Une série d’ateliers pour renseigner les ainés

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Commente reconnaitre les victimes d’abus.

Le Réseau de soins palliatifs du Nord a reporté ses deux plus récentes présentations sur la prévention de la maltraitance des personnes âgées vers la fin du printemps comme mesure préventive contre le virus COVID-19. L’organisme, qui a pour mission d’offrir des services de soins palliatifs et de soutien, reprendra son projet pilote d’ateliers en français, destinés aux ainés et leurs familles, au mois de juin.

Le réseau avait prévu inviter Josée Miljours, une consultante bilingue du regroupement Prévention de la maltraitance envers les ainés de l’Ontario (PMAO), à venir faire une présentation sur des stratégies pour tenter d’arrêter les mauvais traitements envers cette démographie. L’organisme de bienfaisance mise entre autres sur la sensibilisation de tous les résidents comme un outil essentiel pour contrer les situations d’abus qui pourraient se produire dans la région du Nipissing et de Parry Sound.

«Les temps ont changé et on ne peut plus faire confiance à ceux qui viennent cogner à notre porte ou qui nous communiquent par téléphone, commence Mme Miljours. Lorsqu’on voyage ou lorsqu’on est en sortie avec nos amis, il faut toujours se méfier et demeurer informé pour ne pas se faire prendre par des arnaques.»

Une étude commandée par l’Initiative nationale pour le soin des personnes âgées en 2015 révèle que plus de 967 000 ainés au Canada sont victimes d’un abus psychologique, financier, physique, sexuel ou de négligence. Le déni de droits et le vol de médicaments ont aussi été reconnus comme étant des incidents qui devraient être signalés.

«Les abuseurs sont souvent des étrangers, mais ils peuvent aussi être quelqu’un qu’on connait, un membre de notre famille, un aidant, un propriétaire ou une autre personne en qui l’ainé a confiance. Les présentations sont pour tout le monde, surtout pour les personnes âgées et leur famille, pour qu’elles puissent être informées et prévenir de devenir victime. C’est aussi pour ceux qui offrent des services aux personnes âgées ou même pour les étudiants qui ont l’intention de poursuivre une carrière en gérontologie ou en soins médicaux», explique Mme Miljours.

Le 4 juin a été choisi pour la prochaine présentation pour les francophones.

Selon le PMAO, les mauvais traitements des ainés, selon le cas, peuvent être considérés comme des actes criminels et devraient être rapportés aux autorités policières. Les victimes peuvent aussi rejoindre la ligne téléphonique Ainés-Sécurité afin d’obtenir de l’aide et plus de renseignements, 24 heures sur 24, en composant le 1-866-299-1011.