COVID-19 : Mise à jour du 5 octobre

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Plus ou moins un? + Une étude identifie le désinformateur en chef

À la mise à jour matinale du 5 octobre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 54 814 (+615). Le total incluait 46 360 (+541) guérisons et 2980 décès (+5). Il y a 176 personnes hospitalisées, dont 43 aux soins intensifs. L’Ontario a effectué 40 093 tests hier.

  • Santé publique Sudbury et districts : 108 cas (105 résolus, 2 décès). Dernier cas : 29 septembre.
  • Bureau de santé Porcupine : 84 cas (72 guérisons, 9 décès). Dernier cas : 2 octobre.
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 40 cas (39 résolus, 1 décès). Dernier cas : 21 septembre.
  • Service de santé du Timiskaming : -1, 17 cas (17 résolus, 0 décès). Le bureau de santé du Timiskaming se débat encore avec les règles d’assignation des cas et leur lieu de résidence. Les nouveaux critères de l’Ontario font en sorte que les deux plus récents cas, annoncés la semaine dernière, ne sont plus attribués au Témiskaming. Par contre, un nouveau cas avec une adresse dans la région mais résident à l’extérieur, a été assigné au Service de santé du Timiskaming.
  • Santé publique Algoma : +1, 35 (30 résolus, 0 décès). Le nouveau cas serait dû à la contamination communautaire.


COVID : une étude identifie le désinformateur en chef

Agence Science-Presse – (www.sciencepresse.qc.ca)

Moins de 48 heures avant que Trump n’annonce qu’il était atteint de la COVID, une recherche universitaire l’avait identifié comme étant le principal propagateur de fausses nouvelles sur la pandémie.

Des chercheurs de l’Université Cornell, dans l’État de New York, qui ont analysé 38 millions d’articles portant sur la pandémie et publiés en anglais entre janvier et mai dans des médias à travers le monde, en ont trouvé 1,1 million qui contenaient de la désinformation. De ce nombre, Trump était au cœur de la «conversation» dans 37,9 % des cas — loin devant tout autre compétiteur.

«Nous concluons que le président des États-Unis était le plus gros propagateur de la désinformation sur la COVID-19.»

Il s’agirait, selon les auteurs, de la première analyse de grande ampleur du contenu publié par les médias, imprimés ou en ligne, sur cette question (d’autres recherches ont analysé le rôle des réseaux sociaux ou des «bots»).

Tous les articles ne font pas que répercuter de fausses informations : 16,4 % d’entre eux sont des articles de vérification des faits (fact checking) et plusieurs de ceux qui rapportent les propos de Trump soulignent en même temps qu’il s’agit d’une rumeur non fondée ou d’une affirmation mensongère.

Les sujets couverts par ces fausses informations vont des «remèdes miracles» à Bill Gates en passant par les théories du complot — comme celle, très populaire en janvier, qui prétendait que la pandémie était «fabriquée» par le parti démocrate pour coïncider avec les audiences sur la destitution de Trump.

Mais à eux seuls, les remèdes miracles ont généré plus d’articles que les 10 autres catégories de fausses nouvelles mises en commun. On y retrouve par exemple une idée lancée le 23 avril par Trump, voulant que des désinfectants ou de la lumière ultraviolette puissent traiter la COVID — et qui a fait bondir en quelques jours le nombre d’articles alors publiés de 10 000 à 30 000.

En tout, l’étude recense 295 000 articles dans la catégorie «remèdes miracles». Le lointain deuxième, baptisé «new world order / deep state» suit avec 49 000 articles. Bill Gates (28 000) et la 5G (23 000) ont aussi droit à leurs propres catégories.

Les chercheurs derrière cette étude sont rassemblés sous le chapeau de l’Alliance Cornell pour la science, un organisme à but non lucratif voué notamment à «promouvoir la prise de décisions basée sur de la science». Interrogée par le New York Times, sa directrice, Sarah Evanega, a ainsi fait le lien entre l’objet de leur recherche et le fait qu’un tel niveau de désinformation, «a de lourdes retombées sur la santé» des populations.

Le service de vérification des faits de l’Agence France-Presse a vérifié plusieurs des fausses affirmations du président américain sur la pandémie. On en trouvera quelques-unes dans cette enfilade.