Les propriétaires du musée St. Germain, Henri et Patricia St. Germain.
Les propriétaires du musée St. Germain, Henri et Patricia St. Germain.

Tout préserver pour les générations futures

La ferme et musée St. Germain sur la rue Dominion à Hanmer est ouvert depuis 2004. Rempli d’anciens équipements agricoles et d’autres antiquités bien conservées, le tout accompagné de riches histoires, le musée est l’endroit idéal pour tous ceux qui sont curieux de l’histoire locale et curieux de savoir à quoi ressemblait la vie d’un fermier dans les années 1940. 

«Je suis né dans cette maison, juste au haut de l’escalier, en 1947», raconte le propriétaire du musée, Henri St. Germain. Le lot d’environ 50 acres appartenait à ses parents. «On était six enfants, alors huit dans la maison avec nos parents. On avait beaucoup de travail à faire, on se gardait occupé!», s’exclame-t-il en riant. Le musée est géré par M. St. Germain et sa femme, Patricia.

Les propriétaires du musée St. Germain, Henri et Patricia St. Germain.
Une des vieilles machines agricoles de la ferme St. Germain.

L’ancienne ferme s’étend jusqu’à la rue Bodson. La famille cultivait majoritairement des pommes de terre et s’occupait de diverses sortes de bétail. «Nous avions besoin de toutes sortes d’équipements. On devait même en partager entre nos voisins agriculteurs puisque c’était trop cher à appartenir. Des fois, on engageait quelqu’un pour passer une machine de quelque sorte sur la terre quand nous en avions eu besoin. Nous avons décidé de préserver cet équipement et de créer un musée pour montrer aux générations futures ce que c’était que d’être un vrai fermier dans les années 1940, ainsi de suite», explique-t-il. 

À leur arrivée au musée, les visiteurs sont accueillis par le couple francophone, qui mène ensuite le tour guidé en décrivant les anciens équipements, vieux tourne-disques, vieilles tasses à thé  et, bien sûr, la riche histoire derrière eux. 

Mais le musée n’a pas que du matériel agricole. Le couple collectionne en fait tout plein d’antiquités. «Je prends presque n’importe quoi. Si c’est cassé, je le réparerai», souligne Henri St. Germain. 

En fait, il vient de réparer une vieille cabine de lecture de disques et de cassettes qui lui a été offerte. «C’est vraiment beau de les avoir, ça donne aux gens une bonne idée de comment c’était dans le bon vieux temps», dit Patricia St. Germain. Cela donne vraiment l'impression de remonter le temps.

L’imprimante de l’ancien journal francophone nord-ontarien <em>L’Ami du peuple</em> (1942-1968) fait partie de la collection du musée St. Germain.
La salle Old Crow’s Nest, une salle de musique et de boissons non alcoolisées du musée St. Germain.

Au cours de la dernière année, le couple a activement nettoyé et rénové leurs expositions, soit en peinturant de vieilles machines agricoles, et même en organisant les anciennes antiquités. «Nous n’avons eu personne pour nous rendre visite autant», dit Henri St. Germain. 

Le musée, désormais ouvert au public uniquement à l’extérieur, peut être visité en passant un rapide coup de fil à l’avance. Il n’y a pas de frais fixes pour la visite, mais le couple apprécie tout don. 

Deux vieilles machines du musée St. Germain.
Une voiture classique d’Henri St. Germain.
Le terrain du musée St. Germain.