Lors de cette baignade du 8 janvier, Daniel Barrette et Sarah Vereault sont restés environ 1 minute et 50 secondes dans l’eau.
Lors de cette baignade du 8 janvier, Daniel Barrette et Sarah Vereault sont restés environ 1 minute et 50 secondes dans l’eau.

Quand froid extrême et bonheur vont de pair

Le feriez-vous?

Selon deux adeptes de la baignade en eau froide, seule la première plongée prend du courage. Les bienfaits qu’ils en retirent leur donnent simplement le gout de revenir, semaine après semaine. Daniel Barrette et Sarah Vereault semblent ne plus vouloir se passer du froid.

L’expérience a commencé un peu par hasard pour Daniel Barrette. En octobre, il a simplement voulu profiter de l’eau du lac Ramsey une dernière fois avant l’hiver. Ses photos sur les réseaux sociaux ont attiré l’attention de son ancienne collègue de travail. L’enthousiasme de Sarah Vereault a encouragé Daniel à retourner dans l’eau qui devenait de plus en plus froide.

«Quand tu le fais pendant un bout de temps, tu bâtis ta tolérance, tu t’habitues», explique Mme Vereault. Ils sont heureux d’avoir commencé à l’automne par contre et ne croient pas qu’ils le feraient pour une première fois en hiver. 

Lors de cette baignade du 8 janvier, Daniel Barrette et Sarah Vereault sont restés environ 1 minute et 50 secondes dans l’eau.

Tous deux rapportent que la pratique est vivifiante et redonne de l’énergie. Daniel Barrette en fait cette description : une gueule de bois inversée («hangover in reverse»). 

Daniel et Sarah ressentent des bienfaits de l’exercice sur leur santé, mais aussi sur la façon d’aborder la vie, surtout en raison des techniques de respiration qu’ils doivent pratiquer pour rester de plus en plus longtemps dans l’eau froide. Des techniques qui permettent de garder le contrôle de son corps et de son esprit. En les appliquant, les situations stressantes le deviennent beaucoup moins, par exemple.

Ça ne veut pas dire que c’est facile. Pendant qu’ils sont dans l’eau, ils doivent combattre la réaction de leur corps qui crie «au secours». Quelques minutes après être sortie de l’eau, le grelotement commence, rapporte Daniel Barrette. 

Plusieurs recherches ont été faites sur différents bénéfices de l’immersion ou de la nage en eau froide. Dans un article publié par IPRS Health — une entreprise de santé et de physiothérapie au Royaume-Uni —  Hazel Rudder en souligne quelques-uns : renforcement du système immunitaire; production d’endorphines, une des hormones du bonheur; et amélioration de la circulation sanguine.

Il est possible d’obtenir des effets similaires sans creuser un trou dans la glace : avec une simple douche froide. 

Sarah Vereault est en train de lire le livre sur la méthode Wim «The Iceman» Hof. Le Néerlandais s’est entrainé a résister au froid et dit être capable de contrôler sa respiration, son rythme cardiaque et sa circulation sanguine. Il a battu bon nombre de records, comme courir un demi-marathon pieds nus dans le cercle polaire et est rester dans la glace pendant 112  minutes.