Un match entre les Canadiens de Rayside-Balfour et les Voodoos de Powassan en 2017
Un match entre les Canadiens de Rayside-Balfour et les Voodoos de Powassan en 2017

Évoluer au hockey à l’époque des masques et du désinfectant de mains

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Les joueurs qui auront décidé de prendre part à la saison 2020-2021 de la Ligue de hockey junior A du Nord de l’Ontario (NOJHL) n’oublieront jamais leur expérience. Que ce soit d’affronter un adversaire jusqu’à huit fois en un mois ou de s’adapter à une série de nouveaux règlements, ces athlètes font preuve de courage et de persévérance de manière à poursuivre leur rêve en période de pandémie.

Un attaquant des Canadiens de Rayside-Balfour, Jaxon Bédard, fait de son mieux dans cette situation difficile. Le jeune franco-ontarien de 17 ans se retrouve à quatre heures de sa ville natale de Mississauga et à fréquenter une nouvelle école pour progresser au hockey.

Élève de 12e année de l’École secondaire catholique Champlain, Jaxon a été repêché au neuvième tour par les Wolves de Sudbury de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL). Toutefois, il n’aurait pas pu prédire que son régime d’entrainement aurait tant changé 18 mois après avoir été sélectionné au 177e rang.


« La pandémie a complètement changé le jeu. Pour notre réchauffement, on a seulement le droit d’être dans l’aréna 30 minutes avant qu’on commence [le match] »
Jaxon Bédard
Jaxon Bédard

«Lorsqu’on joue ici à Chelmsford, l’équipe se réchauffe au gymnase [pas loin de l’aréna]. Par contre lorsqu’on est allé à Timmins, il fallait se réchauffer dehors dans des températures de -10oC. Ce n’était pas idéal», poursuit-il.

«Durant le match, il n’y a plus de contact physique. Ç’a vraiment enlevé l’aspect physique du jeu, mais je crois que les matchs se déroulent plus vite. De plus, il n’y a pas autant de personnes qui se blessent à cause des mises en échec.»

Les équipes actives de la NOJHL mènent leurs activités différemment. Il y a un an, elles revenaient du congé de Noël pour disputer la deuxième moitié de la saison régulière devant plusieurs centaines d’amateurs. Aujourd’hui, ces mêmes formations sont chanceuses de pouvoir accueillir un cinquième du nombre de spectateurs dans leur amphithéâtre.

«Je me suis habitué à jouer des matchs en avant de quelques centaines d’amateurs. En venant ici et en jouant en avant d’un maximum de 40 à 50 personnes, c’est vraiment différent», remarque-t-il.

«Habituellement, lorsque tu joues et tu fais quelque chose de bon [sur la patinoire], j’entends la foule applaudir. Ça te donne un sens de joie lorsque tu joues et te pousse à jouer mieux. Lorsqu’il n’y a personne, il n’y a pas cette [même] sensation.»