La formation est maintenant obligatoire dans le programme francophone de baccalauréat en sciences infirmière de l'Université Laurentienne.
La formation est maintenant obligatoire dans le programme francophone de baccalauréat en sciences infirmière de l'Université Laurentienne.

1000 fournisseurs de plus comprennent l’importance de l’offre active

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Une augmentation de 400 %

Une augmentation de 400 % est marquante, peu importe le sujet. Dans le cas du Réseau du mieux-être francophone du Nord de l’Ontario (RMEFNO), il s’agit de l’augmentation du nombre de personnes qui ont complété la formation en ligne sur l’offre active de service en français en santé.

Selon le rapport annuel du RMEFNO, publié lors de son assemblée générale annuelle le 6 octobre, 1253 personnes ont complété la formation depuis son lancement en avril 2018, dont 1009 personnes en 2019-2020. La grande majorité provient du Nord de la province (930), le reste provenait de l’Ontario (71) et d’ailleurs au Canada (8). De plus, 89 % des personnes formées ont suivi la formation en anglais.

Le RMEFNO attribue l’augmentation fulgurante au fait que «les RLISS du Nord-Est et du Nord-Ouest ont également rendu la formation obligatoire pour tous les employés tant du côté planification que du côté des services de soutien communautaire». Elle l’est aussi dans le baccalauréat en sciences infirmières de l’Université Laurentienne.

Au lancement du programme, la possibilité de lancer des versions adaptées à d’autres régions du Canada était un des objectifs à long terme. Le rapport indique qu’une version générique adaptée à la réalité canadienne sera déployée l’an prochain, mais que des fonds ont aussi été obtenus pour une adaptation plus fidèle à la réalité des autres provinces et aux territoires.

10 ans

Le Réseau célébrait aussi ses 10 ans en 2020. Il est né de la fusion du Réseau francophone de santé du Nord de l’Ontario et du Réseau de santé en français du Moyen-Nord de l’Ontario en 2010.

L’année 2019-2020, qui s’est terminée sous le signe de la pandémie, a largement été marquée par la planification de la transformation du système de santé ontarien lancée par le gouvernement. Le RMEFNO avait la tâche de s’assurer que les francophones étaient pris en compte dans les décisions du gouvernement et des organisations.

En plus de surveiller cette transformation, le Réseau doit continuer d’encourager des organismes à demander une désignation en vertu de la Loi sur les services en français. Cinq entités suivent ce processus dans le Nord. Le RMEFNO a confirmé la conformité continue de neuf organismes au cours de l’année. (J.C.)