Sabrina Chabot et Avery Duguay

Soccer SUO : L’équipe de Nipissing veut se reprendre l’an prochain

Les séries éliminatoires de l’équipe féminine de soccer des Lakers de l’Université Nipissing ne se sont pas terminées comme les joueuses l’auraient espéré. Pour les deux équipières franco-ontariennes, il faut en tirer des leçons et revenir plus fortes l’an prochain.

Le 23 octobre, au complexe sportif de l’université, les Lakers ont été défaites 1-0 en tirs de barrage contre les Rams de l’Université Ryerson de Toronto. Les Lakers ont dépassé leur seuil de sept victoires de la campagne précédente et l’équipe a amélioré d’un cran son classement dans la division Est de ce circuit des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). De plus, pour une deuxième année consécutive, les Lakers ont présenté un match de la première ronde des séries à domicile.

Les services de deux athlètes franco-ontariennes ont été retenus par le personnel responsable de l’équipe de 2019, soit Avery Duguay de Thunder Bay et Sabrina Chabot d’Embrun.

Avery Duguay

Une ancienne élève de l’École secondaire catholique La Vérendrye, Avery a commencé au mois de septembre sa première année d’études en soins infirmiers. Recrutée pour ses habiletés à la défense, elle a disputé 14 matchs dans l’uniforme des Lakers cette saison et a marqué un but.

Avery a développé sa passion pour le soccer lorsqu’elle était petite avant de commencer à s’y consacrer plus sérieusement à 13 ans. L’université de sa ville natale n’offre pas de programme de soccer, alors elle a vite réalisé qu’elle devait partir du Nord-Ouest ontarien pour évoluer avec une formation postsecondaire.

«Lorsque je faisais mes recherches pour ma demande à l’université, j’ai préparé une petite liste de ce que je voulais pour mon éducation. Premièrement, je me suis dit que je voulais jouer au soccer, car c’est quelque chose qui est très important dans ma vie. Je voulais aussi étudier dans le programme de soins infirmiers», raconte-t-elle.

«Lorsque je suis allée jouer dans des tournois [à l’extérieur de Thunder Bay], l’entraineur David Bitonti m’a expliqué que le programme des Lakers avait tout ce qui était sur ma liste. J’ai vraiment aimé les entraineurs, donc j’ai décidé que Nipissing serait la meilleure option pour moi.»

«J’ai vraiment aimé mon expérience avec les Lakers. C’est vraiment un groupe de filles et d’entraineurs très accueillants. Ils sont tellement encourageants et je dirais que tout le monde est vraiment proche. J’aime ça être avec un groupe et faire partie d’une équipe où tout le monde veut la même chose. On est tous ici pour travailler fort et c’est une des expériences de ma vie que je n’oublierai jamais.»

Sabrina Chabot

Sa coéquipière, Sabrina Chabot, poursuit un baccalauréat en éducation physique et santé. Elle est une ancienne élève de l’École secondaire catholique Embrun et a décidé de venir s’installer dans le Nord de l’Ontario en raison des beaux paysages et de la petite taille de classes de cette institution postsecondaire.

Sabrina s’est intéressée au soccer à 13 ans, soit un peu plus tard que la moyenne des athlètes compétitives de ce sport. Elle a pourtant été en mesure d’aider son école secondaire à se rendre jusqu’au championnat provincial de la Fédération des associations du sport scolaire de l’Ontario (FASSO). L’attaquante a aussi fait sentir sa présence sur le terrain cette saison, car elle a compté deux buts en 14 matchs avec Nipissing.

Malgré la déception de la défaite contre Ryerson, Sabrina veut apprendre et retenir tout ce qu’elle pourra de cette partie afin d’appuyer son club dans sa quête pour une victoire en séries l’automne prochain.

«Ce sont des parties qui servent comme leçon pour des matchs à venir, car on n’a pas eu la chance de faire un but dans tout le match. Être déçu à la fin du match et avoir ce sentiment d’avoir perdu quelque chose qu’on voulait tant, c’est ce qui va nous aider à nous pousser la prochaine saison», remarque-t-elle.

«L’année prochaine sera notre année. Il faut vraiment qu’on démontre que ce n’était pas un accident qu’on s’est rendu en 3e place, car on s’est vraiment battue toute l’année. Les conditions froides n’étaient pas favorables, mais on a vraiment poussé entre coéquipières.»

«Mon expérience à Nipissing était comme tu penserais que ça irait à l’université. J’ai joué avec une équipe de fille que je ne connaissais pas vraiment, mais j’ai eu la chance de les rencontrer et de vraiment bien les connaitre. On dirait qu’on ne voulait pas que ça finisse. C’était vraiment amusant.»

Fauquier-Strickland

Le conseil municipal de Fauquier-Strickland aimerait rester propriétaire de son complexe sportif.

Plusieurs municipalités situées dans le Corridor de la 11 cherchent un moyen de raviver leurs vieux établissements. Il y a quelques semaines, la municipalité de Val Rita-Harty a enfin conclu une entente avec un entrepreneur local pour faire de son ancienne église un centre de culture de cannabis médicinal. À Fauquier-Strickland, les élus se demandent maintenant ce qu’il en sera du centre sportif de la communauté. Le Voyageur s’est entretenu avec la mairesse Madeleine Tremblay pour en apprendre davantage.

Nord ontarien

Quand 100 % des filles de l’école font partie de l’équipe de volleyball…

Les équipes féminines de volleyball de plusieurs écoles secondaires du corridor de la route 17 ont sauté sur le terrain pour la première fois afin de disputer leurs matchs inauguraux de la saison 2019-2020. Les formations francophones des associations du sport scolaire du District de Nipissing (NDA), du District de Sudbury (SDSSAA), de la rive nord du lac Supérieur (NSSSAA) et de Sault-Ste-Marie (SSMHSS) tenteront à leur tour de se démarquer lors de cette campagne de volleyball.

Nord de l'Ontario

Les Panthères de l’École secondaire Macdonald-Cartier sont parmi les équipes maitresses du circuit féminin de basketball de la Fédération des associations du sport scolaire de l’Ontario (FASSO).

La fin de semaine dernière, au gymnase de l’École secondaire catholique Jean Vanier de Welland, la formation sudburoise a remporté la finale de la ronde de consolation des équipes du niveau A.

North Bay

Un studio d’entrainement de la région du Nipissing espère aider un athlète à réaliser son rêve de participer aux prochains Jeux paralympiques de Tokyo.

L’entraineuse de Zumba de North Bay Roxanne Gauthier tentera de recueillir plus de 1 000 $ avec un séance bénéfice de Zumba afin d’appuyer Dave Innes dans sa quête pour devenir membre de l’équipe canadienne d’aviron.

Nord de l’Ontario

Plusieurs premières places pour l’É.s.c. Thériault

De nombreux athlètes francophones se sont démarqués aux championnats de course de fond des Associations du sport scolaire du Nord de l’Ontario (NOSSA), du Nord-Ouest de l’Ontario (NWOSSAA) et de l’Association athlétique du Nord-Est de l’Ontario (AANEO) la semaine dernière. Des élèves d’une vingtaine d’écoles secondaires de langue française ont pris part à l’une de ces trois compétitions régionales afin de déterminer quels athlètes participeront au championnat provincial de la Fédération des associations du sport scolaire de l’Ontario (FASSO).

North Bay

Le Battalion de North Bay a perdu 9 de ses 12 premiers matchs de l’année.

La septième saison du Battalion de North Bay sera consacrée principalement au développement de sa relève. La plupart des analystes n’envisagent pas que cette formation soit dans la course pour un championnat ou un titre de division.

Grand Sudbury

Les finales de baseball de l'Association du sport scolaire du District de Sudbury (SDSSAA) auront lieu cette semaine. À quoi s'attendait l'une des deux équipes francophones cette année?

Les Aigles de l’École secondaire catholique l’Horizon et les Alouettes du Collège Notre-Dame seront encore une fois les deux seuls représentants francophones du circuit masculin de baseball de l’Association du sport scolaire du District de Sudbury (SDSSAA). Contrairement au circuit du Nipissing (NDA) qui présente ses matchs au printemps, les équipes sudburoises disputent leur saison à l’automne.

Sudbury

Éric Dumais, un athlète-étudiant francophone de l’Université Laurentienne, dispute sa deuxième saison avec l’équipe de crosse des Voyageurs. Le joueur de milieu de terrain fait partie d’une équipe qui espère bâtir à long terme un programme compétitif au sein de l’Association de crosse des universités canadiennes (CUFLA) tout en favorisant le développement de ce sport dans sa ville

Éric est un ancien élève du Collège Notre-Dame qui en est à sa troisième année d’études dans le programme de kinésiologie à la Laurentienne. Il est le seul joueur franco-ontarien qui a retrouvé sa place dans l’alignement des Voyageurs cette saison. Il est devenu le spécialiste en défense.

«Nous avons une équipe assez jeune [cette saison]. La ligue est très compétitive, donc on a encore du développement à faire. Par contre, on aimerait vraiment gagner quelques matchs contre des écoles comme Wilfrid Laurier, McMaster ou d’autres écoles avec des programmes jeunes comme le nôtre. [Le but, c]’est vraiment d’agrandir le programme de crosse et les équipes fortes comme Brock ou Western, qui sont assez cimentées dans la ligue, nous aident à le développer», reconnait M. Dumais.

Malgré quelques récentes défaites contre des formations un peu plus chevronnées, Éric et ses coéquipiers réussissent néanmoins à gagner de l’expérience précieuse sur le terrain.


Iroquois Falls

Le regroupement Boost Our Igloo d’Iroquois Falls tente de mobiliser les amateurs de sports afin d’appuyer ses démarches pour regagner une équipe de hockey junior A.

L’organisme sans but lucratif, qui travaille depuis un peu plus d’une année à semer le terrain pour le retour éventuel d’un club, a franchi plusieurs étapes importantes afin de démontrer à des investisseurs le potentiel de cette ville nord-ontarienne.

En un peu moins de six mois, les bénévoles de Boost Our Igloo ont vendu 200 abonnements, une composante essentielle pour faire valoir l’intérêt et la capacité d’Iroquois Falls à accueillir de nouveau une formation de ce niveau. De plus, le conseil municipal a récemment appuyé l’initiative avec une résolution.

Toutefois, pour éviter les erreurs du passé — dont le déménagement des Eskis d’Iroquois Falls vers Hearst en 2017 —, le groupe Boost Our Igloo prévoit prendre tout le temps nécessaire pour assurer que l’intérêt de la communauté et des amateurs soit respecté dans le processus.

«Les membres du club Boost Our Igloo ne voilent pas leur préférence pour une équipe junior de la Ligue de hockey junior A du Nord de l’Ontario (NOJHL). Nous reconnaissons le calibre de hockey de cette ligue, le leadeurship exceptionnel, la résilience des équipes membres, de leurs propriétaires et des gestionnaires. Pour nous, c’est le circuit de hockey d’excellence de notre région. Le fait qu’il y a aussi trois équipes dans un rayon de 30 à 90 minutes garantit une rivalité tout en réduisant les couts de transport pour tous impliqués», précise le porte-parole du regroupement Boost Our Igloo, Richard Charlebois.

«Par contre, notre objectif principal est de trouver un locataire qui prendrait une résidence à l’aréna Jus Jordan. Même si nous préférons une équipe de la NOJHL, ce n’est pas un requis exclusif, car l’organisme se présente comme facilitateur et non comme propriétaire d’un club. Nous avons été en communication directe et indirecte avec trois différents représentants ayant démontré un intérêt à prendre résidence à Iroquois Falls. Par contre, nous ne voulons pas accueillir une équipe à tout prix. Nous sommes déjà passés par là et nous allons faire preuve de patience cette fois-ci.»

Pour assurer la pérennité d’une équipe de hockey junior, le groupe estime qu’il faudra un minimum de 200 à 300 abonnements et un chiffre d’affaires de 70 000 $ à 90 000 $ de la communauté d’affaires. Pourtant, pendant près de deux décennies, les amateurs de cette ville ont démontré leur soutien envers les équipes qui ont déjà séjourné à l’aréna Jus Jordan. Entre 1999 et 2011, les Eskimos de l’Abitibi étaient la seule formation de la NOJHL située au nord du corridor de la route 17. Le club a aussi été un meneur en nombre de spectateurs et a remporté son seul titre en 2009-2010.