+2 à Sudbury et Des célébrations à la COVID : combien de temps?

COVID-19 : Mise à jour du 1er décembre

À la mise à jour matinale du 1er décembre, le nombre de personnes qui ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 en Ontario depuis le début des tests était à 118 199 (+1707). Le total incluait 100 012 (+1373) guérisons et 3663 décès (+7). Il y a 645 (+27) personnes hospitalisées, dont 185 aux soins intensifs.

  • Santé publique Sudbury et districts : +2, 232 cas (223 résolus, incluant 2 décès).
  • Bureau de santé Porcupine : 106 cas (96 guérisons, 9 décès). Dernier cas : 20 novembre.
  • Bureau de santé du district de North Bay-Parry Sound : 79 cas (71 guérisons, 1 décès). Tous les cas ont moins de 40 ans et ont été en contact avec un cas connu.
  • Service de santé du Timiskaming : 18 cas (18 résolus, 0 décès). Dernier cas : 15 novembre.
  • Santé publique Algoma : 60 (57 résolus, 0 décès). Dernier cas : 25 novembre.


Des célébrations à la COVID : combien de temps ?

Agence Science-Presse (www.sciencepresse.qc.ca)

Si tout le monde devait fêter Noël, combien de temps s’écoulerait-il entre le moment où une première personne est infectée par ce fameux virus et le moment où les hôpitaux en sentent les effets? Les célébrations américaines de l’Action de grâces [Thanksgiving] fournissent l’opportunité d’une expérience grandeur nature.

En fait, les réponses sont connues, moyennant une certaine marge erreur. Quelques jours après l’infection, la personne est contagieuse. Si elle a été imprudente dans ses contacts, quelques jours de plus et des éclosions surgissent à son travail ou dans sa famille immédiate. Ensuite, d’une éclosion à l’autre, sachant que 20 % des cas conduisent à des symptômes plus graves, arrive un moment où, statistiquement, on observe une augmentation notable des cas à l’hôpital puis, une semaine plus tard, une augmentation des cas aux soins intensifs.

Mais beaucoup de ces calculs sont basés sur ce qui s’est passé dans plusieurs pays lors de la première vague, le printemps dernier. Depuis, on a appris à davantage protéger les gens plus âgés et davantage de gens se sont mis à respecter la distanciation sociale ou à porter un masque.

À quel point l’abandon de ces mesures de prudence fera-t-il une différence sur une population aussi large et diversifiée que celle des États-Unis? C’est ce que le mois de décembre, et plus particulièrement la deuxième moitié de décembre, va nous apprendre. Comme le résume l’épidémiologiste Michael Mina dans une entrevue au magazine Stat : «Ce que ça veut probablement dire, c’est que trois ou quatre semaines après l’Action de grâces, nous allons voir davantage de gens mourir.»

Le bémol, c’est que même si les images d’aérogares surchargées la semaine dernière ont pu donner l’impression que les États-Unis au complet s’en allaient célébrer dans leurs familles, les habitants de ce pays ont en fait été moitié moins nombreux que d’habitude à se déplacer. Mais ça en a tout de même laissé des millions qui ont pris l’avion pour s’en aller dans une autre région, puis en revenir quelques jours plus tard. Avec ou sans un certain passager clandestin...