Beau travail monsieur Riopel

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

Il était sans aucun doute difficile cette année pour l’ACFO du grand Sudbury de faire autrement que de donner son Prix de la francophonie à Pierre Riopel. Sa carrière en éducation aurait à elle seule justifié l’attribution — notre journaliste qui a fait l’entrevue avec lui a particulièrement été marqué par le curriculum vitæ de neuf pages, pourtant avec de brèves descriptions de chacun de ses engagements. 

Il faut reconnaitre qu’il s’est comporté en véritable champion de la francophonie et de l’éducation de langue française lorsqu’il a été projeté contre son gré dans une tempête éducative, judiciaire et médiatique au printemps. En tant que président du conseil des régents de l’Université de Sudbury — maintenant le conseil de gouvernance —, il a été propulsé à l’avant-plan de la bataille que menait l’établissement. Nous savons qu’il a largement appuyé le recteur John Meehan dans la gestion au jour le jour et a pris en main le dossier de la transformation de l’université en institution francophone. Des tâches qui n’appartiennent habituellement pas à un président de conseil.

Sans lui, l’Université de Sudbury ne serait peut-être pas en aussi bonne position pour finalement réaliser le vieux rêve des Franco-Ontariens du Moyen-Nord : enfin contrôler leur destin par une formation universitaire par et pour les francophones.