Hamburger The Smoker
Hamburger The Smoker
Profil d'affaire

Certifié meilleur burger en ville

Ricky-Lee’s Da Bomb Diner

Le restaurant de Ricky McCutcheon est principalement connu pour la qualité de ses hamburgers. Cette reconnaissance est en grande partie due à sa victoire dans la première compétition Burger Wars au mois d’aout 2019; un concours organisé par la Fondation Enfants NEO où les gens votaient pour leur hamburger préféré parmi ceux de plusieurs restaurants de Sudbury.

Un des secrets derrière les hamburgers juteux de Ricky-Lee’s Da Bomb Diner, le seul restaurant local spécialisé en hamburger, c’est la viande. M. McCutcheon n’utilise pas de bœuf haché, mais bien de la côte de bœuf haché — un des rares à le faire, sinon le seul —, assaisonnée avec son propre mélange d’épices.

Et il y a du choix. Treize types de hamburgers avec des garnitures différentes et le choix d’une boulette de ¼ ou ½ livre. Il y a le hamburger primé, le Proud Canadian avec bacon, rondelle d’ognon et fromage. Mais il y a aussi le Bruschetta, le Greek God, le Balboa, le Sudbury Stacker...

Hamburger South of the Border avec chili et guacamole

S’ajoute à cela un choix tout aussi varié de poutines : Mighty Meat, Chicken Club, Italian Stallion, Sunday Brunch, Chili Supreme…

Le propriétaire et chef insiste par contre : hamburgers et poutines ne sont pas les seuls bons items sur son menu. «Mes sous-marins sont probablement meilleurs que mes hamburgers. Ils sont gros et salissants. On vous recommande de mettre une bavette si vous retournez travailler!», illustre le chef cuisinier.

Il offre aussi d’autres types de sandwichs, des pizzas, du poulet et des pâtes. «Peu de gens savent que l’on sert du ravioli au homard.»

Presque tout est cuisiné sur place. La cuisine est entièrement équipée, même avec une rôtissoire pour le poulet.

Poutine Bacon Double Cheese Burger

Authenticité familiale

«Je voulais construire quelque chose de différent de ce qu’il y avait déjà en ville», décrit le chef cuisiner. Le restaurant est le seul à Sudbury décoré au style des années 1950-1960. «Un endroit où m’auraient emmené mes parents ou mes grands-parents. Je voulais montrer à la plus jeune génération que les vieilles choses peuvent être cool.»

Tous les éléments de décoration sont authentiques, pas de reproduction. «J’ai fait plusieurs ventes de garages», lance en riant le propriétaire, «magasins d’échange et d’achats en ligne.»

Il n’hésite pas à donner le surnom de «comfort food» à son menu, une cuisine qui peut rappeler ce que nos parents faisaient à la maison.

Son rêve : transformer son idée en chaine de restauration, pourvu que chaque succursale garde cette authenticité et le sentiment que «c’est de la cuisine maison».

La salle à manger est petite, mais bien décorée.
Ricky-Lee's est situé dans l'édifice de l'ancien restaurant italien Sanpa au 1308, boulevard Lasalle.

Les à-côtés

Ricky McCutcheon a une longue expérience en cuisine… et en culture physique. Il a commencé dans un autre restaurant très connu de Sudbury à l’âge de 14 ans avant d’occuper d’autres emplois en hôtellerie et restauration, en plus d’aider plusieurs entrepreneurs à ouvrir leur propre restaurant.

Il y a 20 ans, il a ouvert et exploité le restaurant dans l’ancien terminus d’autobus de Greyhound, sur l’avenue Notre-Dame. Lorsqu’il l’a vendu, il a suivi son autre passion pendant une douzaine d’années : la musculation. «J’ai été classé dans les cinq premiers au Canada pendant 16 ans. J’ai probablement été l’homme le plus musclé du Canada pendant huit de ces années.» Info bonus : il apparait dans le vidéoclip de 2004 de Konflit Dramatik, Fait à la maison!

Il est revenu en restauration avec un food truck sur le boulevard Lasalle, mais voulait quelque chose qui était moins sujet aux aléas de la météo. Il a acheté l’édifice au 1308, boulevard Lasalle et s’y est installé en septembre 2018. «J’ai vendu ma maison pour équiper la cuisine. Je voulais le faire pour moi pour une fois. Parfois, il faut parier sur soi-même.»

Le restaurant est occupé, mais il offre aussi un service de traiteur, qui occupe beaucoup d’heures dans sa journée. Ils sont présentement responsables de fournir les repas et les collations dans neuf garderies du Grand Sudbury et pourrait bientôt en ajouter d’autres.

Ricky McCutcheon et son assistant cuisinier, Patrick
Science

Faux

Bien que la santé publique recommande de se laver les mains avec de l’eau et du savon pour diminuer les risques de contamination à la COVID-19, il suffirait apparemment de frotter les fruits et légumes sous l’eau courante. Pourquoi cette différence, a demandé le Détecteur de rumeurs?

Moyen-Nord

Le plus récent livre blanc de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) recommande principalement une augmentation de la recherche sur les ainés francophones de l’Ontario et plus de services spécifiquement pour eux.

Ce document préparé avec l’aide de la Fédération des ainés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a été publié il y a deux semaines. 

Le document dresse un portrait relativement sombre de la situation des ainés francophones. Une série de chiffres démontrent la situation défavorable des francophones par rapport aux anglophones du Canada : augmentation plus importante du nombre de personnes âgées et population totale aussi plus âgée en moyenne, ils ont plus de chance de vivre seuls, ont un moins haut niveau d’éducation, sont en moins bonne santé, ont un revenu plus bas et ont plus de chance d’être pauvre.

Le médecin est loin d’être le seul professionnel de la santé qui peut vous soigner. En raison d’une pénurie de médecins il y a quelques années, le système de santé de l’Ontario a fait une plus grande place aux divers types d’infirmiers et d’infirmières, dégageant les médecins de certaines tâches et responsabilités.

Si vous demandez un rendez-vous au Centre de santé communautaire de Sudbury (CSCGGS), par exemple, vous ne rencontrerez pas nécessairement le médecin. Selon les soins requis, vous pourriez rencontrer un infirmier autorisé (IA) ou une infirmière praticienne (IP). Les deux jouent un rôle bien précis pour garder les patients en santé.

Un peu comme un corps policier a différents grades, le système de santé a ses niveaux de professionnels qui ont des responsabilités et un champ d’intervention bien précis.

À la base, il y a l’infirmière auxiliaire que l’on rencontre le plus souvent dans les hôpitaux ou les établissements de soins de longue durée. Juste après, il y les infirmiers autorisés, comme Mathieu Chartrand du CSCGS.

Les tâches de M. Chartrand sont nombreuses et touchent aussi bien la prévention que la guérison. Il peut être la personne que vous voyez avant le médecin, celui qui vient prendre les signes vitaux, qui prend de vos nouvelles et qui peut faire une première évaluation pour guider le médecin dans ses questions. Il fait aussi les suivis pour les soins de maladies chroniques — diabète et hypertension, par exemple. Il a aussi le droit de faire des injections et d’enlever des points de suture, entre autres.

Sa responsabilité s’arrête avant le diagnostic et le choix des traitements. Il ne peut pas déterminer de quel mal le patient souffre, prescrire des médicaments ou demander des tests. Il pourra par contre faire certains suivis après le début du traitement prescrit par le médecin, en personne ou au téléphone.

Si un problème sort de son champ de compétence, il peut transférer le cas à l’infirmière praticienne. Les journées d’Anne Despatie, infirmière praticienne au CSCSGS, se rapprochent un peu plus à ce que l’on imagine de la journée d’une médecin : rendez-vous à la file et beaucoup de paperasse. «On a le droit de poser des diagnostics [, comme un médecin], de demander des tests, prescrire des traitements et des médicaments», précise-t-elle. Tout ça de façon autonome, sans qu’un médecin n’ait besoin de tout confirmer. Après tout, elle a été formée pour cela.

Il y a tout de même quelques diagnostics qu’elle ne peut pas poser ainsi que quelques tests et médicaments qu’elle ne peut pas demander. Comme pour les IA, si un cas sort de son champ de compétences, elle le transfèrera au médecin, un spécialiste ou un autre professionnel, mais pourra faire des suivis par la suite. Mme Despatie donne un exemple d’interaction entre les IA et IP : «Si quelqu’un a besoin de vaccins parce qu’il s’en va au Mexique, les IP prescrivent le vaccin, le client va à la pharmacie le chercher, revient voir l’IA qui va lui injecter le vaccin.»

Rencontrer un IP ou une IA ne réduit en rien la qualité des services reçus. En fait, ils permettent à plus de personnes de recevoir les bons soins plus rapidement. «Le plus de différents professionnels qu’on a, les meilleurs soins qu’on peut donner», explique M. Chartrand.