gouvernement fédéral veut préparer la sortie de crise par la voie médicale en injectant 1,1 milliard $ en recherche. De ce montant, 115 millions $ sont consacrés à la recherche pour un vaccin et un traitement et est divisé entre plusieurs projets. Rappelons que le développement d’un vaccin pourrait prendre encore plusieurs mois.

Une autre partie, 662 millions $, sera consacrée aux essais cliniques pour les médicaments et un vaccin. Il est aussi divisé entre plusieurs projets.

Un groupe de travail sur l’immunité à la COVID-19 sera également créé afin de mieux comprendre la maladie. L’objectif est d’établir le niveau d’immunité et de vulnérabilité de la population afin d’envisager de façon plus précise un retour à la normale.

Étendre la lutte à d’autres établissements à risque

L’Ontario veut protéger d’autres populations vulnérables. Une partie des nouvelles mesures de détection et de protection mises en place dans les centres de soins de longues durées seront appliquées dans les «établissements pour personnes ayant une déficience intellectuelle, les refuges pour les victimes de violence sexiste et de la traite des personnes, les foyers pour enfants ainsi que les établissements collectifs qui fournissent des services aux personnes autochtones vulnérables et à leur famille, aussi bien dans les réserves que hors réserves.»