COVID-19 : Mise à jour du 23 septembre

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Test dans les pharmacies, mais pas dans le Nord + Des décès sans COVID attribués à la COVID ?

À la mise à jour matinale du 23 septembre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 48 087 (+335). Le total incluait 41 600 (+258) guérisons et 2835 décès (+3). L’Ontario a effectué 35 436 tests hier.

Aucun nouveau cas dans le Nord-Est aujourd'hui.

Santé publique Sudbury et districts : 102 cas (99 résolus, 2 décès). Dernier cas : 20 septembre.

Bureau de santé Porcupine : 81 cas (66 guérisons, 9 décès). Dernier cas : 21 septembre.

Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 40 cas (37 résolus, 1 décès). Dernier cas : 21 septembre.

Service de santé du Timiskaming : 19 cas (19 résolus, 0 décès). Dernier cas : 29 juillet.

Santé publique Algoma : 31 (30 résolus, 0 décès). Dernier cas : 21 septembre.

Test dans les pharmacies, mais pas dans le Nord

À partir de vendredi 25 septembre, jusqu’à 60 pharmacies en Ontario offriront des tests de dépistage de la COVID-19 sur rendez-vous. Avec l’initiative, le gouvernement ontarien veut élargie l’offre de test afin de diminuer les temps d’attente.

Pour le moment, toutes les pharmacies participantes dans l’Est et le Sud de la province, là où il y a plus de cas et plus de nouveaux cas quotidien.


Des décès sans Covid attribués à la Covid ? 

Faux

 

Pascal Lapointe – Le Détecteur de rumeurs — Agence Science-Presse

À en croire une nouvelle rumeur, le Centre américain de contrôle des maladies (CDC) aurait «discrètement» annoncé que «seulement 6 % de tous les décès» attribués à la COVID -19 seraient morts de la COVID-19. Le Détecteur de rumeurs explique pourquoi «la seule cause mentionnée sur le certificat de décès» ne veut pas dire que «seules ces personnes sont mortes de la Covid».

L’origine de la rumeur

Selon un message lancé le 29 aout sur Twitter, le CDC aurait, le 22 aout, «discrètement» mis à jour ses statistiques sur la Covid-19 pour «reconnaitre que seulement 6 % de tous les 153 504 morts [alors] recensés [aux États-Unis] étaient en réalité morts de la COVID.» Ce message lancé par une militante identifiée à la mouvance d’extrême droite QAnon est rapidement devenu viral (et a été partagé entre autres par Donald Trump). C’est devenu un argument massue pour certains de ceux qui affirment qu’il n’y a pas vraiment de pandémie, ou que le nombre de décès a été exagéré.

Les faits

En réalité, le CDC a dit que chez 6 % de ces défunts, «la COVID-19 était la seule cause mentionnée dans le certificat de décès» tandis que chez tous les autres, au moins une autre cause (une «comorbidité») était mentionnée : maladie respiratoire ou cardiaque, hypertension, problèmes rénaux, obésité, diabète, etc.

Rien de tout cela n’est nouveau : c’est pratiquement depuis le début de la pandémie en Chine que les chercheurs répètent que certains groupes sont plus à risque face au coronavirus et, parmi ces groupes, ceux souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques, de diabète ou d’obésité, entre autres.

Une confusion a d’ailleurs longtemps prévalu autour des personnes âgées : ce n’était pas seulement l’âge qui était un facteur de risque face au virus, comme plusieurs l’ont prétendu, mais le fait de souffrir de certaines maladies.

Autrement dit, il s’agit de gens qui auraient pu vivre pendant des années avec leur problème de santé, mais chez qui le virus a entrainé, par exemple, une détérioration rapide de la condition respiratoire.

Le CDC ne dit donc nulle part que seulement 6 % des décès sont «attribuables à la COVID». Il dit que c’est seulement chez 6 % d’entre eux qu’aucun autre facteur n’a été noté — ce qui ne veut pas dire non plus qu’il n’y en avait pas.

Incidemment, une étude parue en avril dans le Journal de l’Association médicale américaine (JAMA) estimait que, sur 5700 patients hospitalisés à New York pour la COVID (âge moyen : 63 ans), la grande majorité avait deux problèmes de santé (en plus de la COVID). La proportion de ceux qui n’en avaient aucun était évaluée à… 6 %.

Enfin, cette mise à jour n’est pas «discrète», puisqu’elle est clairement publiée par le CDC sur son site chaque semaine depuis des mois, en plus d’être annoncée sur ses réseaux sociaux.

Pour aller plus loin

Le fait que la pandémie ait provoqué un nombre de décès supérieur à la normale ne fait plus débat dans la communauté médicale : les statistiques de nombreux pays montrent que, pour les mois de mars, avril et mai, le nombre de décès était nettement supérieur à la moyenne des années précédentes. Explication.

Le taux de décès de la COVID donne lieu à beaucoup d’affirmations fausses depuis le début de la pandémie. Explication.

L’âge n’est pas le seul facteur de risque pour souffrir de graves problèmes entrainés par la COVID. Explication.

 

Cet article fait partie de la rubrique du Détecteur de rumeurs.