Mike Dwyer et Sylvie Vannier

Un saut avec les SkyHawks au-dessus du CIL

L’enseignante de l’École secondaire publique Odyssée, Sylvie Vannier, va se souvenir longtemps de son expérience saut avec l’équipe de parachutistes des Forces armées canadiennes. L’éducatrice franco-ontarienne native de Sturgeon Falls fait partie de ceux et celles qui ont réalisé leur rêve de sauter d’un avion avec la formation des SkyHawks. En plus, elle l’a fait au-dessus du Concours international de labour à Verner.

Membre du comité de planification de la Journée des Forces armées de North Bay, Mme Vannier voulait depuis plusieurs années prendre part à un saut avec la seule équipe de parachutistes militaires de démonstration au pays. Jumelée avec l’adjudant parachutiste en chef des SkyHawks, Mike Dwyer, elle a enfin été en mesure de monter à bord d’un avion Skybox qui l’a transporté de la piste de l’aéroport Jack Garland de North Bay jusqu’à une altitude de plus 4 200 mètres au-dessus du Concours international de labour et exposition rurale (CIL) à Verner.

«J’ai sauté en 1976 avec l’Université d’Ottawa, mais avec l’équipe des SkyHawks, c’était ma première fois. Ce n’est pas une petite porte de côté [qui s’ouvre], mais plutôt tout le derrière de l’avion, raconte Mme Vannier au Voyageur. J’ai été quand même attaché très bien à un des SkyHawks, mais avant qu’on saute, il m’a demandé comment je me sentais de faire une culbute en sortant. À ce point-ci, ce n’était plus ma décision. Mais c’était quand même excitant.»

 «C’est comme une petite Franco-Ontarienne qui avait un rêve depuis longtemps, de sauter avec l’équipe élite. Ça faisait trois fois que c’était repoussé à cause de la météo et j’étais censé attendre jusqu’au mois de juin [de l’an prochain] pour essayer encore. Par contre, on m’a dit qu’ils allaient être ici pour le festival de labour et qu’il y avait une place si je voulais venir.»

Mike Dwyer et Sylvie Vannier

Un plâtre à garder en souvenir

Mme Vannier a été victime d’une blessure récemment, mais ça ne l’a pas empêché de poursuivre son rêve. Malgré son plâtre sur son bras gauche, elle a reçu le feu vert de son médecin pour décoller avec les SkyHawks.

«Il y avait toujours l’option que les SkyHawks me disent qu’avec le plâtre, que ce ne serait pas une bonne idée. Mais j’avais toutes les lettres des médecins qui disaient que si je me sentais bien et que je pouvais bouger mes épaules, que je pouvais y aller.»

«Le message que j’ai donné à mes élèves, poursuit l’enseignante, c’est qu’il ne faut pas laisser aller ses rêves. Si c’est quelque chose qu’ils veulent faire dans la vie, que ce n’est pas parce qu’on n’a pas 10, 15, 20 ou 25 ans qu’on ne peut pas y arriver.»