Fauquier-Strickland souhaite raviver son centre sportif

Chris St-Pierre
Chris St-Pierre
Le conseil municipal de Fauquier-Strickland aimerait rester propriétaire de son complexe sportif.

Plusieurs municipalités situées dans le Corridor de la 11 cherchent un moyen de raviver leurs vieux établissements. Il y a quelques semaines, la municipalité de Val Rita-Harty a enfin conclu une entente avec un entrepreneur local pour faire de son ancienne église un centre de culture de cannabis médicinal. À Fauquier-Strickland, les élus se demandent maintenant ce qu’il en sera du centre sportif de la communauté. Le Voyageur s’est entretenu avec la mairesse Madeleine Tremblay pour en apprendre davantage.

Lors d’une réunion du conseil municipal de Fauquier-Strickland le 25 novembre, les élus ont convenu que ce serait idéal de rester propriétaire du complexe qui repose au 20, rue Doyon. Depuis presque sept ans, le site sert d’espace d’entreposage pour la municipalité. Les services d’incendies ont aussi utilisé les locaux à quelques reprises pour mener des pratiques. La mairesse est de l’avis que ce serait l’option la plus responsable. «On ne veut pas le vendre. Nous voulons essayer de faire quelque chose avec [le centre] pour le rentabiliser, mais on n’a rien trouvé encore», explique-t-elle.

À ce jour, l’édifice demeure sur pied et continue de recevoir de l’électricité et de l’eau. Ceci peut ouvrir la porte à certaines idées provenant des conseillers ou encore de possibles acheteurs. Le conseil municipal veut cependant s’assurer de recevoir un plan d’affaires complet s’il vend le centre sportif.


« L’appel d’offres va venir si quelqu’un vient nous voir avec un bon projet. On ne voit pas pourquoi on ne l’encouragerait pas. »
La mairesse Madeleine Tremblay

S’il y a une ouverture à faire affaire avec des entrepreneurs, le but premier demeure de trouver une nouvelle fonction pour le centre sportif.

Des exemples pour s’inspirer?

La municipalité de Fauquier-Strickland a du pain sur la planche si elle souhaite conserver le complexe. En réponse à une question sur les possibilités d’inspirations, Madeleine Tremblay a rejeté l’idée de faire de l’édifice un centre de culture de cannabis, semblable à ce qui a été fait avec les locaux de l’église Ste-Rita à Val Rita-Harty.

Elle explique qu’il faut plus d’espace pour que ce soit quelque chose d’envisageable. Mme Tremblay raconte que la municipalité a déjà vue une vente tombée à l’eau lorsque l’ancienne église devait passer à un nouveau propriétaire.

D’abord et avant tout, la communauté ne veut pas abandonner l’édifice, tout comme l’ont été les centaines de maisons et de bâtiments qui se trouvent sur le bord de l’autoroute 11.

Dans l’éventualité que la recherche nécessaire soit terminée à l’avance, le conseil municipal de Fauquier-Strickland abordera le sujet à nouveau ce mois-ci. Sinon, il faudra retourner à la table en janvier.