Julien Cayouette

Manques de réflexions

Un gouvernement à la fois hautain et broche à foin.

Le fiasco des nouvelles plaques d’immatriculation imposées par le gouvernement de Doug Ford est un autre parfait exemple de l’attitude à la fois hautaine et broche à foin de ce gouvernement.

Vous savez bien, de «belles» plaques bleues aux lettres blanches. Une mise à jour que personne n’avait demandée. Que le gouvernement conservateur s’est amusé à mettre aux couleurs de son parti (!). Sur lesquelles ils ont appliqué leurs slogans ridicules qui ne reflètent en rien la province dans son ensemble.

Et bien elles ne font pas le travail qu’elles sont censées faire, les belles plaques. Quelques semaines après leur mise en circulation, les policiers ont commencé à rapporter qu’elles sont très souvent illisibles le soir. Pratique quand on veut noter le numéro d’un conducteur dangereux.

L’adage «Pourquoi changer ce qui fonctionne?» vient de marquer un autre point.

Elles seront remplacées, nous dit-on, mais cet épisode nous démontre — une fois de plus — comment ce gouvernement ne fait pas sa job de gouvernement. Celle d’assurer la sécurité et le bienêtre de la population qui l’a élu — même sans avoir voté pour eux, mais ça, c’est une autre histoire.

Ce n’est pas tout, le fiasco démontre aussi à quel point, malgré leurs belles paroles et leurs promesses de gouverner en consultation avec le peuple, ils ne consultent pas ou mal. Leur première réaction a été de dire que les plaques avaient été testées, mais elles n’ont clairement pas été testées correctement.

C’est à l’image des autres décisions les plus décriées de ce gouvernement qui ont foiré d’une façon ou d’une autre. Nous avons d’autres exemples.

Buck-a-beer. Une mesure complètement inutile, lancée en grande pompe. Plus aucune bière ne se vend 1 $ en Ontario, sauf pour les promotions lors des longues fins de semaine.

Nommer, en apparence, son ami comme chef de police de l’Ontario. L’idée était tellement mauvaise que même l’ami en question a décidé de reculer devant les critiques de plus en plus sévères.

Réformes de l’éducation. Les vrais experts en éducation — les enseignants! — répètent depuis le début que d’augmenter le nombre d’élèves par classe et le nombre de cours en ligne ne fera qu’augmenter les problèmes dans le système sans grandes économies. Si le gouvernement a consulté, ce n’était surement pas les bonnes personnes. Et s’ils avaient été de véritables stratèges, ils auraient attendu APRÈS les négociations avec les enseignants pour annoncer des telles idées. Ça n’aurait probablement pas empêché les manifestations par contre.

Les traitements des enfants autistes. Une des pires offenses de ce gouvernement envers ses citoyens. Il y a probablement matière pour un recours collectif dans toute cette histoire, si le gouvernement ne s’était pas muni d’une loi qui nous empêche de le poursuivre.

Après avoir diminué drastiquement le financement pour les traitements en essayant de faire croire que les familles en sortaient gagnantes, ils ont finalement reculé. Peut-être à cause des critiques et d’un rapport accablant émanant de l’intérieur même du parti. Cependant, ce recule n’a fait que tout bloquer et les familles attendent toujours qu’on les aide à payer les thérapies si importantes pour le développement de ces enfants. Plusieurs parents d’enfants autistes se sont d’ailleurs dirigés vers Queen’s Park la semaine dernière pour signaler que le gouvernement n’avait toujours pas réglé la situation, un an plus tard.

Encore ici, on a un bon exemple du manque total de considération des conservateurs, puisqu’ils ne semblent pas avoir consulté les parents ou les organismes capables de leur expliquer la situation. Ou s’ils l’ont fait, ils ont totalement ignoré ce qu’on leur a dit, ce qui est loin d’être mieux.

On peut pour l’instant laisser le bénéfice du doute au gouvernement pour sa réforme de la santé. Un premier signe négatif par contre : elle se produit beaucoup moins rapidement que ce qu’ils avaient prévu. On entend même dire qu’ils ne parviendront jamais vraiment à la mettre en place avant la fin de leur (premier? seul?) mandat.

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