L’espace vert de l’Université doit demeurer un espace naturel accessible à tous

par Christine Caveen, Sudbury

Au début juillet, dans le cadre de sa restructuration, l’Université Laurentienne a annoncé l’embauche d’un conseiller immobilier pour entreprendre l’examen de la vente de ses actifs. L’espace vert de l’université, soit 231 hectares de terrain à l’état naturel, fait partie de ces actifs. Ce lieu comprend la plage de l’université sur les berges du lac Nepahwin ainsi que de nombreux sentiers de randonnée, de ski de fond, de vélo et de raquettes. De plus, cet endroit, à son état naturel, est essentiel à la santé de deux sous-bassins versants et de cinq lacs. 

Plusieurs membres de la communauté craignent que cet examen immobilier mène à la vente de l’espace vert à des intérêts privés. Cela représenterait une énorme perte pour notre communauté. Cet endroit se trouve au cœur de notre ville et est facilement accessible à vélo, en autobus de ville et en voiture. Pour de nombreux résidents, cet accès à la nature et aux sentiers est essentiel à leur bienêtre physique et mental. 

Lors d’un décompte effectué du 24 juin au 3 juillet dernier aux principaux points d’accès des sentiers, 874 personnes ont été comptées sur une période de 17 heures. C’est une moyenne de plus de 51 personnes par heure! Et ce, au cours d’une semaine principalement grise et pluvieuse. 

Le samedi 3 juillet, une journée chaude et ensoleillée, 210 personnes ont été comptées en l’espace de 2,5 heures. Une moyenne de 84 personnes par heure. Au cours de la semaine, 132 individus ont été interrogés. Ces personnes, jeunes et moins jeunes provenant de partout dans le Grand Sudbury, ont déclaré visiter l’espace vert régulièrement et en toutes saisons. 

L’espace vert de l’Université Laurentienne doit à tout prix être protégé et conservé en tant qu’habitat naturel. C'est important pour tant de familles de notre communauté. C'est pourquoi j’en parle ici et, si c’est important pour vous, j’espère que vous en parlerez aussi. Cet endroit ne devrait pas faire partie des actifs à être monétiser par l’établissement. Il n’y a pas de prix à mettre sur la santé de notre communauté et la protection de notre environnement.