Faut-il serrer la vis?

Réjean Grenier
Réjean Grenier
Le Voyageur
La réponse est clairement oui.

C’est d’ailleurs ce que nos gouvernements font à chaque nouvelle itération du coronavirus. Et ça semble marcher. À chaque fois qu’un nouveau variant de la COVID-19 apparait, les autorités médicales et gouvernementales imposent des restrictions — masque, distanciation, confinement, fermetures de certaines activités, vaccination — afin de ralentir sa propagation. Et chaque fois, on voit le nombre d’infections diminuer — après quelques jours — parce que la vaste majorité des Canadiens suivent ces directives. 

Mais il y a un ou des groupes qui ne suivent pas ces règlements et qui, de ce fait, continuent à favoriser la propagation de la COVID. Le pire dans tout ça c’est que les gouvernements continuent de les laisser mettre nos hôpitaux et, n’ayons pas peur des mots, nos vies à risque.

Faisons une distinction rapide ici. Nous ne parlons pas de ceux qui ont une raison légitime de ne pas se faire vacciner ou porter le masque, seulement de ceux qui choisissent sciemment de ne pas croire aux faits.

Il est temps de serrer la vis à tout le monde, surtout à ceux qui ne respectent pas les directives de santé.

Toutes les études, partout dans le monde, ont prouvé que les vaccins sont le meilleur moyen d’enrayer les effets mortels du virus. Ils ne nous protègent pas à 100 %, mais il est clair qu’ils amoindrissent les effets la COVID et, pour ceux qui l’attrapent quand même, réduisent les hospitalisations. 

Les statistiques ne mentent pas. Les non-vaccinés ont 5 fois plus de risques d’attraper la COVID, représentent 10 fois le nombre d’hospitalisations et 25 fois le nombre de patients aux soins intensifs. Ce sont eux qui engorgent notre système de santé et forcent les autorités médicales à annuler des interventions pour des problèmes cardiaques, le cancer et autres maladies graves. Autrement dit, c’est cette petite minorité — on parle de 6 à 7 millions de personnes au Canada — qui enraye nos efforts pour vaincre ce virus.

Et pourtant, les gouvernements canadiens sont encore à genoux devant ces inconscients. En fin de semaine, des centaines de personnes ont manifesté à Montréal contre les mesures sanitaires imposées par le gouvernement québécois. Des centaines de personnes sans distanciation physique et la plupart sans masque. Bien sûr, on a le droit de manifester, mais on n’a pas le droit de le faire en mettant à risque nos systèmes de santé. Pourtant, les policiers qui les ont suivis n’ont donné aucune contravention. 

Au Canada, les vaccins anti-COVID sont déjà exigés dans plusieurs secteurs, comme la fonction publique, les travailleurs de la santé et le transport. Mais on permet encore aux non-vaccinés de continuer à y travailler s’ils subissent des tests de dépistage réguliers, même si ces tests rapides sont moins précis. 

Nos gouvernements devraient écouter le président Emmanuel Macron qui a affirmé vouloir «emmerder» les antivaccins. Parce que ce sont eux les vrais emmerdeurs. 

Qu’est-ce que ça veut dire, «emmerder» les antivaccins? Ça veut dire obliger le passeport vaccinal partout, aux épiceries, aux débits de boissons, aux restaurants et surtout au travail. C’est la seule façon de forcer ces égoïstes à nous protéger, nous la vaste majorité qui comprend comment passer à autre chose.