À Hearst, une poignée de bénévoles veille au fonctionnement du club de ski de fond et de raquette et à l’entretien des pistes.
À Hearst, une poignée de bénévoles veille au fonctionnement du club de ski de fond et de raquette et à l’entretien des pistes.

Les familles au rendez-vous au Club de ski et de raquette de Hearst… Les orignaux aussi!

Andréanne Joly
Andréanne Joly
Record d’adhésions, record de location, record de températures clémentes : le Club de ski de fond et de raquette de Hearst connait un bel hiver.

Depuis quelques années, il enregistrait moins de membres, mais à la mi-janvier, Sylvie Gosselin, membre du comité exécutif du Club, rapportait qu’il comptait désormais près de 140 membres. «On voit des gens qu’on n’a jamais vus, des petites familles entières qui viennent skier», déclarait-elle. 

De bonnes conditions

Hearst connait un hiver très doux jusqu’ici, donc des conditions météo bénéfiques au ski. En moyenne, la température maximale est de -17,9oC en janvier, mais en janvier 2021 — du moins au 25 janvier —, la moyenne était de -5,3oC. 

Sylvie Gosselin s’en réjouit. Spontanée et surtout de bonne humeur, elle lance : «C’est mental, c’est mental! C’est comme faire du ski de printemps. C’est trop bon!» Elle rigole : elle passe d’habitude le premier mois de l’année en Floride. «Ils m’ont envoyé ça doux pour que je puisse en profiter davantage», dit la snowbird

Sylvie Gosselin profite généralement de la Floride, en janvier. Cette année, elle a plutôt droit à des conditions de ski exceptionnelles.

Beaucoup de location

Ces conditions gagnantes auraient rejailli sur la location de skis, de raquettes, de pôles et de bottes offerte par le Club. Les familles — normalement occupées par le hockey — choisissent l’équipement, remplissent les formulaires et paient selon un système d’honneur. Les bénévoles vont ensuite tout désinfecter. 

Cette popularité pourrait être salvatrice pour le club dont la vitalité financière repose sur des activités de financement. «Normalement, on fait des soupers chili avec des randonnées, des soupers spaghetti, décrit la skieuse bénévole. Ça nous rapportait de l’argent. Ce n’est que l’argent des membres qui nous fait vivre.»

Maintien des ventes à Hearst

Si les ventes d’équipement de sport extérieur connaissent une hausse marquée au pays, elles semblent plutôt se maintenir à Hearst. Chez Le Bottier Chico Jeans, où l’on vend de l’équipement de ski de fond, de raquette et de fatbike, le propriétaire Jean Vachon se dit satisfait de la saison. «Il faut comprendre qu’en temps de pandémie, des hausses, il n’y en a pas», plaide-t-il.

En fait, il rapporte que l’engouement pour les sports d’hiver, la raquette en particulier, est marqué depuis une dizaine d’années. 

Au Bottier, on mise sur les ventes d’équipement de performance. «Les gens [de Hearst] sont quand même assez bien équipés. Ils veulent avoir une paire de raquettes pour taper le sentier et une autre plus étroite, pour plus tard dans la saison, quand les sentiers sont durcis. C’est cette deuxième vente qu’on fait», illustre le commerçant. Les sportifs achètent aussi des bâtons pour travailler leurs bras ou des vêtements qui respirent bien et ne retiennent pas l’humidité. «Le sport se raffine», explique-t-il.

Des pistes achalandées

Sylvie Gosselin restera-t-elle à Hearst en janvier prochain pour profiter pleinement du club? Ça reste à voir. «Pour le moment, j’enjoye ce que je fais», lance-t-elle. 

Elle profite du janvier doux et profitera du ski de printemps en mars-avril, comme elle a l’habitude de le faire. «J’ai hâte de voir l’orignal qui se promène dans nos pistes. Il y en a un qui se promène, mais on ne l’a jamais vu.»

Au club de ski de fond et de raquette de Hearst, il n’y a pas de rassemblements, que des amis qui se croisent dans les pistes. Et un orignal, précise Sylvie Gosselin.