+5 et Pas de mesure supplémentaire dans le Nord-Est

COVID-19 : Mise à jour du 20 novembre

À la mise à jour matinale du 20 novembre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 100 790 (+1418). Le total incluait 84 716 (+1415) guérisons et 3451 décès (+8). Il y a 518 (-8) personnes hospitalisées, dont 142 aux soins intensifs.

  • Santé publique Sudbury et districts : +3, 214 cas (192 résolus, incluant 2 décès).
  • Bureau de santé Porcupine : +1, 106 cas (101 guérisons, 9 décès). L’individu est en isolement dans la région de Timmins.
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : +1, 65 cas (53 résolus, 1 décès). Le bureau de santé publique a également annoncé que quelqu’un à l’université Nipissing est un des résultats positifs des derniers jours et qu’il s’efforce de contacter toutes les personnes qui auraient pu être en contact avec lui.
  • Service de santé du Timiskaming : 18 cas (17 résolus, 0 décès). Dernier cas : 15 novembre.
  • Santé publique Algoma : 58 (55 résolus, 0 décès). Dernier cas : 15 novembre.

Pas de mesure supplémentaires dans le Nord-Est

Le gouvernement ontarien a annoncé que les régions de Toronto et Peel retourneraient en confinement presque total le lundi 23 novembre. Ils espèrent mettre un frein à la propagation du coronavirus qui ne ralentit pas dans ces régions, mais aussi dans d’autres.

Dans le Nord, seul la région de Thunder Bay changera de couleur, passant au jaune. Il n’y a donc pas de changement à l’horizon pour le Nord-Est de l’Ontario.

L’Ontario en a également profité pour étirer les décrets mis en place pour lutter contre la propagation de la COVID-19.


Ottawa a-t-il les pouvoirs de freiner la pandémie?

Bruno Cournoyer Paquin – Francopresse

L’augmentation du nombre de cas de COVID-19 dans plusieurs provinces augmente la pression sur le premier ministre Justin Trudeau pour qu’il impose des mesures fédérales d’urgence. Mais les pouvoirs d’Ottawa pour répondre à la crise s’avèrent plutôt limités, selon certains experts.

Jusqu’à présent, Justin Trudeau s’est montré plutôt réfractaire à une intervention fédérale, précisant en conférence de presse le 17 novembre que les mesures de confinement étaient «une question pour les experts médicaux et les autorités provinciales […] Le rôle du gouvernement du Canada est de supporter les provinces dans leurs décisions.»

«Je pense que cette idée d’invoquer la Loi sur les [mesures] d’urgence, ou des directives agressives du fédéral, on n’est pas rendus là, j’espère qu’on ne se rendra pas là et je ne pense pas qu’on va se rendre là», a ajouté le premier ministre.

La Loi actuelle ne permet pas le confinement général

Pour professeur au Département de sciences politiques de l’Université McGill, Daniel Béland, il s’agit d’un «débat qui dure depuis le début de la pandémie. Justin Trudeau, au début de la pandémie, avait demandé aux premiers ministres des provinces s’ils étaient d’accord de mettre en œuvre la Loi sur les mesures d’urgence et, à l’époque, ils avaient dit non.»

Le débat est rouvert parce que la deuxième vague a entrainé une grave détérioration de la situation sanitaire dans plusieurs provinces, ajoute-t-il.

Le professeur de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, David Robitaille, rappelle cependant que la Loi sur les mesures d’urgence ne confère pas des pouvoirs illimités au gouvernement fédéral.

«Les pouvoirs du gouvernement fédéral sont quand même bien balisés dans la Loi sur les mesures d’urgence. Le gouvernement fédéral ne peut pas faire n’importe quoi. En temps de sinistre, par exemple une pandémie, ce que le gouvernement peut faire c’est d’interdire les déplacements à l’intérieur du Canada ou de l’extérieur du pays vers le pays», explique-t-il.

La Loi confère quelques autres pouvoirs au gouvernement fédéral, selon David Robitaille. «Mais, à mon avis, quand les journalistes évoquent un confinement national, dans le sens d’obliger les gens à rester chez eux, fermer des commerces et prendre des mesures très similaires et détaillées comme le font les provinces, la Loi actuelle ne le permet pas», conclut David Robitaille.

En fait, explique le professeur, certains soulignent qu’une des raisons pour lesquelles le gouvernement fédéral n’a toujours pas invoqué la Loi sur les mesures d’urgence est qu’elle ne lui donne pas suffisamment de pouvoirs.