Réjean Grenier

Leçons d’une pandémie

Qui s'est vraiment révélé plus utile?

La pandémie du coronavirus n’en est qu’à ses débuts, mais déjà nous pouvons en tirer quelques leçons. En voici quelques-unes.

Les vrais aidants

Ce sont des gens ordinaires qui sont maintenant les plus utiles. Certains peuvent même nous sauver la vie, souvent en risquant la leur. Je parle bien sûr des infirmiers.ères, des médecins, des concierges, des travailleurs.euses sociaux, des policiers.èress, des employés.es d’épicerie, etc. Parmi ces gens, il y en a qui sont bien mal payés. Au lendemain de cette crise, il faudra se souvenir de leur importance. Money talks.

Les non-aidants

Plusieurs acteurs de la société considérés comme étant importants, comme les banquiers et les dirigeants de grandes entreprises, sont en fait inutiles en temps de crise. Même ceux qui prétendent nous aider ne font que voir à leur poche. Je pense ici aux banquiers qui permettent le report de paiements, mais qui finiront par empocher plus d’intérêts lorsque les remboursements reprendront. Je mets dans ce groupe de parasites les assureurs et les lignes aériennes qui refusent de rembourser les gens qui ont dû annuler leur voyage à cause de circonstances hors de leur contrôle.

Cela dit, il y en a bien sûr qui sont immédiatement montés aux barricades pour fabriquer du matériel médical dont nous manquions. Bravo à ceux-là. On se souviendra d’eux.

Nos gouvernements

Nos gouvernements gèrent présentement la pandémie assez bien. Ils ont mis en place des mesures de prévention qui semblent marcher et ils essaient d’aider activement ceux qui contractent la COVID-19 ou qui en subissent les contrecoups financiers. Les sondages démontrent d’ailleurs que la population canadienne approuve leurs gestes. De plus, ils semblent avoir mis la partisanerie de côté pour voir au bienêtre de tous. Espérons que ça continuera.

Mal préparés

Si nos gouvernements réagissent bien pendant la crise, on apprend maintenant qu’ils n’ont rien fait pendant des années pour se préparer alors qu’ils savaient pertinemment qu’il y aurait d’autres pandémies. Dès 2006, au lendemain du SRAS, un comité pluridisciplinaire et plurijuridictionnel avait préparé un rapport important sur les précautions que le Canada devait prendre en prévision d’une autre pandémie. On y apprenait que nos hôpitaux n’étaient pas prêts à affronter ce genre de crise sanitaire et qu’on ne savait même pas quel matériel médical ou de protection nous avions en stock. On proposait des mesures de redressement. Or, depuis près de 15 ans, ce volumineux rapport dort sur une tablette. Les gouvernements libéraux et conservateurs qui se sont succédé depuis n’ont visiblement pas écouté les spécialistes.

Les tyrans

Les tyrans se servent toujours de ce genre de crises pour accaparer encore plus de pouvoir et continuer à magouiller. La liste est longue. On a pu voir les Poutine, Trump, Bolsonaro, Orban, Duterte et autres refuser pendant des semaines de reconnaitre la pandémie, augmentant ainsi sa propagation. Ils peuvent ensuite passer des lois leur donnant plus de pouvoir.

Les Canadiennes et Canadiens

Les Canadiennes et Canadiens sont généreux, empathiques, résilients et respectueux des règlements. Malgré les inconvénients, la plupart obéissent aux directives scientifiques et gouvernementales. Ils restent chez eux, se lavent les mains plus souvent qu’avant et se tiennent à deux mètres les uns des autres. Plusieurs se portent volontaires pour aller à l’épicerie ou à la pharmacie pour les personnes âgées. D’autres fabriquent des masques ou agissent comme bénévoles dans les services essentiels. En somme, la pandémie fait ressortir ce qu’il y a de mieux chez plusieurs d’entre nous.

Nous ne savons pas encore quand ni comment nous sortirons de cette crise, mais d’ores et déjà elle nous démontre ce qu’il y a de mieux et de pire chez l’être humain.

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