COVID-19 : Mise à jour du 23 octobre

+4 à Sudbury + Des autobus pour tous les élèves + «Muselé, piégé», «frappé de terreur» : des recommandations pour le gouvernement Ford

À la mise à jour matinale du 23 octobre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 68 353 (+826). Le total incluait 58 799 (+733) guérisons et 3080 décès (+9). Il y a 276 personnes hospitalisées, dont 78 aux soins intensifs. L’Ontario a effectué 40 019 tests hier.

  • Santé publique Sudbury et districts : +4, 118 cas (110 résolus, incluant 2 décès). Tard jeudi soir, quatre nouveaux cas ont été déclarés. Un a voyagé, les trois autres ont été en contact avec une personne ayant voyagé. Sudbury.com rapportait aussi ce matin qu’un élève l’école Lo-Ellen était un des nouveaux cas positif cette semaine.
  • Bureau de santé Porcupine : +1, 93 cas (78 guérisons, 9 décès). La personne infectée est dans la région de Hearst, Hornepayne.
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 47 cas (43 résolus, 1 décès). Dernier cas : 21 octobre.
  • Service de santé du Timiskaming : 17 cas (17 résolus, 0 décès). Dernier cas : 5 octobre.
  • Santé publique Algoma : 41 (39 résolus, 0 décès). Dernier cas : 22 octobre.

Des autobus pour tous les élèves

Le Consortium de services aux élèves de Sudbury a annoncé aujourd’hui qu’il n’y aurait pas de trajet annulé la semaine prochaine. Assez de conducteurs ont été embauchés et l’horaire a pu être organisé selon les besoins. «Nous tenons à remercier tous les parents, les écoles et les conseils scolaires pour leur patience et leur compréhension au cours des 7 dernières semaines et apprécions tous les efforts déployés par les médias locaux afin de partager le message et d'aider au processus de recrutement», a écrit le Consortium dans son communiqué.


«Muselé, piégé», «frappé de terreur»: des recommandations pour le gouvernement Ford

Émilie Pelletier — Initiative de journalisme local — Le Droit

Dans une lettre envoyée vendredi à la ministre des Soins de longue durée Merrilee Fullerton, la commission d’enquête sur les soins de longue durée de l’Ontario lui demande d’augmenter les effectifs dans les foyers pour ainés de la province et d’y améliorer les mesures de prévention et de contrôle des infections ainsi que les relations entre les foyers, les hôpitaux et les bureaux de santé publique régionaux.

«Accablant, émotionnel», «solitaire, déprimé», «muselé, piégé», «abattu, ennui», «frappé de terreur». Voilà certains des mots entendus par les membres de la Commission ontarienne d’enquête sur la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée dans le cadre de leurs rencontres dans ces établissements jusqu’à présent.

Les enquêteurs ont mis ces mots en exergue dans une lettre qui énumère des recommandations préliminaires envoyées à la ministre Fullerton, vendredi matin.

Même si le rapport final doit être remis au printemps prochain, la commission a estimé qu’elle avait recueilli suffisamment d’informations pour émettre des recommandations provisoires sur la meilleure façon de protéger les ainés dans les 626 foyers de soins de longue durée de l’Ontario.

«On nous a rapporté que les foyers de soins de longue durée n’ont pas été pris en compte dans les plans provinciaux initiaux d’enrayement de la COVID-19 jusqu’au moment où les premiers résidents sont morts et on nous a imploré que cela ne se répète pas une fois la crise passée», indiquent les commissaires.

Jusqu’à présent, 77 établissements pour ainés de la province ont déclaré une éclosion, où 1987 résidents ont perdu la vie après avoir contracté la COVID-19.

«De nombreux témoins ont fait des récits déchirants de leurs expériences pendant la première vague de la pandémie qui a entrainé la perte tragique de vies, de leurs souffrances et des répercussions dévastatrices qu’elle a eues sur les résidents, les familles et le personnel», peut-on lire dans la première page sur cinq de la lettre.

Depuis son lancement à la fin juillet, la commission s’est entretenue avec plus de 200 témoins qui ont détaillé un manque de préparation dans le système de soins de longue durée, qui a mené à des foyers submergés par la pandémie et par les milliers de morts qu’elle a engendrés.

Les recommandations

Parmi les recommandations, les membres de la Commission d’enquête affirment qu’étant donné le caractère 24/7 des opérations dans les foyers, «il faut créer plus de postes à plein temps pour assurer la stabilité et la rétention du personnel ainsi que la permanence des soins aux résidents».

Les commissaires demandent aussi au gouvernement d’augmenter les fonds permanents pour le recrutement de personnel afin d’accroitre leur ratio personnel/résident et d’assurer plus d’heures de soins sur la base des besoins des résidents.

L’une des recommandations est aussi de mettre rapidement en œuvre un modèle de collaboration dans les collectivités où se trouvent des foyers de soins de longue durée susceptibles de connaitre des difficultés. «Votre ministère travaille avec le ministère de la Santé pour formaliser ces relations de manière proactive. Il n’y a pas lieu d’attendre jusqu’à la survenue d’une éclosion pour qu’un hôpital assiste ou soit obligé d’assister un foyer de soins de longue durée.»

Les commissaires demandent également que chaque foyer de soins de longue durée dispose d’un responsable de la prévention et du contrôle des infections (PCI) capable de s’assurer de la conformité avec les protocoles sanitaires et de fournir une formation à tout le personnel.

La ministre Merrilee Fullerton a récemment déclaré que le droit moral des résidents des établissements de soins de longue durée à leur domicile était l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement n’avait pas pris de mesures pour les sortir des foyers surpeuplés.

Or, les commissaires indiquent dans leur lettre que les résidents positifs à la COVID-19, notamment dans les vieux foyers, «doivent se voir offrir la possibilité d’être transférés dans d’autres environnements afin d’éviter la transmission du virus et de les aider à guérir». 

L’enquête se poursuit et les commissaires tenteront de déterminer si la province a pris des mesures efficaces pour enrayer la propagation du virus dans les établissements de soins de longue durée.

Le ministère des Soins de longue durée a fait savoir qu’il étudie actuellement les recommandations des commissaires.