COVID-19 : Mise à jour du 24 septembre

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Droit
L’Ontario change sa stratégie de dépistage + Ontario: le NPD outré par le dépistage privé

À la mise à jour matinale du 24 septembre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 48 496 (+409). Le total incluait 41 886 (+286) guérisons et 2836 décès (+1). Il y a 88 personnes hospitalisées, dont 27 aux soins intensifs. L’Ontario a effectué 30 634 tests hier.

Un nouveau cas dans le Nord-Est.

  • Santé publique Sudbury et districts : 102 cas (99 résolus, 2 décès). Dernier cas : 20 septembre.
  • Bureau de santé Porcupine : 81 cas (67 guérisons, 9 décès). Dernier cas : 21 septembre.
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 40 cas (37 résolus, 1 décès). Dernier cas : 21 septembre.
  • Service de santé du Timiskaming : 19 cas (19 résolus, 0 décès). Dernier cas : 29 juillet.
  • Santé publique Algoma : +1, 32 (30 résolus, 0 décès). Dernier cas : 21 septembre.

L’Ontario change sa stratégie de dépistage

Les personnes asymptomatiques ou qui n’ont pas eu de contact avec quelqu’un ayant reçu un résultat positif à la COVID-19 n’auront plus le droit de recevoir un test de dépistage en Ontario. Le gouvernement Ford a émis de nouvelles directives sur le dépistage des personnes asymptomatiques et l’isolement préventif, jeudi.

«Jusqu’à ce que Santé Canada approuve les tests de dépistage rapides, les experts médicaux de la province nous ont dit qu’il faut changer notre stratégie de dépistage», a déclaré le premier ministre ontarien Doug Ford en conférence de presse.

Ainsi, si une personne ne ressent pas de symptômes de la COVID-19 et n’a pas eu de contacts avec une personne infectée, elle ne pourra plus aller subir un test de dépistage.

Seules les personnes asymptomatiques considérées à haut risque, comme celles qui habitent dans une communauté autochtone ou qui travaillent dans le système de la santé, représentent une exception.

Les personnes qui souhaitent visiter leurs proches à l’hôpital ou en foyer de soins de longue durée pourront elles aussi recevoir un test.

Les patients qui sont transférés d’un établissement de santé ou de soins de longue durée à un autre devront se soumettre à un test de dépistage avant son admission.

Par ailleurs, le gouvernement oblige maintenant toute personne ayant été en contact avec une personne infectée de la COVID-19 de s’isoler pendant les 14 jours qui suivent le dernier contact, même si la personne asymptomatique a reçu un résultat négatif avant ce contact.

Selon les plus récentes données de la santé publique de l’Ontario, 53 840 tests font présentement l’objet d’une enquête.

Ontario: le NPD outré par le dépistage privé

L’opposition officielle à Queen’s Park n’en revient pas que le premier ministre Doug Ford soit d’accord avec la possibilité de payer pour obtenir un dépistage plus rapide en Ontario.

Alors que des familles ontariennes doivent souvent attendre plusieurs heures pour recevoir un test de dépistage de la COVID-19 et que d’autres doivent retourner chez eux bredouille en raison des problèmes de capacité, des compagnies privées permettent aux plus nantis de débourser jusqu’à 400 $ pour recevoir un test plus rapidement.

«Le dépistage privé à but lucratif gruge les familles et permet à ceux qui ont les poches profondes de sauter la file d’attente», a indiqué la vice-cheffe du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario Sara Singh, lors de la période de questions en Chambre, mardi.

Questionné quelques heures plus tard à propos de cette pratique, le premier ministre ontarien Doug Ford a répondu qu’il ne s’y oppose pas, soulignant que nous vivons dans «une société de marché libre».

Cette réponse en a offusqué plus d’un au sein de l’opposition officielle. «Le premier ministre pense-t-il sérieusement que les familles devraient payer jusqu’à 400 $ pour recevoir un test?», a le lendemain demandé la députée du NPD Catherine Fife.

Sans répondre à la question de la députée, le Leadeur parlementaire Paul Calandra a affirmé, au nom de Doug Ford, que la plupart des problèmes au sein du système de la santé en Ontario ont été causés par le gouvernement libéral précédent et que c’est un gouvernement conservateur qui a introduit la «médecine sociale» dans la province.