La redistribution des taxes chez la classe moyenne à ceux qui compte pour le 1 %

Monsieur l’honorable premier ministre Trudeau,

Pour commencer, je tiens à vous remercier pour vos efforts à aider la classe moyenne et vos contributions à la main-d’œuvre de ce pays avec la création de nouveaux emplois. Cependant, je vous écris cette lettre au sujet d’un problème évident dans notre système fiscal qui fait mal à nos communautés et la majorité de notre population : les taux de taxation élevés pour la classe moyenne.

Premièrement, selon le site du gouvernement, les tranches de fiscalité de revenu ne s’étendent qu’à 215 000 $ par année alors que les taux de fiscalité pour la classe moyenne sont d’environ 20 % et 30 % pour la classe moyenne supérieure. En traitant la classe moyenne supérieure de la même manière que les riches, cela désavantage la première d’un point de vue fiscal. Selon l’institut Fraser, tous les impôts fédéraux, provinciaux ainsi que ceux pour la pension et les propriétés soustraient environ une moitié du revenu pour un travailleur de la classe moyenne. Par ailleurs, ces taux élevés pourraient aussi décourager le travail davantage à cause des montants additionnels parfois négligeables et augmenter la dépendance à l’aide gouvernementale chez les familles.

Autrement, les réductions d’impôts fédérales sont beaucoup plus avantageuses pour les riches, ce qui contribue à l’inégalité de la richesse. Présentement, les 0,01 % supérieurs possèdent cinq fois plus du patrimoine familial au Canada que le 40 % inférieur, selon un rapport publié en juin 2020 par le directeur parlementaire du budget, un chiffre qui a augmenté par ~1,3 fois au cours de la dernière décennie selon Statistique Canada. 

Les pertes de revenus par les crédits d’impôt sont également énormes. Selon le CCPA, la rémunération prive le gouvernement de 740 millions $ par année, de l’argent qui peut être versé à nos communautés ou à nos technologies nationales. Ce qui est pire, c’est que ces crédits ne profitent pas autant à ceux qui gagnent moins de 215 000 $ par année et plutôt les riches à cause de la fiscalité actuelle.

De l’autre côté, je vous propose qu’une réduction dégressive de 10-15 % sur l’imposition des classes moyennes et inférieures aurait des effets favorables sur nos communautés et nos industries canadiennes, qui sont majoritairement composées des travailleurs de ces classes. À mon avis, ces réductions seront véritablement bonnes pour l’économie et elles bénéficieront à la plupart des Canadiens. Ceci peut être accompli sans déficit en redistribuant les tranches de revenu pour inclure les nombres des revenus des 1 % et 0,1 % supérieurs. 

Finalement, l’introduction d’une taxe de consommation pour les atouts chers, tels que des bateaux et des manoirs, serait une bonne contribution pour balancer l’imposition.

Monsieur le premier ministre, j’espère que vous considèrerez mes opinions pour assister à votre but d’améliorer notre pays pour la classe moyenne et les familles canadiennes et pour combattre l’inégalité de la richesse. J’apprécierais l’occasion d’en discuter davantage et si vous souhaitez avoir plus de temps à ce sujet. Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cette lettre.

Veuillez accepter mes salutations distinguées.

Joshua Zhang, étudiant de l’école secondaire Lo-Ellen Park