Portage Levase à North Bay
Portage Levase à North Bay

120 minutes par semaine

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur
Nous ne pouvons pas nous passer des incroyables bienfaits pour la santé que nous offre la nature.

Les restrictions de la santé publique en Ontario aggraveront probablement le moral déjà très bas de plusieurs, mais il est possible de trouver un peu de lumière dans l’obscurité. Avec le retour des températures plus clémentes, la reprise de l’activité physique à l’extérieur est plus facile. Pourquoi s’en passer, puisque les bienfaits de la nature sur la santé et le bienêtre ont été démontrés.

«Il y a une étude de Yale 360 Environment de 20 000 personnes qui a démontré que  les participants qui ont sorti dehors pour 120 minutes par semaine dans un espace vert, qui sont vraiment mises dans la nature ont, rapporté une meilleure santé et un meilleur bienêtre», souligne le directeur de l’Association Rainbow Routes, Daniel Barrette.

Nous ne pouvons pas nous passer des incroyables bienfaits pour la santé que nous offre la nature. Que nous sortions pour une courte promenade, une randonnée à vélo intense ou se promener dans les bois pendant quelques heures — tout en respectant les mesures de santé publique —, nous tirerons des bienfaits du temps passé à l’extérieur ces jours-ci.  

Plus important que jamais

«Il y a une citation d’un militant de la nature qui dit “au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la nature, plus on va comprendre l’importance et sa nécessité dans nos vies”. Je pense qu’en 2021, on est rendu là», dit M. Barrette. 

«La nature nous offre un calme. Dans notre société d’aujourd’hui, avec ce qu’on vit, on peut vraiment vivre beaucoup de stress qui vient de différents angles. On peut gérer ce stress un peu mieux, on peut aider notre santé mentale et notre santé physique. Elle nous aide à nous autoréguler», explique-t-il. 

Des avantages bien étudiés

Dans les années 1990, des études ont confirmé que l’exposition à la nature, même s’il ne s’agit que de jeter un regard par la fenêtre, pouvait réduire le stress, améliorer la concentration et aider à guérir plus rapidement. Ces travaux de recherche ne faisaient toutefois pas la distinction entre les espaces sauvages et les pelouses parsemées d’arbres.

Un sondage national mené par le groupe à but non lucratif Amis des Parcs indique que 82 % des Canadiens disent que les parcs ont eu une plus grande importance pour leur bienêtre et leur santé mentale durant la pandémie. De plus, 55 % des villes disent avoir vu une augmentation des visites dans leurs parcs.

«Le recoupement entre la richesse de la vie sur terre et le bienêtre humain est maintenant bien établi dans la science et il s’impose rapidement comme un impératif dans les pratiques de conception et de planification», écrit la professeure agrégée et directrice de l’Ecological Design Lab à l’université Ryerson, Nina-Marie Lister dans Le rapport sur les parcs urbains du Canada. « Nos parcs et nos espaces verts publics n’ont jamais été aussi importants pour les citadins, surtout sur le plan de la santé mentale et des effets bénéfiques de la nature urbaine sur le bienêtre.»

Pas de pénurie dans le Nord

«La vraie beauté de Sudbury, c’est qu’on a des petits espaces verts qui ont été protégés. Ils sont près de nos maisons, donc c’est très accessible. Il y a au-dessus de 30 sentiers officiels de diverses longueurs, comme le parc Kivi et le lac Laurentienne», dit M. Barrette. 

L’Association Rainbow Routes se consacre à la transformation urbaine du Grand Sudbury pour qu’il devienne un endroit plus sain et plus dynamique pour ces citoyens. Ils font le développement et la promotion les sentiers et les itinéraires non motorisés pour offrir aux citoyens des possibilités de loisirs et de transport actifs, sains et abordables. 

Daniel Barrette