Que fera-t-on pendant notre isolement social?

L’équipe du Voyageur et du Loup partage ses bonnes intentions.

L’information étant importante pendant une crise, les employés du journal Le Voyageur et de la radio Le Loup FM resterons en poste pour le moment. Cependant, et comme tout le monde, nous resterons à la maison le soir et les fins de semaine, mettant fin à la couverture d’évènements — parce qu’il n’y en a pas — et mettant de côté nos divertissements sociaux. Chaque membre de l’équipe partagera ici ses ambitions pour les prochaines semaines, en espérant vous inspirer.

Éric Boutilier — Journaliste, Le Voyageur

  1. Jaser avec mes parents lorsqu’ils arriveront de la Floride prochainement… et m’éloigner de leur chatte qui me fait éternuer constamment;
  2. Jouer à des jeux de société et vidéos avec mon coloc;
  3. Planifier un voyage quelque part dès que cette épidémie sera réglée;
  4. Continuer à développer un écran de nouvelles, de résultats de sports et de photos sur mon téléviseur;
  5. Tenter de trouver des activités qui se font dans cette situation particulière lorsqu’on veut sortir avec quelqu’un.

Véronique Champoux — Animatrice, Le Loup

  1. Organiser les photos de mon voyage en Europe de l’été passé;
  2. Écoutez Histoire de Jouet 4 et La Belle et le Clochard sur Disney+ (et peut-être commencer The Mandalorian);
  3. Assemblez les meubles IKEA que j’ai achetés en décembre;
  4. Lire la biographie de Michelle Obama qui traine sur ma table de salon depuis plus d’un an;
  5. Faire le ménage de mon garde-manger!

Guy Rouleau — Directeur administratif Le Loup et du Voyageur

  1. Réorganiser mon travail au bureau. Exemple : livraison des journaux;
  2. Nettoyer ma garde de robe;
  3. Marcher plus sur mon tapis roulant pour remplacer les pas perdus, puisqu’on sort moins;
  4. Remplacer les conversations en personne par des conversations au téléphone;
  5. J’ai dû annuler une croisière en juin, donc trouver ce que je ferai pour la remplacer.

David Poulin — Animateur, Le Loup

  1. Écrire des nouvelles chansons;
  2. Utiliser ce que j’ai comme cannes de nourritures pour créer de nouvelles recettes;
  3. Faire des spectacles maison en direct sur internet;
  4. Lire un livre de fiction;
  5. Suivre quelques cours en ligne.

Karine Tellier — Directrice du markéting

  1. Réorganiser ma garde-robe selon The closet editing system par Violette_fr dans YouTube : ce que je mets régulièrement, ce que je ne mets plus divisé en trois catégories : ce que je ne mettrai plus (à donner), ce qui n’est pas de saison ou ce dont je ne veux pas me débarrasser (à ranger ailleurs) et ce que je ne sais pas comment porter (à agencer avec les choses que je mets régulièrement et prendre des notes des nouveaux looks). Finalement, tout ranger dans ma garde-robe propre;
  2. Commencer la planification de mon jardin, penser aux fleurs annuelles et commencer les semis, etc.;
  3. Essayer de faire du pain maison; le type qui prend 48 h + le temps de cuisson, qui est presque impossible à faire en un weekend. Miam!;
  4. Magasiner dans mes propres choses pour redécouvrir ce que j’utilise moins;
  5. Ajouter des sessions d’étirements pour arriver à faire le grand écart avant la fin de l’année!

Manon Roussel — Graphiste, Le Voyageur

  1. Travailler sur mon portfolio personnel;
  2. Finir de lire les trois romans que j’ai commencés l’an dernier;
  3. Faire du pain maison;
  4. Commencer à jouer des jeux vidéos sur Twitch;
  5. Organiser ma chambre.

Alex Provencher — Animateur, Le Loup

  1. M’offrir un marathon pour terminer d’écouter tous les Star Wars pour ma première fois à vie;
  2. Lire le livre To Kill a Mockingbird de l’auteur Harper Lee;
  3. Faire un tri dans tous les «vieux cossins» que j’ai gardé en pensant que ça allait m’être utile un jour;
  4. Laisser aller ma créativité en essayant de nouvelles recettes que je pourrai ensuite ajouter à mon livre personnel;
  5. Faire le ménage dans ma tête, parce que d’abord et avant tout, ce temps libre nous permet de prendre du temps pour être bien avec soi-même! :-)

Joshua Dandurand — Conseiller en publicité, Le Loup et Le Voyageur

  1. Suivre le marché boursier pour profiter des actions à rabais;
  2. Économiser encore plus pour faire un voyage en Europe en 2021;
  3. Continuer de lire le livre The Libertarian Mind, par David Boaz;
  4. Essayer une nouvelle recette qui inclut des crevettes. Peut-être des enchiladas avec des crevettes?;
  5. Suivre les mises à jour des équipes de sports professionnels et leurs gestions des horaires dans les mois qui approchent. Qu’arrivera-t-il à la saison de la LNH, par exemple?

Julien Cayouette — Directeur de l’information, Le Voyageur

  1. Passer plus de temps avec mes grands adolescents;
  2. Terminer le jeu vidéo Shadow of the Tomb Raider, parce que Persona 5 R sera disponible le 31 mars (peut-être...);
  3. Continuer à faire de l’exercice à la maison;
  4. Préparer mes impôts et faire un peu de ménage dans mes documents;
  5. Mon entreprise de mise en page continue de rouler, alors aussi du travail en vue.
Canada

Reports et cérémonies virtuelles...

La mort peut paraitre une épreuve insurmontable, surtout lorsqu’elle touche un être cher. Serait-ce encore plus vrai en temps de pandémie? D’est en ouest du Canada, les rites funéraires ont dû être adaptés pour respecter les nouvelles règles de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.

Insolites du Nord

Monument emblématique de la ville du nickel

Le gros cinq sous est une attraction touristique synonyme du paysage du Grand Sudbury. Mesurant neuf mètres en hauteur, ce monument est un véritable hommage à l’industrie minière de la région et une source de fierté auprès des 162 000 âmes de cette communauté nord-ontarienne.

Il est situé à l’ancienne porte d’entrée de la Ville de Sudbury, soit à la jonction de la route régionale 55 et la promenade Big Nickel Mine, et fait partie de la liste des attraits incontournables où les touristes doivent se faire prendre en photo.

Noms insolites

Petite histoire de la route 666

Les résidents de collectivités du Nord-Ouest de l’Ontario se souviendront peut-être d’une époque où ils devaient emprunter un chemin dont la désignation rappelait le chiffre associé au diable. La route 658, qui relie les communautés de Redditt et de la Première Nation Niisaachewan Anishinaabe à la Ville de Kenora et la Transcanadienne 17, a été la route 666 jusque dans les années 1980.

Le nom de ce passage routier d’une vingtaine de kilomètres a suscité une véritable polémique auprès de certaines personnes pieuses il y a plus d’une trentaine d’années. Selon plusieurs journaux — dont le Ottawa Citizen du 23 octobre 1985 — la communauté chrétienne de Kenora ne pouvait plus supporter l’idée de vivre tout près d’une route chiffrée en association au «Chiffre de la Bête». Une campagne de revendication auprès du ministère des Transports avait été amorcée quelques années plus tôt pour tenter de convaincre le gouvernement de rebaptiser le nom de cette route secondaire.

Dubreuilville

La population du village du Nord-Ouest a été décimée par la grippe espagnole.

À Dubreuilville, le mot pandémie rappelle trop bien les ravages de la grippe espagnole. À 20 km de route, on retrouve le village fantôme de Goudreau et son cimetière qui compte en grande majorité des pierres tombales de 1918.  

Goudreau a été fondé en 1912, initialement pour servir de gare puis pour l’exploitation minière. Il avait atteint une population d’environ 200 habitants avant que la pandémie de la grippe espagnole d’il y a un siècle n’entraine presque la totalité de ses villageois.

Science

Faux

Bien que la santé publique recommande de se laver les mains avec de l’eau et du savon pour diminuer les risques de contamination à la COVID-19, il suffirait apparemment de frotter les fruits et légumes sous l’eau courante. Pourquoi cette différence, a demandé le Détecteur de rumeurs?

Noms du Nord

Sturgeon Falls a eu plusieurs noms au cours des siècles.

Chute-à-l’Esturgeon, Bawitigong Namé et Nme-Bawting sont des noms qui ont déjà été utilisés pour désigner la ville de Sturgeon Falls ou pour décrire le cours d’eau qui traverse le paysage de la région. Cette collectivité de 6 800 résidents, qui sert de siège administratif à la municipalité fusionnée de Nipissing Ouest, a eu différentes appellations au cours de son histoire grâce aux peuples autochtones et à l’arrivée des colonisateurs francophones et anglophones.

Callander

Ce musée a une collection sur les quintuplées Dionne

Le Musée du patrimoine de Callander et la galerie d’art Alex Dufresne ont récemment lancé une nouvelle application qui permet de visiter virtuellement leurs collections respectives. L’été dernier, un appareil photo qui capte des images dans un format de 360 degrés a été utilisé pour filmer l’intérieur du musée et de la galerie.

Noms insolites

La petite histoire du changement de nom de Kapuskasing.

La ville de Kapuskasing est une communauté dynamique et bilingue dont le nom a une histoire particulière. Réputée pour sa production de papier journal, de bois d’œuvre et pour sa culture franco-ontarienne, cette cité de 8 200 âmes a été fondée en 1911 avec une appellation maintenant presque oubliée : MacPherson.

Canada

Portrait d’un phénomène en pleine expansion.

La crise de la COVID-19 a profondément chamboulé nos quotidiens. En réponse au stress engendré par cette situation exceptionnelle, voilà plusieurs semaines que des arcs-en-ciel apparaissent aux fenêtres des maisons à travers tout le Canada. Portrait d’un phénomène en pleine expansion.

Noms insolites

Une petite ville du Nord face à la transformation du sens de son nom.

Le nom d’une petite collectivité nord-ontarienne pourrait provoquer un certain malaise chez certaines personnes qui découvrent le village de Swastika. Située en périphérie de Kirkland Lake, à quelques pas de la jonction des routes 11 et 66, la désignation officielle de ce quartier suscite parfois des réactions de gens venant de l’extérieur qui ne connaissent pas nécessairement son histoire.

Markstay-Warren

Une programmation remplie d’activités et d’évènements rassembleurs

La Municipalité de Markstay-Warren commence la nouvelle décennie en fêtant sa 125e année d’existence. Pour souligner ce moment marquant, les administrateurs ont préparé une programmation remplie d’activités et d’évènements rassembleurs pour célébrer et pour rendre hommage aux fondateurs.

Profil d'affaire

Ricky-Lee’s Da Bomb Diner

Le restaurant de Ricky McCutcheon est principalement connu pour la qualité de ses hamburgers. Cette reconnaissance est en grande partie due à sa victoire dans la première compétition Burger Wars au mois d’aout 2019; un concours organisé par la Fondation Enfants NEO où les gens votaient pour leur hamburger préféré parmi ceux de plusieurs restaurants de Sudbury.

Nord de l'Ontario

Nous avons eu beaucoup de belles créations!

Nous avons demandé au début du mois à tous nos grands et petits amis de colorier un dessin d’Halloween que nous leur avons fourni. Nous avons eu beaucoup de belles créations. 

Malheureusement, les pages du journal ne pouvaient pas tous les contenir. Heureusement, notre site web oui!

Passez à travers la galerie pour voir tous les dessins coloriés que nous avons reçus. Merci à tous ceux qui ont participé. 

Et on vous prévient tout de suite… Noël s’en vient. On aura surement encore besoin de vos talents!

Moyen-Nord

Le plus récent livre blanc de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) recommande principalement une augmentation de la recherche sur les ainés francophones de l’Ontario et plus de services spécifiquement pour eux.

Ce document préparé avec l’aide de la Fédération des ainés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a été publié il y a deux semaines. 

Le document dresse un portrait relativement sombre de la situation des ainés francophones. Une série de chiffres démontrent la situation défavorable des francophones par rapport aux anglophones du Canada : augmentation plus importante du nombre de personnes âgées et population totale aussi plus âgée en moyenne, ils ont plus de chance de vivre seuls, ont un moins haut niveau d’éducation, sont en moins bonne santé, ont un revenu plus bas et ont plus de chance d’être pauvre.

Nipissing Ouest

L’enseignante de l’École secondaire publique Odyssée, Sylvie Vannier, va se souvenir longtemps de son expérience saut avec l’équipe de parachutistes des Forces armées canadiennes. L’éducatrice franco-ontarienne native de Sturgeon Falls fait partie de ceux et celles qui ont réalisé leur rêve de sauter d’un avion avec la formation des SkyHawks. En plus, elle l’a fait au-dessus du Concours international de labour à Verner.

Membre du comité de planification de la Journée des Forces armées de North Bay, Mme Vannier voulait depuis plusieurs années prendre part à un saut avec la seule équipe de parachutistes militaires de démonstration au pays. Jumelée avec l’adjudant parachutiste en chef des SkyHawks, Mike Dwyer, elle a enfin été en mesure de monter à bord d’un avion Skybox qui l’a transporté de la piste de l’aéroport Jack Garland de North Bay jusqu’à une altitude de plus 4 200 mètres au-dessus du Concours international de labour et exposition rurale (CIL) à Verner.

Le médecin est loin d’être le seul professionnel de la santé qui peut vous soigner. En raison d’une pénurie de médecins il y a quelques années, le système de santé de l’Ontario a fait une plus grande place aux divers types d’infirmiers et d’infirmières, dégageant les médecins de certaines tâches et responsabilités.

Si vous demandez un rendez-vous au Centre de santé communautaire de Sudbury (CSCGGS), par exemple, vous ne rencontrerez pas nécessairement le médecin. Selon les soins requis, vous pourriez rencontrer un infirmier autorisé (IA) ou une infirmière praticienne (IP). Les deux jouent un rôle bien précis pour garder les patients en santé.

Un peu comme un corps policier a différents grades, le système de santé a ses niveaux de professionnels qui ont des responsabilités et un champ d’intervention bien précis.

À la base, il y a l’infirmière auxiliaire que l’on rencontre le plus souvent dans les hôpitaux ou les établissements de soins de longue durée. Juste après, il y les infirmiers autorisés, comme Mathieu Chartrand du CSCGS.

Les tâches de M. Chartrand sont nombreuses et touchent aussi bien la prévention que la guérison. Il peut être la personne que vous voyez avant le médecin, celui qui vient prendre les signes vitaux, qui prend de vos nouvelles et qui peut faire une première évaluation pour guider le médecin dans ses questions. Il fait aussi les suivis pour les soins de maladies chroniques — diabète et hypertension, par exemple. Il a aussi le droit de faire des injections et d’enlever des points de suture, entre autres.

Sa responsabilité s’arrête avant le diagnostic et le choix des traitements. Il ne peut pas déterminer de quel mal le patient souffre, prescrire des médicaments ou demander des tests. Il pourra par contre faire certains suivis après le début du traitement prescrit par le médecin, en personne ou au téléphone.

Si un problème sort de son champ de compétence, il peut transférer le cas à l’infirmière praticienne. Les journées d’Anne Despatie, infirmière praticienne au CSCSGS, se rapprochent un peu plus à ce que l’on imagine de la journée d’une médecin : rendez-vous à la file et beaucoup de paperasse. «On a le droit de poser des diagnostics [, comme un médecin], de demander des tests, prescrire des traitements et des médicaments», précise-t-elle. Tout ça de façon autonome, sans qu’un médecin n’ait besoin de tout confirmer. Après tout, elle a été formée pour cela.

Il y a tout de même quelques diagnostics qu’elle ne peut pas poser ainsi que quelques tests et médicaments qu’elle ne peut pas demander. Comme pour les IA, si un cas sort de son champ de compétences, elle le transfèrera au médecin, un spécialiste ou un autre professionnel, mais pourra faire des suivis par la suite. Mme Despatie donne un exemple d’interaction entre les IA et IP : «Si quelqu’un a besoin de vaccins parce qu’il s’en va au Mexique, les IP prescrivent le vaccin, le client va à la pharmacie le chercher, revient voir l’IA qui va lui injecter le vaccin.»

Rencontrer un IP ou une IA ne réduit en rien la qualité des services reçus. En fait, ils permettent à plus de personnes de recevoir les bons soins plus rapidement. «Le plus de différents professionnels qu’on a, les meilleurs soins qu’on peut donner», explique M. Chartrand.