Le camp Ongrandi est situé sur la rive sud-ouest du lac Rémi à dix minutes de Moonbeam
Le camp Ongrandi est situé sur la rive sud-ouest du lac Rémi à dix minutes de Moonbeam

Ongrandi virtuellement

Chris St-Pierre
Chris St-Pierre

Le camp d’été Ongrandi, situé à proximité de Moonbeam, est l’un des rares camps d’été sur le territoire du Bureau de santé de Porcupine à offrir une programmation cette année. Dans l’espoir de sauver l’été des jeunes, l’organisme a rassemblé des partenaires de la région pour organiser des activités virtuelles en juillet et en aout. À quelques semaines de la pause estivale, les préparations sont déjà en cours afin de divertir les 8 à 13 ans de la maison, non seulement dans le corridor de la 11, mais également ailleurs dans le Nord. 

«C’est une programmation variée qui ne ressemblera pas à l’école [virtuelle], qui sera vraiment différente et qui essayera de s’approcher de l’extérieur et ce de qu’on pouvait vivre en groupe au camp», explique le directeur exécutif d’Ongrandi, Pierre Dorval.

L’organisme réunira des musiciens, spécialistes en éducation physique et, possiblement, d’autres camps d’été.

«On est aussi en train de discuter avec les deux camps francophones dans le Nord, soit Source de vie [de Hearst] et le camp Soleil de Noëlville pour permettre à leurs campeurs de s’inscrire à notre camp, poursuit M. Dorval. Ce serait une association entre les trois camps et, de cette façon, tu pourrais avoir une participation des autres équipes.»

Même si ça fait à peine quelques semaines depuis l’embauche des employés saisonniers, le directeur d’Ongrandi assure que beaucoup d’idées sont en développement.

Des sacrifices à prévoir

Bien que le passage à une programmation virtuelle limite les dépenses du camp Ongrandi pour l’été, rien n’indique que ce sera une saison facile, dit Pierre Dorval.

«Ce n’est pas une activité rentable pour le camp, reconnait-il. Ce qu’on fait cet été, c’est vraiment pour permettre à nos enfants, jeunes moniteurs et l’équipe du camp de vivre une expérience en développant leurs aptitudes. De l’autre côté, [notre objectif] c’est d’offrir une option.»

En raison de la pandémie de COVID-19, les activités permises au cours des prochains mois seront limitées. D’après les directives du gouvernement Ford, les camps de jour pourraient opérer comme prévu tandis que ceux de nuit, comme Ongrandi, doivent s’adapter. C’est d’autant plus le cas dans le district du Bureau de santé Porcupine, qui ne s’est pas déconfiné le 11 juin comme le reste de l’Ontario.

«On a étudié l’option des camps de jour, mais on est quand même à une distance assez loin de la ville», indique le directeur général, qui ne souhaite pas imposer de déplacements additionnels aux parents et au système d’autobus.

«Habituellement, on reçoit des jeunes de Timmins jusqu’à Longlac alors que, dans le contexte d’un camp de jour, on aurait seulement accès à un petit bassin de population.»

Malgré tous ces obstacles, le camp Ongrandi espère qu’il pourra revenir à sa formule originale au cours de la prochaine année.

«En période d’incertitude, comme cette année, on reste ouvert à l’idée du présentiel pour les gens qui pourraient se déplacer tout dépendant de la réouverture, partage Pierre Dorval. Peut-être qu’on pourrait offrir une journée d’activité ici et là cet été, mais on vise vraiment un retour le plus à la normale possible d’ici 2022.»