Mona et la classe moyenne

La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau nommait la Franco-Ontarienne Mona Fortier au poste de ministre des Finances adjointe, responsable de la Prospérité de la classe moyenne.

On ne sait pas encore ce que ça mange en hiver, une ministre responsable de la Prospérité de la classe moyenne, mais on sait qui est Mona Fortier.

Elle a été de toutes les batailles des Franco-Ontariens et il est permis de croire que, quelles que soient les tâches que le premier ministre lui donnera dans sa lettre de mandat, elle sera une voix forte pour nous au conseil des ministres.

Âgée de 47 ans, l’honorable Mona Fortier est née et a grandi à Ottawa dans une famille franco-ontarienne dont les lettres de noblesse ne sont plus à écrire. Son père, ex-professeur à l’École de commerce de l’université d’Ottawa, est lui-même issu d’une famille d’affaires francophone, Fortier Beverages, de Cochrane. Mona possède d’ailleurs un MBA de cette même université. Elle a été, entre autres, directrice des communications à la Cité collégiale et a dirigé son propre cabinet de communications. Elle a été élue députée d’Ottawa-Vanier lors de l’élection partielle de 2017, déclenchée après le décès de Mauril Bélanger.

Mona est la sixième ministre franco-ontarienne à siéger au gouvernement fédéral depuis 1945. Le premier était Lionel Chevrier (Stormont), nommé en 1945 au poste important des Munitions et Approvisionnements. La même année, Paul Martin père (Windsor) sera nommé ministre de la Santé où il jouera un rôle de premier plan en convainquant le premier ministre Saint-Laurent de créer le régime actuel d’assurance maladie. On devra ensuite attendre 1993 pour que Diane Marleau (Sudbury) entre au Cabinet en tant que ministre de la Santé. Elle détiendra plusieurs autres postes ministériels jusqu’en 1999. En 1997, Don Boudria (Glengarry-Prescott-Russell) devient ministre des Travaux publics. Et finalement, Mauril Bélanger (Ottawa-Vanier) devient ministre responsable des Langues officielles en 2004.

L’honorable Mona Fortier est donc la dernière d’une liste impressionnante de ministres qui ont joué des rôles importants en politique fédérale. Malgré le fait que la plupart n’étaient pas titulaires de ministères à vocation liée à la francophonie, tous ont toujours défendu nos droits. Un petit exemple parmi tant d’autres : en 1996 alors qu’un nouveau conseil d’administration tente de remettre sur pied le centre culturel Le Carrefour francophone de Sudbury, ils font appel à Diane Marleau. Celle-ci, alors ministre des Travaux publics, réussit à débloquer une somme de 50 000 $, qui a permis au centre d’éviter la faillite et de créer des programmes qui génèrent maintenant plus de fonds que les subventions gouvernementales. C’est ça être de notre bord.

Dans le climat politique actuel où tout le monde a peur de son ombre, une ministre ne pourrait probablement pas tirer une telle somme de son chapeau, même pour une bonne cause. Mais une chose est certaine, si Mona Fortier a la classe moyenne à cœur autant qu’elle l’a pour sa communauté franco-ontarienne, les Canadiens moyens sont entre bonnes mains.


Précision apportée en date du 4 décembre

Plusieurs lecteurs du Voyageur ont souligné que nous avons oublié quelques autres ministre franco-ontariens. Mme Fortier a en fait eu au moins quatre autres prédécesseurs dans la deuxième demie du XXe siècle : Paul J. DeVillers (Simcoe-nord), Jean-Jacques Blais (Nipissing), Robert René de Cotret (Ottawa-Centre), Pierre Poilièvre (Carleton).

Si nous en avons oublié d’autres, n’hésitez pas à nous en faire part.

Éditorial

Il est temps que les autorités de tous les pays fassent taire un groupe de mal informé qui menace la santé du monde.

Nous avons nommé la cabale antivaccination qui propage toutes sortes de faussetés et cause une résurgence de maladies mortelles. Déjà, on voit une remontée fulgurante de cas de rougeole, de rubéole et d’autres maladies infantiles dans plusieurs pays parce que certains parents refusent de faire vacciner leurs enfants. Ce n’est très certainement qu’un début si rien n’est fait.

Éditorial

En ce début d’année, il serait normalement de mise de souhaiter la Bonne Année aux lecteurs du Voyageur ainsi qu’au monde entier. Mais disons que, deux semaines après le début 2020, il apparait que le souhait le plus important devient la paix dans le monde. À la suite des dangereux évènements des dernières semaines — courtoisie d’un fou de Dieu en Iran et d’un fou tout court aux États-Unis — il est clair que la paix du monde est menacée.

Il existe bien sûr plusieurs autres menaces à la paix, des changements climatiques aux terroristes internationaux, de l’inégalité sociale et économique aux dictateurs sans conscience, le monde fait face à plusieurs dangers. Mais aucun n’a encore ébranlé la planète comme les récents développements dans le conflit États-Unis-Iran.

Vous en connaissez probablement les nombreuses péripéties. L’histoire remonte assez loin. D’abord, l’Iran islamiste tente de développer l’armement nucléaire et les pays occidentaux tentent de l’en dissuader en imposant des sanctions économiques. Ensuite survient une entente signée par l’Iran, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Union Européenne, la Russie, la Chine et les États-Unis qui élimine les sanctions contre une promesse de dénucléarisation de l’Iran. La température baisse jusqu’à ce que le perturbateur en chef, Donald Trump, retire les États-Unis de l’accord. Comme disent les Anglais, «the rest is history». L’Iran recommence à enrichir de l’uranium, les Américains imposent de nouvelles sanctions, la spirale s’emballe. 

Les Américains poursuivent leur aventure dangereuse en tuant le héros iranien, le général Qassem Soleimani, et les Iraniens répliquent en bombardant des bases militaires américaines en Iraq. Et c’est là que survient le malheur innommable. Craignant une réplique américaine, les militaires iraniens arment leur système de défense antimissile. Une erreur de jugement entrainera le lancement d’un missile défensif qui abattra un avion de ligne ukrainien qui venait tout juste de décoller de l’aéroport de Téhéran. Il y aura 176 victimes innocentes, incluant 57 Canadiens et 82 Iraniens. 

Depuis, le monde pleure. Mais si vous croyez que s’en est fini de l’animosité irano-américaine, détrompez-vous. L’Ayatollah Khamenei croit qu’il agit au nom d’Allah et le président Trump croit que sa base électorale veut un homme fort — en plus de vouloir détourner l’attention des démarches pour sa destitution. Les deux sont capables des pires exactions afin de prouver qu’ils ont raison. Surtout que la grogne s’est emparée d’une partie du peuple iranien et que la menace de destitution de Trump encourage ses partisans. 

Voilà pourquoi il nous faut non seulement souhaiter la paix dans le monde, mais il faut y travailler ardemment. Pour l’instant, tous les Canadiens sont en mode condoléances envers les proches des victimes du vol 752 UIA et c’est évidemment ce qu’il faut faire dans l’immédiat. Notre gouvernement réclame aussi une enquête transparente qui ferait la lumière sur cette tragédie et, ça aussi, c’est bien. 

Mais il faut en faire plus. Le Canada doit se joindre aux autres pays de bonne volonté et tenter de persuader l’Iran et les États-Unis de baisser le ton. Parce que la guerre commence toujours par des paroles insensées suivies d’actes insensés. 

En 2020, le monde mérite la paix.

Éditorial

Comme Le Voyageur ne sera pas publié le jour de Noël et comme l’esprit des Fêtes se fait déjà sentir, il serait bon de réfléchir à la signification de cette période de réjouissances. Il est particulièrement important de trouver des occasions de célébrer alors que le monde qui nous entoure n’est pas des plus heureux.

Éditorial

Une loi adoptée cet été veut protéger le gouvernement ontarien contre les poursuites.

Depuis quelque temps, le gouvernement Ford tente de redorer son blason. Après avoir coupé des services à gauche et à droite, le gouvernement a récemment fait marche arrière dans plusieurs dossiers. Mais une loi entrée en vigueur en juillet dernier démontre encore la tendance à la tyrannie de ce gouvernement.

Éditorial

Le discours* d’un jeune avocat congolais, Jacques Mukenga Sefu, devant la Conférence internationale des Barreaux francophones devrait nous faire réfléchir.

Dans son exposé, Mukenga Sefu est clair : la neutralité est de la lâcheté. Après avoir écouté son discours, il est difficile de ne pas être d’accord.

Pour certains, il est de bon ton de se dire neutre, de ne pas prendre position, même de se croire supérieur parce qu’ils se croient au-dessus de la mêlée. On connait tous des gens d’affaires qui préfèrent ne pas se prononcer de peur de perdre des clients, des politiciens qui suivent aveuglément la ligne du parti ou encore de simples citoyens qui ne votent pas parce que «ça ne vaut pas la peine». En fait, ces gens ont tous des opinions, mais ils refusent de les partager parce qu’ils sont lâches.

Éditorial

Le danger de la facilité.

Le journalisme canadien est en péril. La situation financière de presque tous les médias est en déclin, ce qui les a forcés à réduire le nombre de journalistes. Ceux qui restent sont plus que jamais assujettis à la bête, c’est-à-dire forcés de couvrir et d’écrire à la va-vite pour remplir des pages et des cases horaires. Souvent sans beaucoup de réflexion ni rigueur.

Bleu ou rouge, mais surtout pas en même temps!

En politique, nous, Canadiens — surtout de l’Est du pays — sommes passé maitres dans l’art de dire une chose et son contraire. Ou, comme disent les Anglais, «speaking from both sides of our mouth». C’est en tout cas ce que démontrent les élections des quelques dernières années. En fait, on peut voir cette tendance depuis plusieurs décennies. Nous avons un don pour élire des gouvernements d’une couleur au provincial et leurs opposants au fédéral.

Éditorial

Dans la tragédie grecque Antigone, l’auteur-philosophe Sophocle nous force à réfléchir à la moralité versus la légalité d’un geste.

Dans ce récit, Antigone veut inhumer son frère selon la tradition qu’elle considère la loi des dieux. Pour ce faire, elle doit cependant enfreindre un décret du roi Créon qui a banni cette inhumation. Longue histoire courte, Antigone le fait quand même et mourra. Le dilemme philosophique au cœur de cette histoire, écrite en 441 av. J.C., se retrouve aujourd’hui d’actualité ici même à Sudbury, au 21e siècle.

Bon, le geste posé ici et les conséquences qu’il pourrait entrainer sont bien petits comparés à un décret royal et à la peine de mort évoqués dans Antigone. Les tragédies grecques ne badinent pas avec de simples affichettes. Mais la question fondamentale demeure : est-il juste de contester illégalement un décret gouvernemental quand on croit fermement que cette loi est injuste?

L’histoire locale commence sur un réseau social — modernité oblige — lorsqu’un employé d’un politicien libéral écrit qu’il vient d’enlever sa centième affichette anti-taxe du carbone que le gouvernement Ford a obligé les stations-service à apposer sur les pompes à essence. La règlementation concernant ces autocollants prévoit des amendes importantes pour les stations-service qui refuseraient de les afficher ainsi que des pénalités moindres pour quelqu’un qui les endommagerait.

Au début, le commentaire Facebook ne fait pas trop de vagues. Mais assez rapidement, les conservateurs locaux s’en mêlent. Un ministre du gouvernement Ford souligne même la question en Chambre. Certains se demandent pourquoi le fautif n’a pas encore été accusé.

Une dizaine de jours plus tard, l’arracheur d’affiches publie un second commentaire sur le sujet. Il s’excuse et affirme qu’il ne voulait surtout pas convaincre d’autres personnes à poser ce geste. Il admet l’illégalité de son geste et promet de ne plus recommencer. Il explique qu’il appuie la taxe sur le carbone et que les affichettes sont trompeuses. Son commentaire sous-entend que son geste était moralement justifié. Ce n’est évidemment pas assez pour ses opposants politiques qui attendent toujours une accusation. Pour l’instant, celle-ci tarde.

Dans le monde actuel, où la politique divise plus qu’elle ne rassemble, on voit ce genre de geste illégal tous les jours dans le monde. Que ce soit les manifestants qui défient l’interdiction d’organiser des défilés à Hong Kong ou les environnementalistes qui bloquent l’accès à la construction d’un oléoduc en Colombie-Britannique, toutes ces manifestations nous ramènent au questionnement de Sophocle. Et le phénomène ne fera que s’amplifier tant que les réseaux sociaux continueront à nous laisser croire que nos opinions sont des faits avérés.

Il n’y a qu’une solution à ce dilemme, il faut que nous apprenions à non seulement questionner les valeurs de nos opposants, mais aussi nos propres opinions, notre propre logique. Pour ça, il faut s’instruire.

Comme le disait si bien un autre sage, les ignorants croient qu’ils ont toujours raison, les gens qui s’instruisent doutent de tout.

Éditorial

Le vert «lousse» des conservateurs, la représentativité de l’AFO et la division canadienne.

Le gouvernement de l’Ontario a de la difficulté à comprendre les nombreuses significations du mot «vert». En début de mandat, il s’est attaqué simultanément au Franco-Ontarien — et leur drapeau vert et blanc par extension — et à l’environnement…

Éditorial

Le gouvernement Trudeau réélu devra composer avec la division canadienne, mais aussi avec celle de l’ordre mondial.

Au moment d'écrire ces linges, les impératifs liés à l’impression du journal — heure de tombée le lundi 15 h — empêchaient Le Voyageur de publier un éditorial sur les résultats électoraux. Nos fidèles lecteurs devront donc attendre la semaine prochaine avant de savoir ce que nous pensons du gouvernement élu cette semaine. Entretemps, il serait peut-être bon de réfléchir au monde dans lequel ce gouvernement, quelle que soit sa couleur, devra gouverner.

D’ores et déjà on peut dire que ce ne sera pas facile.

Éditorial

Ce qui s’annonçait être une autre course à deux, entre conservateurs et libéraux, pour les élections fédérales est en train de se transformer.

Au Québec, le Bloc québécois prend de plus en plus de place. Dans d’autres parties du Canada, c’est le Nouveau Parti démocratique, et son chef Jagmeet Singh, qui a gagné en sympathisants au cours des derniers jours. Les derniers sondages indiquent un gain de 13 % d’intention de vote pour le NPD par rapport au début de la campagne.

Éditorial

«Juste vote vot’e vote»

Un monde sans avarice

Une réponse de Stef Paquette lors d’un débat sur l’environnement : «Nous ne trouverons jamais la solution aux changements climatiques si nous ne trouvons pas le remède contre l’avarice.»

On est un peu fâché… On avait la même phrase en tête depuis longtemps, simplement pas eu la chance d’écrire sur le sujet. On y reviendra… un jour.

«Juste vote vot’e vote»*

Le jour du scrutin approche. Toutes les petites cartes d’électeurs sont envoyées. Le vote par anticipation se déroulera du 11 au 14 octobre… Quelle excuse vous reste-t-il pour ne pas aller voter?

Il y a plein de données excitantes qui donnent envie d’aller voter. Par exemple, le poids démographique des 18 à 30 ans. S’ils veulent changer les choses, ils en ont le pouvoir… en allant voter.

Il ne faut pas avoir peur de voter selon ses croyances, ne pas sombrer dans la morosité du vote stratégique.

Il ne faut pas avoir peur d’un gouvernement minoritaire, qui est, selon nous, la meilleure façon de modérer un parti au pouvoir — imaginez si Doug Ford avait été minoritaire…

Exprimez votre division, que les grands partis comprennent qu’ils ne peuvent plus faire de la politique comme avant. Que la partie se joue maintenant à quatre, et non à deux.

* Une autre citation de Paul Etychen

Éditorial

Les portes des écoles ontariennes sont encore ouvertes, mais de justesse. Et peut-être pas pour très longtemps.

Une grève des 55 000 employés de soutien des conseils scolaires a été évitée grâce à une session marathon de négociation en fin de semaine. On doit féliciter le gouvernement et le syndicat qui ont réussi à trouver un compromis permettant à des centaines de milliers d’élèves de poursuivre paisiblement leurs études… pour l’instant. Parce que la saison des négociations en éducation ne fait que commencer et la paix est loin d’être assurée.

Éditorial

C’est comme rien dire

En tant que journaliste, on s’y est habitué, mais les réponses vagues et toutes faites des politiciens restent frustrantes quand on pose une question claire. À un tel point que l’on se demande à quoi servent les périodes de questions à la fin des conférences de presse.

Justin Trudeau nous en a servi un bel exemple lors de son rapide passage à Sudbury le 26 septembre. Toutes les questions sortant du sujet de la conférence de presse en cours recevaient des réponses comme : «Nous nous engageons à appuyer…» ou «Nous allons continuer de travailler avec…»

Rien de précis, que du flou. On peut comprendre la peur du faux pas. C’est tellement impressionnant le nombre de micros et de caméras qui suivent un chef de parti en campagne électorale, il n’y a pas de place à l’erreur. Mais ça n’enlève en rien à l’impression que les politiciens évitent les questions délicates.

Éditorial

Nous avons pour l'instant trop peu entendu parler des vrais problèmes qui nous guettent dans l'élection fédérale.

Comme dirait Paul Etychen : «Où l’enviro’ment?»

Pendant que les sondages démontrent, les uns après les autres, que l’environnement et la crise climatique sont l’une des priorités de l’électorat canadien, les annonces pour la cause par les chefs se font extrêmement rares.

La discussion existe à d’autres niveaux, mais pas à la tête pour le moment. Sauf venant du Parti vert, évidemment.

Éditorial

Depuis quelques années, le discours politique devient de plus en plus vitriolique. On voit ça surtout sur les réseaux sociaux où plusieurs internautes affichent leur opposition par de commentaires particulièrement haineux. Il est alors facile d’attribuer ces dérapages à des gens qui n’ont évidemment pas de savoir-vivre. Mais il est difficile de pardonner un tel discours lorsqu’il est propagé par les politiciens eux-mêmes.

On pense, entre autres, à Donald Trump aux États-Unis, à Jair Bolsonaro au Brésil, à Rodrigo Duterte aux Philippines qui nous ont habitués à la vulgarité, à la discrimination, à la haine et même à la violence. Mais il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin pour trouver des politiciens mal engueulés. Le conseiller municipal de Sudbury, Robert Kirwan, se taille depuis quelques années une place de choix dans ce palmarès douteux. Mais son attitude irrespectueuse envers les conseillers municipaux et les électeurs qui ne sont pas d’accord avec lui vient de le rattraper.

Éditorial

Quelques évènements qui ont retenus notre attention au cours de la première semaine de campagne électorale fédérale.

Chacun son tour

Le premier débat des chefs en anglais, organisé par CityTV et le magazine McLean’s, a eu lieu le 12 septembre sans Justin Trudeau qui a dit vouloir se limiter aux débats officiels qui seront organisés par le consortium des médias. Plusieurs ont dit que son absence était une perte. Nous, on a trouvé ça rafraichissant.