Nord de l'Ontario

Nous avons eu beaucoup de belles créations!

Nous avons demandé au début du mois à tous nos grands et petits amis de colorier un dessin d’Halloween que nous leur avons fourni. Nous avons eu beaucoup de belles créations. 

Malheureusement, les pages du journal ne pouvaient pas tous les contenir. Heureusement, notre site web oui!

Passez à travers la galerie pour voir tous les dessins coloriés que nous avons reçus. Merci à tous ceux qui ont participé. 

Et on vous prévient tout de suite… Noël s’en vient. On aura surement encore besoin de vos talents!

Moyen-Nord

Le plus récent livre blanc de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) recommande principalement une augmentation de la recherche sur les ainés francophones de l’Ontario et plus de services spécifiquement pour eux.

Ce document préparé avec l’aide de la Fédération des ainés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a été publié il y a deux semaines. 

Le document dresse un portrait relativement sombre de la situation des ainés francophones. Une série de chiffres démontrent la situation défavorable des francophones par rapport aux anglophones du Canada : augmentation plus importante du nombre de personnes âgées et population totale aussi plus âgée en moyenne, ils ont plus de chance de vivre seuls, ont un moins haut niveau d’éducation, sont en moins bonne santé, ont un revenu plus bas et ont plus de chance d’être pauvre.

Nipissing Ouest

L’enseignante de l’École secondaire publique Odyssée, Sylvie Vannier, va se souvenir longtemps de son expérience saut avec l’équipe de parachutistes des Forces armées canadiennes. L’éducatrice franco-ontarienne native de Sturgeon Falls fait partie de ceux et celles qui ont réalisé leur rêve de sauter d’un avion avec la formation des SkyHawks. En plus, elle l’a fait au-dessus du Concours international de labour à Verner.

Membre du comité de planification de la Journée des Forces armées de North Bay, Mme Vannier voulait depuis plusieurs années prendre part à un saut avec la seule équipe de parachutistes militaires de démonstration au pays. Jumelée avec l’adjudant parachutiste en chef des SkyHawks, Mike Dwyer, elle a enfin été en mesure de monter à bord d’un avion Skybox qui l’a transporté de la piste de l’aéroport Jack Garland de North Bay jusqu’à une altitude de plus 4 200 mètres au-dessus du Concours international de labour et exposition rurale (CIL) à Verner.

Le médecin est loin d’être le seul professionnel de la santé qui peut vous soigner. En raison d’une pénurie de médecins il y a quelques années, le système de santé de l’Ontario a fait une plus grande place aux divers types d’infirmiers et d’infirmières, dégageant les médecins de certaines tâches et responsabilités.

Si vous demandez un rendez-vous au Centre de santé communautaire de Sudbury (CSCGGS), par exemple, vous ne rencontrerez pas nécessairement le médecin. Selon les soins requis, vous pourriez rencontrer un infirmier autorisé (IA) ou une infirmière praticienne (IP). Les deux jouent un rôle bien précis pour garder les patients en santé.

Un peu comme un corps policier a différents grades, le système de santé a ses niveaux de professionnels qui ont des responsabilités et un champ d’intervention bien précis.

À la base, il y a l’infirmière auxiliaire que l’on rencontre le plus souvent dans les hôpitaux ou les établissements de soins de longue durée. Juste après, il y les infirmiers autorisés, comme Mathieu Chartrand du CSCGS.

Les tâches de M. Chartrand sont nombreuses et touchent aussi bien la prévention que la guérison. Il peut être la personne que vous voyez avant le médecin, celui qui vient prendre les signes vitaux, qui prend de vos nouvelles et qui peut faire une première évaluation pour guider le médecin dans ses questions. Il fait aussi les suivis pour les soins de maladies chroniques — diabète et hypertension, par exemple. Il a aussi le droit de faire des injections et d’enlever des points de suture, entre autres.

Sa responsabilité s’arrête avant le diagnostic et le choix des traitements. Il ne peut pas déterminer de quel mal le patient souffre, prescrire des médicaments ou demander des tests. Il pourra par contre faire certains suivis après le début du traitement prescrit par le médecin, en personne ou au téléphone.

Si un problème sort de son champ de compétence, il peut transférer le cas à l’infirmière praticienne. Les journées d’Anne Despatie, infirmière praticienne au CSCSGS, se rapprochent un peu plus à ce que l’on imagine de la journée d’une médecin : rendez-vous à la file et beaucoup de paperasse. «On a le droit de poser des diagnostics [, comme un médecin], de demander des tests, prescrire des traitements et des médicaments», précise-t-elle. Tout ça de façon autonome, sans qu’un médecin n’ait besoin de tout confirmer. Après tout, elle a été formée pour cela.

Il y a tout de même quelques diagnostics qu’elle ne peut pas poser ainsi que quelques tests et médicaments qu’elle ne peut pas demander. Comme pour les IA, si un cas sort de son champ de compétences, elle le transfèrera au médecin, un spécialiste ou un autre professionnel, mais pourra faire des suivis par la suite. Mme Despatie donne un exemple d’interaction entre les IA et IP : «Si quelqu’un a besoin de vaccins parce qu’il s’en va au Mexique, les IP prescrivent le vaccin, le client va à la pharmacie le chercher, revient voir l’IA qui va lui injecter le vaccin.»

Rencontrer un IP ou une IA ne réduit en rien la qualité des services reçus. En fait, ils permettent à plus de personnes de recevoir les bons soins plus rapidement. «Le plus de différents professionnels qu’on a, les meilleurs soins qu’on peut donner», explique M. Chartrand.